Votez la proposition de loi visant à abolir le système prostitutionnel

Le problème

Je me présente : Rosen Hicher, 57 ans, ancienne prostituée, survivante, je suis maman de six enfants et mamie de six petits-enfants. Tombée dans la prostitution suite a la perte de mon emploi en mars 1988, je me suis prostituée pendant 22 longues années.

J'en suis sortie et je milite depuis en faveur de l'abolition du système prostitutionnel et de la pénalisation des clients.

La proposition de loi visant à abolir le système prostitutionnel, débattue et votée à l'Assemblée Nationale, en décembre 2013 est depuis enterrée au Sénat. Pour demander aux Sénateurs d'agir enfin et de voter ce texte, j'ai marché pour l'abolition à travers toute la France et je lance cette pétition. J'ai aujourd'hui besoin de votre soutien.

Merci de signer et de diffuser mon appel.

J'ai pu rencontrer beaucoup de femmes prostituées pendant ses 22 années ; toutes ont vécu de vilaines choses, comme moi.

Aujourd'hui, je parle avec de nombreuses filles, femmes et hommes prostitué(es) ou sorti(es) de la prostitution et je revis à chaque fois les mêmes expériences et problèmes. Nous avons toutes vécu la prostitution comme une terrible violence sexuelle, même s'il est difficile de le dire tellement nous vivons dans la discrimination, le stigmate et la honte.

Avec l'arrivée d'Internet dans les foyers, beaucoup de femmes s'adonnent à la prostitution de manière ponctuelle, en "amatrices", sans connaissance des risques qu'elles courent et font courir à leurs partenaires et clients. Sans protection, pour la plupart, elles s'imaginent qu'elles ne seront jamais malades ! Beaucoup le sont déjà sans le savoir, et elles sont vecteurs de ces maladies sexuellement transmissibles qui existent toujours et se développent d'autant mieux qu'elles sont "ignorées" et négligées. Ces femmes sont en danger, dans l'inconscience qu'elles ont de certaines réalités.

Il faut le savoir : les relations non protégées se multiplient, du fait d'une concurrence de plus en plus inhumaine, parmi ces jeunes femmes victimes de réseaux, et que nous n'avons pas le droit d'ignorer et de "laisser derrière nous" ! Nous, prostituées "traditionnelles", sommes déjà des victimes ; nous vivons, souvent sans le dire, de multiples violences au quotidien : Viols, agressions, abus divers, insultes, coups et blessures... J'en ai été victime, comme toute prostituée. Or, dans des situations bien pires que les notres, ces jeunes filles et femmes sont doublement victimes : souvent étrangères en situation irrégulière, prises dans des réseaux immondes dont elles sont les proies, sans aucun moyen de s'en défendre...

Quant à l'égalité des genres, où est-elle ? Devons-nous laisser aux hommes le droit de nous acheter ? Devons-nous laisser aux hommes le droit de faire ce qu'ils veulent de nous parce qu'ils nous paient et que nous avons besoin de cet argent ?

J'ai quatre fils et deux filles : je ne voudrais pas que mes filles s'adonnent à la prostitution ; pas davantage que mes fils gardent le droit d'acheter des femmes.

Un client m'a révélé un jour tourner autour des lycées, à la recherche de jeunes filles acceptant de le "soulager" contre un billet de banque. Et il en trouvait !

Quand j'entends certains dire qu'il faut laisser aux femmes le "droit de se vendre", je crois qu'ils ne comprennent pas qu'en fait nous donnons l'autorisation aux hommes de toutes nous acheter, n'importe quelle femme, toutes les femmes. Il faut que ça cesse !

Il nous faut tenter d'obtenir un monde meilleur, dans lequel plus aucune ne serait "à acheter", où plus aucun homme ne trouverait à "violer", abuser, et meurtrir, les femmes. Car il faut le savoir : chaque relation tarifée est un viol. 

Il nous faut avancer et abolir cette prostitution. Et cela passe par une vraie politique pour venir en aide aux personnes prostituées, pour protéger les victimes et pour offrir des possibilités de s'en sortir et de se reconstruire. Cela passe aussi par la condamnation des clients sans aucun scrupule, qui achètent des corps, et des âmes, comme des objets, pour assouvir leurs pulsions les plus méprisables, leurs perversions les plus honteuses.

Ce n'est qu'à cette condition qu'on pourra voir la prostitution reculer en France et donc le nombre de victimes diminuer.

Je compte sur vous pour entendre ce message.

Rosen

Victoire confirmée
Cette pétition a abouti avec 29 934 signatures !

Le problème

Je me présente : Rosen Hicher, 57 ans, ancienne prostituée, survivante, je suis maman de six enfants et mamie de six petits-enfants. Tombée dans la prostitution suite a la perte de mon emploi en mars 1988, je me suis prostituée pendant 22 longues années.

J'en suis sortie et je milite depuis en faveur de l'abolition du système prostitutionnel et de la pénalisation des clients.

La proposition de loi visant à abolir le système prostitutionnel, débattue et votée à l'Assemblée Nationale, en décembre 2013 est depuis enterrée au Sénat. Pour demander aux Sénateurs d'agir enfin et de voter ce texte, j'ai marché pour l'abolition à travers toute la France et je lance cette pétition. J'ai aujourd'hui besoin de votre soutien.

Merci de signer et de diffuser mon appel.

J'ai pu rencontrer beaucoup de femmes prostituées pendant ses 22 années ; toutes ont vécu de vilaines choses, comme moi.

Aujourd'hui, je parle avec de nombreuses filles, femmes et hommes prostitué(es) ou sorti(es) de la prostitution et je revis à chaque fois les mêmes expériences et problèmes. Nous avons toutes vécu la prostitution comme une terrible violence sexuelle, même s'il est difficile de le dire tellement nous vivons dans la discrimination, le stigmate et la honte.

Avec l'arrivée d'Internet dans les foyers, beaucoup de femmes s'adonnent à la prostitution de manière ponctuelle, en "amatrices", sans connaissance des risques qu'elles courent et font courir à leurs partenaires et clients. Sans protection, pour la plupart, elles s'imaginent qu'elles ne seront jamais malades ! Beaucoup le sont déjà sans le savoir, et elles sont vecteurs de ces maladies sexuellement transmissibles qui existent toujours et se développent d'autant mieux qu'elles sont "ignorées" et négligées. Ces femmes sont en danger, dans l'inconscience qu'elles ont de certaines réalités.

Il faut le savoir : les relations non protégées se multiplient, du fait d'une concurrence de plus en plus inhumaine, parmi ces jeunes femmes victimes de réseaux, et que nous n'avons pas le droit d'ignorer et de "laisser derrière nous" ! Nous, prostituées "traditionnelles", sommes déjà des victimes ; nous vivons, souvent sans le dire, de multiples violences au quotidien : Viols, agressions, abus divers, insultes, coups et blessures... J'en ai été victime, comme toute prostituée. Or, dans des situations bien pires que les notres, ces jeunes filles et femmes sont doublement victimes : souvent étrangères en situation irrégulière, prises dans des réseaux immondes dont elles sont les proies, sans aucun moyen de s'en défendre...

Quant à l'égalité des genres, où est-elle ? Devons-nous laisser aux hommes le droit de nous acheter ? Devons-nous laisser aux hommes le droit de faire ce qu'ils veulent de nous parce qu'ils nous paient et que nous avons besoin de cet argent ?

J'ai quatre fils et deux filles : je ne voudrais pas que mes filles s'adonnent à la prostitution ; pas davantage que mes fils gardent le droit d'acheter des femmes.

Un client m'a révélé un jour tourner autour des lycées, à la recherche de jeunes filles acceptant de le "soulager" contre un billet de banque. Et il en trouvait !

Quand j'entends certains dire qu'il faut laisser aux femmes le "droit de se vendre", je crois qu'ils ne comprennent pas qu'en fait nous donnons l'autorisation aux hommes de toutes nous acheter, n'importe quelle femme, toutes les femmes. Il faut que ça cesse !

Il nous faut tenter d'obtenir un monde meilleur, dans lequel plus aucune ne serait "à acheter", où plus aucun homme ne trouverait à "violer", abuser, et meurtrir, les femmes. Car il faut le savoir : chaque relation tarifée est un viol. 

Il nous faut avancer et abolir cette prostitution. Et cela passe par une vraie politique pour venir en aide aux personnes prostituées, pour protéger les victimes et pour offrir des possibilités de s'en sortir et de se reconstruire. Cela passe aussi par la condamnation des clients sans aucun scrupule, qui achètent des corps, et des âmes, comme des objets, pour assouvir leurs pulsions les plus méprisables, leurs perversions les plus honteuses.

Ce n'est qu'à cette condition qu'on pourra voir la prostitution reculer en France et donc le nombre de victimes diminuer.

Je compte sur vous pour entendre ce message.

Rosen

Les décisionnaires

Chantal Jouanno
Présidente de la Commission nationale du débat public.
Répondu
Chère Rosen Hicher, Je salue votre courage, et admire votre détermination à poursuivre la lutte contre la prostitution. Votre témoignage de la violence du système prostitutionnel est un miroir qui devrait mettre les législateurs face à leurs responsabilités. J’ai signé votre appel et votre pétition. Vous connaissez mon attachement à défendre la position abolitionniste de la France. L’examen prochain du texte par le Sénat, les 30 et 31 mars prochains, devrait être l’occasion d’avancer dans cette voie. Il y a une nécessité absolue de traiter de la question de la prostitution de façon globale et cohérente avec nos principes fondamentaux d’égalité et de respect de la dignité de la personne humaine. La pénalisation du recours à la prostitution est cohérente avec nos principes. Je porterai un amendement en ce sens. Il faut également envisager un investissement des pouvoirs publics sur le volet social et sanitaire en faveur de la personne prostituée et une détermination sans faille pour lutter contre les réseaux de traite. Tout comme vous, mon souhait est que la classe politique avance et se donne les moyens d’une véritable lutte pour abolir la prostitution. Votre pétition a porté se fruits puisque le texte a été mis à l’ordre du jour du Sénat. Je veux la prolonger en mobilisant la société civile pour la responsabilité pénale des clients de prostitués : www.change.org/PenalisationProstitution Chantal Jouanno Sénatrice
Sénateurs-trices
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Sénat

Mises à jour sur la pétition