Pour une réforme des études de paysagiste permettant de développer un cursus ouvert sur l'enseignement supérieur français et européen et répondant aux enjeux contemporains du paysage


Pour une réforme des études de paysagiste permettant de développer un cursus ouvert sur l'enseignement supérieur français et européen et répondant aux enjeux contemporains du paysage
Le problème
Depuis plus de 10 ans, de nombreuses parties prenantes aux négociations relatives à la réforme des études de paysagiste, ont défendu l’idée que cette réforme devait être l'occasion d'un renforcement de la formation et de son intégration dans l’enseignement supérieur français et européen.
A l'heure où le paysage devient un outil privilégié pour mettre en œuvre dans un cadre démocratique une gestion environnementale des territoires; à l’heure aussi où le paysage devient, selon la voie tracée par la Convention européenne, le support privilégié de la participation des citoyens aux décisions concernant leur cadre de vie ; à l’heure enfin de la relance, par Ségolène Royal, de la politique du paysage, dont la réforme des études de paysagistes est présentée comme l’une des dimensions, il faut donner aux écoles les moyens de créer des espaces pédagogiques ouverts, délivrant un enseignement articulable à des disciplines voisines (architecture, urbanisme, géographie, …), où la profession de paysagiste se réinvente sans cesse en s’appuyant sur la recherche et l’expérimentation.
Il s'agirait d'offrir aux étudiants des possibilités de parcours qui permettent à la profession de devenir ce qu’elle doit aujourd’hui être : une mosaïque de compétences plurielles et colorées, unies autour d’un même objet, mais adaptables à la diversité des attentes sociétales et des pratiques professionnelles dans le domaine du paysage.
Or, les textes actuels encadrant le futur diplôme isolent la formation des paysagistes en l’enfermant dans un système complexe et obsolète d’évaluation par concours (trois pour une seule formation !) et dans un cursus à la temporalité très spécifique: une structure en 2 + 3 contradictoire avec celles (en 3 + 2) qui est largement privilégiée par les formations universitaires françaises et européennes.
Nous demandons ainsi par cette pétition adressée aux trois ministères de tutelle des écoles françaises de paysage de permettre cette insertion dans le système européen LMD, notamment via :
- la possibilité pour les étudiants de suivre, durant 5 années, un cursus formant un tout pédagogique lié, au sein duquel la sélection ne se ferait pas sur des concours formant obstacles (notamment dans les ENSAP) à l’échange interdisciplinaire entre formations et aux logiques de parcours conduisant à des certifications et bi-diplomations ;
- la garantie d’une évolution à terme vers un cursus de type 3/5/8 construit sur le modèle aujourd’hui dominant dans l’enseignement supérieur et logiquement adopté par le Ministère de la Culture et de la Communication pour la formation des architectes ;
- la création d’un niveau licence pour les établissements qui le souhaitent, offrant aux étudiants la possibilité de suivre un cursus de licence bidsiciplinaire, permettant une réorientation en cours d’étude et une ouverture à d’autres disciplines et spécialités.
Nous demandons par ailleurs aux ministères la présence d’une représentation enseignante et étudiante au moment de la rédaction définitive du texte des décrets et arrêtés, ainsi que leur soumission préalable aux instances représentatives des établissements concernés.
--------- For our international supporters --------
In favor of a reform of the landscape architecture training to allow the development of a curriculum that matches the French and European higher educational system and answer the contemporary issues of landscape architecture.
A great number of teachers, professionals, institutions and students have participated, over the past 10 years, to negotiations in order to reform the studies of landscape architecture. We have promoted the idea that this reform should be an opportunity to strengthen the training and our integration to the French and European higher education system.
At a time when landscape is becoming a privileged tool to promote, within a democratic process, an environmental management of the territories; At a time also when landscape is becoming a privileged medium for citizens participation to the decision making process regarding their living environment, following the way opened by the European Convention; At a time when the Minister of ecology and Energy Ségolène Royal has finally triggered a revival in landscape policies, which shows the reform concerning the curriculum as one of its components; It is essential to allow our schools to create open pedagogical spaces, delivering a teaching that can match the similar domains (architecture, urbanism, geography,….) where our profession reinvents itself continually relying on research and experimentation.
We would like to offer our students opportunities in their studies to allow our profession to become what it should be today: a mosaic of plural and colorful talents, gathered around one same purpose but adaptable to the great diversity of our society expectations and to professional practices in the field of landscape.
Yet, the current legislation organizing the future certification isolates the landscape architecture training by shelving it into a complex and dated evaluation process through competitive examinations (3 in total) and into a curriculum with its own time structure: 2 year + 3 year frame in total contradiction with the 3 year+2 year frame that is commonly adopted by the French and European higher educational system.
We ask through this petition addressed to the 3 trusteeship ministries of the French Landscape Architecture Schools to allow us to fit into the LMD European system:
- By giving the possibility to the students to follow a 5 year course forming an educational entity, in which the selection would not be made through competitive examinations, which make it impossible to have interdisciplinary exchanges between curriculum, and that allow them to get certifications and dual-graduation.
- By eventually guaranteeing the evolution towards a 3/5/8 type course built on the main model in higher education that was logically adopted by the Ministry of Culture and Communication for the architecture curriculum.
- By creating, for the schools who request it, a 3 year diploma that would allow the students to follow a dual-course in order to have the possibility to transfer to another domain or special field.
We also ask the ministries that teachers and students representatives be present for the final drafting of the decrees and orders and that these should be submitted beforehand to the representative of the schools involved.
Le problème
Depuis plus de 10 ans, de nombreuses parties prenantes aux négociations relatives à la réforme des études de paysagiste, ont défendu l’idée que cette réforme devait être l'occasion d'un renforcement de la formation et de son intégration dans l’enseignement supérieur français et européen.
A l'heure où le paysage devient un outil privilégié pour mettre en œuvre dans un cadre démocratique une gestion environnementale des territoires; à l’heure aussi où le paysage devient, selon la voie tracée par la Convention européenne, le support privilégié de la participation des citoyens aux décisions concernant leur cadre de vie ; à l’heure enfin de la relance, par Ségolène Royal, de la politique du paysage, dont la réforme des études de paysagistes est présentée comme l’une des dimensions, il faut donner aux écoles les moyens de créer des espaces pédagogiques ouverts, délivrant un enseignement articulable à des disciplines voisines (architecture, urbanisme, géographie, …), où la profession de paysagiste se réinvente sans cesse en s’appuyant sur la recherche et l’expérimentation.
Il s'agirait d'offrir aux étudiants des possibilités de parcours qui permettent à la profession de devenir ce qu’elle doit aujourd’hui être : une mosaïque de compétences plurielles et colorées, unies autour d’un même objet, mais adaptables à la diversité des attentes sociétales et des pratiques professionnelles dans le domaine du paysage.
Or, les textes actuels encadrant le futur diplôme isolent la formation des paysagistes en l’enfermant dans un système complexe et obsolète d’évaluation par concours (trois pour une seule formation !) et dans un cursus à la temporalité très spécifique: une structure en 2 + 3 contradictoire avec celles (en 3 + 2) qui est largement privilégiée par les formations universitaires françaises et européennes.
Nous demandons ainsi par cette pétition adressée aux trois ministères de tutelle des écoles françaises de paysage de permettre cette insertion dans le système européen LMD, notamment via :
- la possibilité pour les étudiants de suivre, durant 5 années, un cursus formant un tout pédagogique lié, au sein duquel la sélection ne se ferait pas sur des concours formant obstacles (notamment dans les ENSAP) à l’échange interdisciplinaire entre formations et aux logiques de parcours conduisant à des certifications et bi-diplomations ;
- la garantie d’une évolution à terme vers un cursus de type 3/5/8 construit sur le modèle aujourd’hui dominant dans l’enseignement supérieur et logiquement adopté par le Ministère de la Culture et de la Communication pour la formation des architectes ;
- la création d’un niveau licence pour les établissements qui le souhaitent, offrant aux étudiants la possibilité de suivre un cursus de licence bidsiciplinaire, permettant une réorientation en cours d’étude et une ouverture à d’autres disciplines et spécialités.
Nous demandons par ailleurs aux ministères la présence d’une représentation enseignante et étudiante au moment de la rédaction définitive du texte des décrets et arrêtés, ainsi que leur soumission préalable aux instances représentatives des établissements concernés.
--------- For our international supporters --------
In favor of a reform of the landscape architecture training to allow the development of a curriculum that matches the French and European higher educational system and answer the contemporary issues of landscape architecture.
A great number of teachers, professionals, institutions and students have participated, over the past 10 years, to negotiations in order to reform the studies of landscape architecture. We have promoted the idea that this reform should be an opportunity to strengthen the training and our integration to the French and European higher education system.
At a time when landscape is becoming a privileged tool to promote, within a democratic process, an environmental management of the territories; At a time also when landscape is becoming a privileged medium for citizens participation to the decision making process regarding their living environment, following the way opened by the European Convention; At a time when the Minister of ecology and Energy Ségolène Royal has finally triggered a revival in landscape policies, which shows the reform concerning the curriculum as one of its components; It is essential to allow our schools to create open pedagogical spaces, delivering a teaching that can match the similar domains (architecture, urbanism, geography,….) where our profession reinvents itself continually relying on research and experimentation.
We would like to offer our students opportunities in their studies to allow our profession to become what it should be today: a mosaic of plural and colorful talents, gathered around one same purpose but adaptable to the great diversity of our society expectations and to professional practices in the field of landscape.
Yet, the current legislation organizing the future certification isolates the landscape architecture training by shelving it into a complex and dated evaluation process through competitive examinations (3 in total) and into a curriculum with its own time structure: 2 year + 3 year frame in total contradiction with the 3 year+2 year frame that is commonly adopted by the French and European higher educational system.
We ask through this petition addressed to the 3 trusteeship ministries of the French Landscape Architecture Schools to allow us to fit into the LMD European system:
- By giving the possibility to the students to follow a 5 year course forming an educational entity, in which the selection would not be made through competitive examinations, which make it impossible to have interdisciplinary exchanges between curriculum, and that allow them to get certifications and dual-graduation.
- By eventually guaranteeing the evolution towards a 3/5/8 type course built on the main model in higher education that was logically adopted by the Ministry of Culture and Communication for the architecture curriculum.
- By creating, for the schools who request it, a 3 year diploma that would allow the students to follow a dual-course in order to have the possibility to transfer to another domain or special field.
We also ask the ministries that teachers and students representatives be present for the final drafting of the decrees and orders and that these should be submitted beforehand to the representative of the schools involved.
Pétition fermée
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Les décisionnaires
Pétition lancée le 25 novembre 2014