PÉTITION POUR DÉNONCER LE PROJET DE FERMETURE DU GRAND CAFÉ, CENTRE D'ART CONTEMPORAIN

PÉTITION POUR DÉNONCER LE PROJET DE FERMETURE DU GRAND CAFÉ, CENTRE D'ART CONTEMPORAIN

Signataires récents:
Thierry GATINEAU et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Cette pétition fait suite aux articles parus dans Le Monde, Libération, Beaux Arts, Les Inrocks, Le Quotidien de l’Art, The ArtNewspaper, France Culture, Projets média, Newstank, Unidivers, Ouest-France, Presse-Océan, Le Courrier vendéen, Saint-Nazaire News, Fun radio …et au communiqué de presse publié par la Ville de Saint-Nazaire.

Sans concertation avec les partenaires du Grand Café (le ministère de la Culture et le Département de Loire-Atlantique), sans discussion avec la direction du centre d’art, et sans vote du conseil municipal, le maire de Saint-Nazaire David Samzun (Divers Gauche) a confirmé son intention de mettre fin aux activités du Grand Café en avril 2027, au démarrage des travaux de rénovation du bâtiment prévus jusqu'en 2029.

Ce projet entrainerait la fermeture du centre d’art contemporain ainsi que la disparition d’un service public municipal : avant la fin de l’année, un « appel à manifestation d’intérêt » sera lancé par la Mairie pour confier le bâtiment à un porteur de projet privé, focalisé sur la photographie.

Après 30 années d’expositions saluées localement, nationalement et internationalement, la fermeture du Grand Café signe la disparition d’un centre d’art d’exception. Les élu·es de la Ville de Saint-Nazaire sont les premier·ères à le dire : le travail mené est excellent, la fréquentation est au rendez-vous, le centre d’art mène un travail de fond auprès des publics du territoire et l’expertise de l’équipe est saluée. Pourtant, c’est la fin annoncée de ce projet exigeant et généreux, engagé dans des missions d’intérêt général au service de la création, de la transmission et de l’accès à la culture. C’est aussi le licenciement d’une équipe de dix personnes et le chômage en perspective pour de nombreux·ses collaborateur·ices du centre d’art dont beaucoup d’artistes locaux.

Rappelons que le Grand Café, créé en 1997 est un acteur historique du paysage français de l’art contemporain. Il est également un des premiers lieux à recevoir, dès 2018, le label « CACIN » (centre d'art contemporain d'intérêt national), attribué par le ministère de la Culture. Cette distinction reconnaît tout à la fois l’excellence du projet artistique porté par l’établissement, son rayonnement national et international, son engagement auprès des publics et son ancrage territorial.

Il est aujourd’hui le dernier centre d’art contemporain labellisé de la région des Pays de la Loire et l’unique lieu de diffusion professionnel pour les arts visuels à Saint-Nazaire. Son implantation géographique en dehors de la métropole nantaise en fait un lieu ressource de proximité inestimable pour les habitant·es de ce bassin de vie.

Que révèle une telle décision en 2026 ? On invoque souvent les restrictions budgétaires dans de telles circonstances. Certes, la Mairie de Saint-Nazaire compte sans doute faire des économies, mais ce n’est pas ici l’argument mis en avant. Plus profondément, une telle attaque de l’art contemporain par une municipalité Divers Gauche est bien plus préoccupante pour l’avenir. Ce geste unilatéral de rupture semble s’inspirer des coupes franches que Christelle Morançais, (parti Horizons) présidente de la Région des Pays de la Loire, infligeait en novembre 2024 à toute une politique historique de soutien à la culture, au sport et au champ social. Cette volonté pointe un symptôme inquiétant : le manque de compréhension du travail des centres d’art contemporain, lieux de liberté, d’expérimentation, de débat et d’émancipation individuelle et collective, si précieux pour les publics et les artistes.

Pourquoi les élu·es de Saint-Nazaire désirent-ils·elles une culture plus « populaire », plus « fun », et plus Instagrammable, en invoquant les soi-disant souhaits de leurs administré·es ? La majorité municipale sait-elle par exemple que les expositions d’art contemporain organisées par Le Grand Café au LIFE dans la base sous-marine ont reçu plus de visiteurs.ses (jusqu’à 50 000 pour la dernière exposition en 2022) que les expositions sur le patrimoine qu’elle a initié et cela pour un budget nettement inférieur ? Sait-elle que la photographie fait partie de l’art contemporain ? Que par cette décision elle assèche l’accès à la diversité culturelle ? A-t-elle conscience qu’elle sape près de 30 années d'investissement collectif dans une politique publique engagée en faveur de l’accès à la culture pour tous·tes ? Pourtant, les chiffres sont là : le public ne s’est jamais détourné du Grand Café.

Au-delà de ce constat, c’est le soutien aux artistes et tout un écosystème fécond qui s’effondre encore un peu davantage dans les Pays de la Loire. Comment balayer le travail de longue haleine effectué par l’équipe dans les champs éducatif, social ou encore celui du soin, sans créer de nouvelles inégalités sur le territoire ? Quel avenir pour les étudiant·es de l’École des Beaux-arts Nantes Saint-Nazaire, récemment installée sur la ville, pour qui le Grand Café représente un vivier d'études irremplaçable ? Pourquoi priver demain la population d’un accès à une diversité d’expressions propre à l’art contemporain et se restreindre à la photographie ?


Cette pétition s’adresse à tous les publics : il est temps de dire que la culture que nous souhaitons, c’est précisément celle que le Grand Café défend.

Nous demandons :

  • Le maintien du Centre d’art contemporain d’intérêt national Le Grand Café ;
  • La recherche d’un autre lieu à Saint-Nazaire pour présenter la photographie.
     

NON à la disparition du centre d’art contemporain de la ville de Saint-Nazaire !

NON à la fermeture d’un service public !

NON au licenciement de l’équipe !

Photo : Marc Domage.

 

 

 

 

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Signataires récents:
Thierry GATINEAU et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Cette pétition fait suite aux articles parus dans Le Monde, Libération, Beaux Arts, Les Inrocks, Le Quotidien de l’Art, The ArtNewspaper, France Culture, Projets média, Newstank, Unidivers, Ouest-France, Presse-Océan, Le Courrier vendéen, Saint-Nazaire News, Fun radio …et au communiqué de presse publié par la Ville de Saint-Nazaire.

Sans concertation avec les partenaires du Grand Café (le ministère de la Culture et le Département de Loire-Atlantique), sans discussion avec la direction du centre d’art, et sans vote du conseil municipal, le maire de Saint-Nazaire David Samzun (Divers Gauche) a confirmé son intention de mettre fin aux activités du Grand Café en avril 2027, au démarrage des travaux de rénovation du bâtiment prévus jusqu'en 2029.

Ce projet entrainerait la fermeture du centre d’art contemporain ainsi que la disparition d’un service public municipal : avant la fin de l’année, un « appel à manifestation d’intérêt » sera lancé par la Mairie pour confier le bâtiment à un porteur de projet privé, focalisé sur la photographie.

Après 30 années d’expositions saluées localement, nationalement et internationalement, la fermeture du Grand Café signe la disparition d’un centre d’art d’exception. Les élu·es de la Ville de Saint-Nazaire sont les premier·ères à le dire : le travail mené est excellent, la fréquentation est au rendez-vous, le centre d’art mène un travail de fond auprès des publics du territoire et l’expertise de l’équipe est saluée. Pourtant, c’est la fin annoncée de ce projet exigeant et généreux, engagé dans des missions d’intérêt général au service de la création, de la transmission et de l’accès à la culture. C’est aussi le licenciement d’une équipe de dix personnes et le chômage en perspective pour de nombreux·ses collaborateur·ices du centre d’art dont beaucoup d’artistes locaux.

Rappelons que le Grand Café, créé en 1997 est un acteur historique du paysage français de l’art contemporain. Il est également un des premiers lieux à recevoir, dès 2018, le label « CACIN » (centre d'art contemporain d'intérêt national), attribué par le ministère de la Culture. Cette distinction reconnaît tout à la fois l’excellence du projet artistique porté par l’établissement, son rayonnement national et international, son engagement auprès des publics et son ancrage territorial.

Il est aujourd’hui le dernier centre d’art contemporain labellisé de la région des Pays de la Loire et l’unique lieu de diffusion professionnel pour les arts visuels à Saint-Nazaire. Son implantation géographique en dehors de la métropole nantaise en fait un lieu ressource de proximité inestimable pour les habitant·es de ce bassin de vie.

Que révèle une telle décision en 2026 ? On invoque souvent les restrictions budgétaires dans de telles circonstances. Certes, la Mairie de Saint-Nazaire compte sans doute faire des économies, mais ce n’est pas ici l’argument mis en avant. Plus profondément, une telle attaque de l’art contemporain par une municipalité Divers Gauche est bien plus préoccupante pour l’avenir. Ce geste unilatéral de rupture semble s’inspirer des coupes franches que Christelle Morançais, (parti Horizons) présidente de la Région des Pays de la Loire, infligeait en novembre 2024 à toute une politique historique de soutien à la culture, au sport et au champ social. Cette volonté pointe un symptôme inquiétant : le manque de compréhension du travail des centres d’art contemporain, lieux de liberté, d’expérimentation, de débat et d’émancipation individuelle et collective, si précieux pour les publics et les artistes.

Pourquoi les élu·es de Saint-Nazaire désirent-ils·elles une culture plus « populaire », plus « fun », et plus Instagrammable, en invoquant les soi-disant souhaits de leurs administré·es ? La majorité municipale sait-elle par exemple que les expositions d’art contemporain organisées par Le Grand Café au LIFE dans la base sous-marine ont reçu plus de visiteurs.ses (jusqu’à 50 000 pour la dernière exposition en 2022) que les expositions sur le patrimoine qu’elle a initié et cela pour un budget nettement inférieur ? Sait-elle que la photographie fait partie de l’art contemporain ? Que par cette décision elle assèche l’accès à la diversité culturelle ? A-t-elle conscience qu’elle sape près de 30 années d'investissement collectif dans une politique publique engagée en faveur de l’accès à la culture pour tous·tes ? Pourtant, les chiffres sont là : le public ne s’est jamais détourné du Grand Café.

Au-delà de ce constat, c’est le soutien aux artistes et tout un écosystème fécond qui s’effondre encore un peu davantage dans les Pays de la Loire. Comment balayer le travail de longue haleine effectué par l’équipe dans les champs éducatif, social ou encore celui du soin, sans créer de nouvelles inégalités sur le territoire ? Quel avenir pour les étudiant·es de l’École des Beaux-arts Nantes Saint-Nazaire, récemment installée sur la ville, pour qui le Grand Café représente un vivier d'études irremplaçable ? Pourquoi priver demain la population d’un accès à une diversité d’expressions propre à l’art contemporain et se restreindre à la photographie ?


Cette pétition s’adresse à tous les publics : il est temps de dire que la culture que nous souhaitons, c’est précisément celle que le Grand Café défend.

Nous demandons :

  • Le maintien du Centre d’art contemporain d’intérêt national Le Grand Café ;
  • La recherche d’un autre lieu à Saint-Nazaire pour présenter la photographie.
     

NON à la disparition du centre d’art contemporain de la ville de Saint-Nazaire !

NON à la fermeture d’un service public !

NON au licenciement de l’équipe !

Photo : Marc Domage.

 

 

 

 

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