Topic

sdf

13 petitions

Update posted 1 week ago

Petition to Jacques Mézard, Gérard Collomb, Julien Denormandie

SDF : mis à l’abri durant l’hiver, expulsés à l'arrivée de l'été ?

Ils et elles ont été mis à l'abri du froid cet hiver, d'autres depuis plusieurs années, mais avec les beaux jours, ils et elles se retrouvent sans solution pérenne d'hébergement. Des familles, mères célibataires, personnes âgées seules ou en couples, tous sans domicile-fixe ayant été tirés de la rue pourraient s’y retrouver de nouveau. Entre mars et fin juin 2018, 2816 personnes hébergées sur Paris voient leur centre d’accueil fermer sans propositions sérieuses d'hébergement suite à la fin du plan hivernal et des fermetures de centres normalement pérennes.Le président E. Macron annonçait fin juillet 2017 à Orléans qu'il ne voulait plus « avoir des femmes et des hommes [dormant] dans les rues, dans les bois » d'ici à la fin de l'année. Force est de constater l’échec de cette promesse et pire encore, l’aggravation de la situation que nous constatons, nous acteurs de terrain, travailleurs sociaux et personnes hébergées réunies pour vous adresser ce message. Nous nous sommes réunis en un collectif solidaire nommé "Sans Toit Pas Sans Nous" pour réagir face à la menace imminente des expulsions à l'arrivée de l'été et soutenir les personnes hébergées au Grands Voisins à Paris. Fin de l'hiver, fin des crédits pour l'hébergement ? Quand vient l’hiver et le grand froid, tous les services de l’État se mettent en branle pour ne laisser personne mourir sur les trottoirs parisiens, cela ferait mauvais genre devant les médias et l’opinion attentifs. Mais lorsque les beaux jours reviennent, ces mêmes services expulsent et malmènent celles et ceux que le Samu social et les associations ont recueillis durant l’hiver. Aujourd'hui, ces services centralisés par les préfectures ne proposent pas (ou pas suffisamment) de solutions de relogement pérenne car il faut faire des économies nous dit-on. Les coupes budgétaires atteignent 38 millions d’euros (9% du budget) pour la seule Île-de-France  dans le secteur de l’hébergement d’urgence sur l’année 2018. Les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), qui accueillent 43 000 personnes sans domicile pour des périodes de plusieurs mois ou années, sont priés de faire 53 millions d'euros d'économie en 4 ans, dont 20 millions dès 2018. Ces coupes budgétaires ont pour conséquence directe de menacer la qualité de l’accueil et de l’accompagnement. Dans le même temps, le gouvernement n’engage aucune action permettant l’utilisation des multiples bâtiments publics vacants (Hôpitaux désaffectés, caserne, etc) dans la région. Et combien de logement et bureaux vides à Paris ?Engagés pour un toit pour tousNous, citoyens engagés, qui travaillons avec ces publics et partageons la vie des centres d’hébergement, demandons une réaction rapide permettant à ces milliers de personnes d’avoir, encore demain, un toit et une insertion sociale possible.Nous formulons trois demandes urgentes pour lesquels nous demandons le soutien des citoyens par cette pétition : Garantir le respect de la loi : Le collectif réclame le respect du code de l’action sociale et des familles (articles L345-2-2 et L345-2-3) qui oblige les pouvoirs publics à « proposer des solutions d’hébergement adaptées à la situation de chacun » dans les meilleurs délais. Ce-ci est la responsabilité de Jacques Mézard, Ministre de la Cohésion des territoires et de Julien Denormandie, secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, mais aussi de Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, dont les préfets peuvent faire ouvrir des bâtiments publics inoccupés. Revenir à un niveau de financement des centres d’hébergement acceptable : Les coupes budgétaires annoncées réduisent les chances de réinsertion sociale et professionnelle des personnes les plus fragiles. Nous demandons de  revaloriser en urgence le financement des centres d’hébergement et CHRS afin d’assurer la pérennité de leurs missions de mise à l’abri et d’accompagnement vers l’insertion sociale. Faciliter l’accès aux espaces vacants : Pour rappel, l’Atelier Parisien d’Urbanisme recense en 2017, 205000 logements inoccupés à Paris - sans compter les bureaux, équipements, hôpitaux, casernes… Une expérience comme celle des "Grands Voisins" est la preuve, depuis 2015, que l’accueil de personnes vulnérables en centre-ville, couplé avec des activités associatives et artistiques, est générateur de nouvelles solidarités et d'une attractivité de quartier favorisant l'économie locale. Ces dispositifs innovants doivent être étendus par le gouvernement comme une solution à dupliquer dans les espaces vacants afin de réduire l’urgence sociale actuelle tout en favorisant des expériences urbaines innovantes et durables. Collectif solidaire "Sans Toit, Pas sans Nous" Sur les réseaux sociaux : #UnToitPourTous

Pierre MACHEMIE
62,183 supporters
Started 3 months ago

Petition to Martine Aubry

Laissez-les faire la manche dans les couloirs du métro (Lille)

Ils sont nombreux à faire la manche dans les couloirs du métro, à Lille Flandres notamment. Invisibles aux yeux des passants, bien souvent, ils n'interpellent personne, prennent juste les pièces qu'on leur donne. Pourtant, de manière quasi quotidienne, Transpole s'octroie le droit de verbaliser des personnes SDF qui souhaitent juste rester au chaud (ou à l'ombre en été) pendant qu'ils font la manche. Ils poussent dehors des hommes et des femmes dont le lieu habituel de manche n'est pas la rue, avec des conséquences lourdes sont leur quotidien : risque de conflits avec d'autres SDF, perte des "donateurs" habituels, voire problèmes de santé. Au delà de l'iniquité du geste, c'est aussi son absurdité qui frappe. Est-il censé de donner à une personne sans revenu, vivant à la rue, des amendes de 200€ qu'il ou elle ne pourra jamais payer ? Et ce tous les jours ? Est-il normal de s'en prendre à celles et ceux qui se taisent pour tenter de survivre, en fermant les yeux sur les bagarres, le harcèlement voire les agressions sexuelles et les trafics, bien plus nombreux dans les couloirs du métro ? Pour cette raison, nous avons décidé de lancer cette pétition, que nous présenterons à l'agence Transpole et à la mairie de Lille. Nous voulons que les personnes sans abri puissent faire la manche dans les couloirs du métro sans être mis dehors, si ils respectent comme tou-te-s les usager-e-s les règles de base : ne pas être en plein milieu d'un passage, ne pas interpeler les passant-e-s de manière agressive... Règles qu'ils respectent, pour la plupart. Nous demandons que les agent-e-s Transpole se focalisent sur les réels problèmes, ceux liés l'insécurité dans les transports, plutôt que de s'en prendre, en groupe, à des personnes qui ne font rien d'illégal. Pour cela, nous avons besoin de vos signatures.

Mathilde BERG
31,531 supporters
Update posted 4 months ago

Petition to Transpole, Damien Castelain Président de la MEL, Métropole européenne de Lille

Quand Transpole sanctionne les "sans abris" et les "maraudeurs" de Lille.

ÇA SE PASSE À LILLE... Hier, à Lille, l'association "une touche d'espoir" maraude dans le centre ville pour distribuer des repas aux sans abris. Ils croisent l'un deux devant la gare qui leur explique sa mésaventure. De nouvelles dispositions réglementaires s'appliqueraient dans les stations de métro. Ce sont souvent là que des sans abris se mettent à l'abri du froid ou mendient. Tout sans abri qui se trouverait dans cette situation à Lille peut désormais être sanctionné d'une amende pouvant aller jusqu'à 200 euros. Sans aucune incivilité, agression, sans aucun trouble à l'ordre public, le seul fait d'être assis au bas d'un escalator peut leur valoir cette sanction. L'un d'eux à déjà fini en garde à vue après avoir eu plusieurs de ces amendes. 200€ d'amende promis aux sans abris qui resteraient assis dans les stations ou les couloirs du métro....100€ d'amende promis aux maraudeurs qui serviraient des sans abris dans ces mêmes lieux.... Imaginons qu'un sans abri retrouve une situation et un emploi demain, il aura à assumer le recouvrement de ces sommes par la société "Transpole" ou le "Trésor Public". La promesse d'une difficulté accrue à sortir de sa précarité. La promesse qu'on prolongera sa pauvreté même s'il a les moyens d'en sortir. Chasse aux pauvres ? Ne pouvons nous pas aborder par une autre voie que la "coercition" et la "sanction" cette situation?  N'hésitez pas à envoyer un message sur la page de Transpole pour donner vos impressions sur cette situation : https://www.facebook.com/Transpole-115868071759830/ N'hésitez pas à nous soutenir, à diffuser cette information, à nous aider à faire bouger les lignes ❤ https://www.facebook.com/Une-touche-dEspoir-394855694017688/

Joe DABIT
1,562 supporters