Message aux signatairesNon à la fermeture des masters études slaves Bordeaux Montaigne!

Perestroïka et glasnost

Pascale MELANIBordeaux, France
1 déc. 2021

Le 26 novembre dernier, nous avons donc rencontré des représentants de la direction de l'université: la vice-présidente CFVU Marie Mellac et le vice-président CA Nicolas Champ, accompagné du vice-président aux relations internationales (chargé de la partie formation) Antoine Ertlé. Le président Lionel Larré n'était pas présent.

Par la voix de la vice-présidente CFVU Marie Mellac et du vice-président CA Nicolas Champ, l’université nous a fait savoir qu'elle campait sur ses positions. La proposition est de créer un « groupe de travail » afin de réfléchir à l'avenir du Master en proposant certaines évolutions.

Bien entendu, il est toujours souhaitable de réfléchir à des améliorations, mais ce n'est pas la question.  

La fermeture rentrée 2022 empêche de rendre visibles les résultats des efforts déjà produits depuis trois ans. En effet, une perestroïka des formations en études slaves a déjà eu lieu, sous l’ancienne présidence. Elle a été mise en œuvre à la rentrée 2019, avec le soutien de Lionel Larré, alors directeur de l’UFR Langues et civilisations. Il s’agissait, notamment, d’améliorer l’articulation Licence – Master en construisant un parcours d’étude cohérent sur 5 années avec

  • Le passage de la licence LLCER Russe "simple" à une licence "Russe Trilangue"
  • La restructuration du master études slaves sous la forme d'un parcours "Monde russe et est-européen", à côté du double diplôme franco-russe.

Cette année 2021-2022, la première promotion de cette « nouvelle licence » va arriver à diplomation. Dès à présent, plusieurs étudiants nous ont fait savoir qu’ils étaient intéressés par une poursuite d’étude en master. On leur refuse cette possibilité, en pleine contradiction avec les engagements pris par l’université il y a trois ans. À leur légitime inquiétude, un des vice-présidents a répondu en conseillant de «prendre rendez-vous avec le vice-président étudiant».

L’autre question qui se pose est celle de la démocratie universitaire à Bordeaux Montaigne. Est-il normal que des mesures aussi graves que la fermeture d’un parcours de formation ne fassent l’objet d’aucune information préalable ni de discussion avec la composante? La forme est respectée (les décisions ont été validées par les conseils centraux – à deux voix près). Mais la brutalité de la décision et son manque de publicité posent problème. On aimerait un peu plus de glasnost !

Cette sentence nous semble absurde, préjudiciable aux étudiants et à l'université Bordeaux Montaigne. Elle est aussi moralement illégitime parce que fondée sur la dissimulation. Rappelons enfin que le conseil de l'UFR Langues et civilisations, plus proche des étudiants et du terrain, a voté contre les propositions de la présidence et a présenté une motion de protestation qui a été adoptée à l’unanimité.

Continuons de partager la pétition, de faire connaître notre revendication au droit d'exister. Merci à toutes et tous pour votre soutien.

Les enseignants et les étudiants du Département d'études slaves de l'université Bordeaux Montaigne
 

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