An urgent call to save Antarctica: create a protected area - Domain 1


An urgent call to save Antarctica: create a protected area - Domain 1
Le problème
Version en français ci-dessous
We, scientists, activists, and sailors from the Under The Pole–Malizia Explorer expedition, joined by citizens across the globe, call on our governments to do everything possible to protect Antarctica and the Southern Ocean. This must begin with the establishment of a Marine Protected Area known as Domain 1, in the Western Antarctic Peninsula.
Antarctica is amongst our main allies against climate change: it is the biggest freshwater reserve on Earth, the Southern Ocean takes up 75% of the excess heat generated by human activity stored by the global ocean, and 40% of the carbon dioxide oceanic uptake caused by human induced CO2 emissions (1). Without this mitigating effect, the global climate system would already be far closer to irreversible tipping points.
In short, the wellbeing of Antarctica is essential for the entire planet. We cannot afford to lose it.
Above all, it is a territory whose sovereign claims have been frozen by the Antarctic Treaty, which designates it as a natural reserve devoted to peace and science. Governed through unprecedented international cooperation, it places a unique responsibility on humanity to act collectively and decisively, protecting a shared global heritage before irreversible damage is done.
Yet, human caused damage in the shape of over-concentration of krill fishing, overuse and exploitation (2), jeopardising its resilience. Meanwhile, the region is warming much faster than the rest of the world (3). These combined pressures risk destabilising ecosystems that are critical not only locally, but globally.
This is why we are joining forces to call on governments worldwide, in particular Members of the Commission for the Conservation of Antarctic Marine Resources (CCAMLR), to rise up and work towards the establishment of a marine protected area in one of the most biodiverse and fragile regions of Antarctica (4) : the Western Antarctic Peninsula; called Domain 1.
The proposal for the Domain 1 Marine Protected Area (MPA) was formally developed in 2018 by Chile and Argentina through a rigorous, science-led process under CCAMLR. It draws on more than 140 ecological data layers to identify areas critical for krill, predators, and wider ecosystems functioning around the Antarctic Peninsula.
The proposal focuses on protecting key foraging habitats for whales, seals, penguins, and seabirds, as well as important benthic and pelagic bioregions, including submarine canyons, cross-shelf valleys, and polynya margins. It directly addresses growing pressures from climate change, fishing, and rapidly expanding tourism in one of the fastest-warming regions on Earth. By safeguarding both biodiversity and the ecological processes that sustain it, the Domain 1 MPA would significantly strengthen the resilience of Antarctic Peninsula ecosystems in the face of accelerating environmental change.
The Antarctic Treaty came to reality decades ago, in 1959, from a shared vision. It did not emerge by chance, but because scientists, sailors, and civil society came together, raised their voice and demanded that this most remote place on Earth be protected. In the face of proposed mining activities, the mobilization of civil society and the scientific community played a decisive role in affirming that science and peace must take precedence over economic interests, ultimately leading to Antarctica’s protection as a natural reserve.
We call on governments, and particularly CCAMLR Members, to honour that legacy, and to be committed to this historical milestone. To stand against the growing industrial and commercial threats to Antarctica. And to demonstrate, through decisive action, proven scientific evidence that international cooperation for the protection of our planet is not only possible, but essential.
The protection of Antarctica is the protection of Earth’s future.

Nous, scientifiques, activistes et marins de l’expédition Under The Pole–Malizia Explorer, rejoints par des citoyennes et citoyens du monde entier, appelons nos gouvernements à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger l’Antarctique et l’océan Austral. Cela doit commencer par la création d’une aire marine protégée, connue sous le nom de Domain 1, dans la péninsule Antarctique occidentale.
L’Antarctique est l’un de nos principaux alliés face au changement climatique : il constitue la plus grande réserve d’eau douce de la planète ; l’océan Austral absorbe 75 % de l’excès de chaleur généré par les activités humaines et stocké dans l’océan mondial, ainsi que 40 % de l’absorption océanique du dioxyde de carbone issue des émissions de CO₂ d’origine humaine (1). Sans cet effet d’atténuation, le système climatique mondial serait déjà bien plus proche de points de bascule irréversibles.
En bref, le bon état de l’Antarctique est essentiel pour l’ensemble de la planète. Nous ne pouvons pas nous permettre de le perdre.
Surtout, c’est un territoire dont les revendications territoriales ont été gelées par le Traité sur l’Antarctique, qui en fait une réserve naturelle consacrée à la paix et à la science. Gouverné par une coopération internationale sans précédent, il confère à l’humanité une responsabilité unique : agir collectivement et de manière décisive pour protéger un patrimoine mondial commun avant que des dommages irréversibles ne surviennent.
Pourtant, les pressions d’origine humaine, notamment la surexploitation et la concentration excessive de la pêche au krill (2), compromettent sa résilience. Parallèlement, la région se réchauffe beaucoup plus rapidement que le reste du monde (3). Ces pressions combinées risquent de déstabiliser des écosystèmes essentiels, non seulement à l’échelle locale, mais aussi mondiale.
C’est pourquoi nous unissons nos forces pour appeler les gouvernements du monde entier, et en particulier les membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR), à se mobiliser et à œuvrer en faveur de la création d’une aire marine protégée dans l’une des régions les plus riches en biodiversité et les plus fragiles de l’Antarctique (4) : la péninsule Antarctique occidentale, connue sous le nom de Domain 1.
La proposition d’aire marine protégée Domain 1 a été formellement élaborée en 2018 par le Chili et l’Argentine, à l’issue d’un processus rigoureux, fondé sur la science, dans le cadre de la CCAMLR. Elle s’appuie sur plus de 140 couches de données écologiques afin d’identifier les zones essentielles au krill, aux prédateurs et au bon fonctionnement des écosystèmes autour de la péninsule Antarctique.
Cette proposition vise à protéger des habitats d’alimentation clés pour les baleines, les phoques, les manchots et les oiseaux marins, ainsi que d’importantes biorégions benthiques et pélagiques, incluant des canyons sous-marins, des vallées transversales du plateau continental et les marges des polynies. Elle répond directement aux pressions croissantes liées au changement climatique, à la pêche et à l’expansion rapide du tourisme dans l’une des régions qui se réchauffent le plus rapidement sur Terre. En protégeant à la fois la biodiversité et les processus écologiques qui la soutiennent, l’aire marine protégée Domain 1 renforcerait considérablement la résilience des écosystèmes de la péninsule Antarctique face à l’accélération des changements environnementaux.
Le Traité sur l’Antarctique est né il y a plusieurs décennies, en 1959, d’une vision commune. Il n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat de l’engagement de scientifiques, de marins et de la société civile qui ont uni leurs voix pour exiger que cet endroit parmi les plus reculés de la planète soit protégé. Face aux projets d’exploitation minière, la mobilisation de la société civile et de la communauté scientifique a joué un rôle déterminant pour affirmer que la science et la paix devaient primer sur les intérêts économiques, conduisant à la protection de l’Antarctique comme réserve naturelle.
Nous appelons les gouvernements, et en particulier les membres de la CCAMLR, à honorer cet héritage et à s’engager à la hauteur de ce moment historique. À s’opposer aux menaces industrielles et commerciales croissantes qui pèsent sur l’Antarctique. Et à démontrer, par des actions décisives fondées sur des preuves scientifiques solides, que la coopération internationale pour la protection de notre planète est non seulement possible, mais indispensable.
Protéger l’Antarctique, c’est protéger l’avenir de la Terre.
Under The Pole,
Malizia Explorer,
Mission Blue,
Sea Legacy,
Camille Etienne, activist,
Luisa Neubauer, activist,
Tamara Klink, sailor and activist,
Anne-Sophie Roux, activist,
Emmanuelle Périé-Bardout, co-founder and co-director of Under The Pole,
Ghislain Bardout, co-founder and co-director of Under The Pole,
Boris Herrmann, sailor, Malizia Explorer,
Oona Layolle, Malizia Explorer research sailing vessel operational and technical director,
Léa Olivier, researcher (AWI),
Lorenzo Bramanti, researcher (CNRS).

Photos : Franck Gazzola / UNDER THE POLE
(1) Frölicher, T. L., Sarmiento, J. L., Paynter, D. J., et al. (2015). Dominance of the Southern Ocean in anthropogenic carbon and heat uptake. Journal of Climate, 28(2), 862–886.
(2) Morley, S. A., Abele, D., Barnes, D. K. A., et al. (2020). Global drivers on Southern Ocean ecosystems: changing physical environments and anthropogenic pressures. Frontiers in Marine Science, 7, 547188.
(3) Clarke, A., Johnston, N. M., Murphy, E. J., et al. (2007). Climate change and the marine ecosystem of the western Antarctic Peninsula. Philosophical Transactions of the Royal Society B, 362(1477), 149–166.
(4) Carter, Zachary T., et al. "Emerging threats to Antarctic conservation." Nature Ecology & Evolution 9.10 (2025): 1885-1896.

27 573
Le problème
Version en français ci-dessous
We, scientists, activists, and sailors from the Under The Pole–Malizia Explorer expedition, joined by citizens across the globe, call on our governments to do everything possible to protect Antarctica and the Southern Ocean. This must begin with the establishment of a Marine Protected Area known as Domain 1, in the Western Antarctic Peninsula.
Antarctica is amongst our main allies against climate change: it is the biggest freshwater reserve on Earth, the Southern Ocean takes up 75% of the excess heat generated by human activity stored by the global ocean, and 40% of the carbon dioxide oceanic uptake caused by human induced CO2 emissions (1). Without this mitigating effect, the global climate system would already be far closer to irreversible tipping points.
In short, the wellbeing of Antarctica is essential for the entire planet. We cannot afford to lose it.
Above all, it is a territory whose sovereign claims have been frozen by the Antarctic Treaty, which designates it as a natural reserve devoted to peace and science. Governed through unprecedented international cooperation, it places a unique responsibility on humanity to act collectively and decisively, protecting a shared global heritage before irreversible damage is done.
Yet, human caused damage in the shape of over-concentration of krill fishing, overuse and exploitation (2), jeopardising its resilience. Meanwhile, the region is warming much faster than the rest of the world (3). These combined pressures risk destabilising ecosystems that are critical not only locally, but globally.
This is why we are joining forces to call on governments worldwide, in particular Members of the Commission for the Conservation of Antarctic Marine Resources (CCAMLR), to rise up and work towards the establishment of a marine protected area in one of the most biodiverse and fragile regions of Antarctica (4) : the Western Antarctic Peninsula; called Domain 1.
The proposal for the Domain 1 Marine Protected Area (MPA) was formally developed in 2018 by Chile and Argentina through a rigorous, science-led process under CCAMLR. It draws on more than 140 ecological data layers to identify areas critical for krill, predators, and wider ecosystems functioning around the Antarctic Peninsula.
The proposal focuses on protecting key foraging habitats for whales, seals, penguins, and seabirds, as well as important benthic and pelagic bioregions, including submarine canyons, cross-shelf valleys, and polynya margins. It directly addresses growing pressures from climate change, fishing, and rapidly expanding tourism in one of the fastest-warming regions on Earth. By safeguarding both biodiversity and the ecological processes that sustain it, the Domain 1 MPA would significantly strengthen the resilience of Antarctic Peninsula ecosystems in the face of accelerating environmental change.
The Antarctic Treaty came to reality decades ago, in 1959, from a shared vision. It did not emerge by chance, but because scientists, sailors, and civil society came together, raised their voice and demanded that this most remote place on Earth be protected. In the face of proposed mining activities, the mobilization of civil society and the scientific community played a decisive role in affirming that science and peace must take precedence over economic interests, ultimately leading to Antarctica’s protection as a natural reserve.
We call on governments, and particularly CCAMLR Members, to honour that legacy, and to be committed to this historical milestone. To stand against the growing industrial and commercial threats to Antarctica. And to demonstrate, through decisive action, proven scientific evidence that international cooperation for the protection of our planet is not only possible, but essential.
The protection of Antarctica is the protection of Earth’s future.

Nous, scientifiques, activistes et marins de l’expédition Under The Pole–Malizia Explorer, rejoints par des citoyennes et citoyens du monde entier, appelons nos gouvernements à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger l’Antarctique et l’océan Austral. Cela doit commencer par la création d’une aire marine protégée, connue sous le nom de Domain 1, dans la péninsule Antarctique occidentale.
L’Antarctique est l’un de nos principaux alliés face au changement climatique : il constitue la plus grande réserve d’eau douce de la planète ; l’océan Austral absorbe 75 % de l’excès de chaleur généré par les activités humaines et stocké dans l’océan mondial, ainsi que 40 % de l’absorption océanique du dioxyde de carbone issue des émissions de CO₂ d’origine humaine (1). Sans cet effet d’atténuation, le système climatique mondial serait déjà bien plus proche de points de bascule irréversibles.
En bref, le bon état de l’Antarctique est essentiel pour l’ensemble de la planète. Nous ne pouvons pas nous permettre de le perdre.
Surtout, c’est un territoire dont les revendications territoriales ont été gelées par le Traité sur l’Antarctique, qui en fait une réserve naturelle consacrée à la paix et à la science. Gouverné par une coopération internationale sans précédent, il confère à l’humanité une responsabilité unique : agir collectivement et de manière décisive pour protéger un patrimoine mondial commun avant que des dommages irréversibles ne surviennent.
Pourtant, les pressions d’origine humaine, notamment la surexploitation et la concentration excessive de la pêche au krill (2), compromettent sa résilience. Parallèlement, la région se réchauffe beaucoup plus rapidement que le reste du monde (3). Ces pressions combinées risquent de déstabiliser des écosystèmes essentiels, non seulement à l’échelle locale, mais aussi mondiale.
C’est pourquoi nous unissons nos forces pour appeler les gouvernements du monde entier, et en particulier les membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR), à se mobiliser et à œuvrer en faveur de la création d’une aire marine protégée dans l’une des régions les plus riches en biodiversité et les plus fragiles de l’Antarctique (4) : la péninsule Antarctique occidentale, connue sous le nom de Domain 1.
La proposition d’aire marine protégée Domain 1 a été formellement élaborée en 2018 par le Chili et l’Argentine, à l’issue d’un processus rigoureux, fondé sur la science, dans le cadre de la CCAMLR. Elle s’appuie sur plus de 140 couches de données écologiques afin d’identifier les zones essentielles au krill, aux prédateurs et au bon fonctionnement des écosystèmes autour de la péninsule Antarctique.
Cette proposition vise à protéger des habitats d’alimentation clés pour les baleines, les phoques, les manchots et les oiseaux marins, ainsi que d’importantes biorégions benthiques et pélagiques, incluant des canyons sous-marins, des vallées transversales du plateau continental et les marges des polynies. Elle répond directement aux pressions croissantes liées au changement climatique, à la pêche et à l’expansion rapide du tourisme dans l’une des régions qui se réchauffent le plus rapidement sur Terre. En protégeant à la fois la biodiversité et les processus écologiques qui la soutiennent, l’aire marine protégée Domain 1 renforcerait considérablement la résilience des écosystèmes de la péninsule Antarctique face à l’accélération des changements environnementaux.
Le Traité sur l’Antarctique est né il y a plusieurs décennies, en 1959, d’une vision commune. Il n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat de l’engagement de scientifiques, de marins et de la société civile qui ont uni leurs voix pour exiger que cet endroit parmi les plus reculés de la planète soit protégé. Face aux projets d’exploitation minière, la mobilisation de la société civile et de la communauté scientifique a joué un rôle déterminant pour affirmer que la science et la paix devaient primer sur les intérêts économiques, conduisant à la protection de l’Antarctique comme réserve naturelle.
Nous appelons les gouvernements, et en particulier les membres de la CCAMLR, à honorer cet héritage et à s’engager à la hauteur de ce moment historique. À s’opposer aux menaces industrielles et commerciales croissantes qui pèsent sur l’Antarctique. Et à démontrer, par des actions décisives fondées sur des preuves scientifiques solides, que la coopération internationale pour la protection de notre planète est non seulement possible, mais indispensable.
Protéger l’Antarctique, c’est protéger l’avenir de la Terre.
Under The Pole,
Malizia Explorer,
Mission Blue,
Sea Legacy,
Camille Etienne, activist,
Luisa Neubauer, activist,
Tamara Klink, sailor and activist,
Anne-Sophie Roux, activist,
Emmanuelle Périé-Bardout, co-founder and co-director of Under The Pole,
Ghislain Bardout, co-founder and co-director of Under The Pole,
Boris Herrmann, sailor, Malizia Explorer,
Oona Layolle, Malizia Explorer research sailing vessel operational and technical director,
Léa Olivier, researcher (AWI),
Lorenzo Bramanti, researcher (CNRS).

Photos : Franck Gazzola / UNDER THE POLE
(1) Frölicher, T. L., Sarmiento, J. L., Paynter, D. J., et al. (2015). Dominance of the Southern Ocean in anthropogenic carbon and heat uptake. Journal of Climate, 28(2), 862–886.
(2) Morley, S. A., Abele, D., Barnes, D. K. A., et al. (2020). Global drivers on Southern Ocean ecosystems: changing physical environments and anthropogenic pressures. Frontiers in Marine Science, 7, 547188.
(3) Clarke, A., Johnston, N. M., Murphy, E. J., et al. (2007). Climate change and the marine ecosystem of the western Antarctic Peninsula. Philosophical Transactions of the Royal Society B, 362(1477), 149–166.
(4) Carter, Zachary T., et al. "Emerging threats to Antarctic conservation." Nature Ecology & Evolution 9.10 (2025): 1885-1896.

27 573
Voix de signataires
Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 16 janvier 2026