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Update posted 3 days ago

Petition to Emmanuel Macron

Urgence humanitaire à GAZA: levée du BLOCUS ! #OpenGaza

URGENCE HUMANITAIRE A GAZA : LEVÉE DU BLOCUS ! Gaza vit une crise humanitaire sans précédent : près de 2 millions de civils enfermés dans une petite bande de terre de 40 km sur 10, privés d'électricité, d'eau potable et de médicaments, des enfants en train de mourir chaque jour, à cause d'un blocus inhumain qui dure depuis 10 ans ! Cela n'est pas acceptable, et nous demandons au gouvernement français d'intervenir pour obtenir la levée immédiate de ce siège immoral et illégal contre une population entière prise en otage. En raison de ce blocus imposé par Israël, 43 % de la population est condamnée au chômage et plus de 50 % des Palestiniens de Gaza dépendent exclusivement de l'aide humanitaire pour leurs besoins alimentaires de base. Quelque 200 médicaments considérés comme indispensables (antibiotiques, anti-inflammatoires, médicaments contre l'hypertension, le diabète, les chimiothérapies...) sont complètement introuvables depuis des mois. Des milliers d'adultes et d'enfants, dont les 321 atteints de mucoviscidose, sont en train de mourir dans l'attente de traitement, ou d'un transfert systématiquement refusé, atteste l’ONG israélienne de médecins “Physicians for Human Rights”.  Les infrastructures sont exsangues. La reconstruction des immeubles, écoles, hôpitaux, détruits par les bombardements israéliens de 2014 qui ont fait 2160 victimes, dont 570 enfants, sont au point mort, en raison du blocus qui empêche les matériaux d'entrer. Des pêcheurs sont chaque semaine blessés, voire tués, et la pêche est interdite par la puissance occupante dans les eaux de Gaza, au-delà de quelques miles, au mépris du droit maritime international.  La nouvelle réduction d'approvisionnement en électricité (seulement 2 à 3 H par jour !) a des conséquences particulièrement dramatiques. Après avoir détruit la principale centrale électrique de Gaza à l’été 2014, l’occupant israélien ne vend plus à Gaza que 10% de l’électricité dont elle a besoin. Et il empêche, avec la collaboration du régime égyptien, l'entrée de tout matériel, y compris celui qui pourrait permettre à Gaza d'accéder à des énergies renouvelables. Résultat : ·         La plupart des hôpitaux ont cessé d’opérer. Les bébés et les dialysés reliés à des appareils électriques meurent.
  ·         Les eaux d’égout ne peuvent plus être assainies faute d'essence et d'électricité. Le risque d'infections et d'épidémies inquiète.
 ·          95 % de l'eau n'est pas potable, selon l'OMS. ·         La pollution de l’air s'accroit avec la multiplication de générateurs fonctionnant au diesel, ainsi que les incendies liés à l'utilisation de bougies dans les foyers.
  Le journaliste israélien, Gideon LEVY, s’alarme : « Les habitants de Gaza sont les sujets d’une expérience : peuvent-ils survivre avec une heure d’électricité par jour ? Est-ce que 10 minutes ne suffiraient pas ? Et s’ils résistent en envoyant la moindre roquette, le signal sera lancé pour les bombarder à nouveau ».  
Nous ne pouvons pas nous rendre complices de cette barbarie. 
Nous exigeons la levée immédiate du blocus inhumain de Gaza, qui martyrise deux millions d'hommes, de femmes et d'enfants. 
Personne ne pourra dire "nous ne savions pas", et encore moins le gouvernement français, qui a jugé bon d'inviter le responsable en chef de ce crime.   PREMIERS SIGNATAIRES : Dominique Lesparre, (Maire de Bezons), Azzedine Taibi (Maire de Stains), Slimane Rabahallah (Maire adjoint de Saint-Denis), Christian Leduey (Président de Bezons West Bani Zaïd), Olivier Le Cour Grandmaison (historien et écrivain), Carole Sandrel (Enfant cachée pendant la guerre, dont les parents ont été exterminés), Alain Brossat (Philisophe et écrivain), Mgr Jacques Gaillot (Evêque de Partenia), Odile Tobner (historienne et auteure), Christine Delphy (Militante féministe et auteure), Jacques-Marie Bourget (Journaliste), Xavier Renou (Fondateur de « Désobéir » ), Fethi Chouder (Maire adjoint d’Aubervilliers) Jean-Claude Amara (Porte parole de Droits devant!!), Olivia Zémor (Présidente de CAPJPO-EuroPalestine).  *************************************** ENGLISH TEXT HUMANITARIAN DISASTER IN GAZA: THE SIEGE MUST BE LIFTED!  Gaza is undergoing an unprecedented humanitarian crisis: Nearly 2 million civilians encircled in a small strip of land 40 x 10 km, deprived of  electricity, drinkable water, medicines, with children dying everyday because of a siege that has been lasting for 10 years!  This cannot be tolerated. We ask our gouvernement to interfere in order to have this immoral and illegal siege against a whole population lifted immediately. Because of the blockade inflicted by Israel, 43% of the population is forced into unemployment and over 50% of the Gaza Palestinians depend exclusively on humanitarian aid for their basic needs. Some 200 medicines considered necessary (antibiotics, anti-inflammatories, medicines against hypertension and diabetes, chemotherapies…) have not been available for months. According to the Israeli NGO “Physicians for Human Rights”, thousands of adults and children, 321 of whom are suffering from cystic fibrosis, are dying while waiting for treatment or a transfer which is systematically refused.  The infrastructures are bled dry. The rebuilding of blocks of flats, schools and hospitals destroyed by the 2014 Israeli bombs which caused 2160 deaths - among which, that of 570 children – is at a stand-still because of the blockade which prevents the entry of building materials into the Strip. Every week, some fishermen are wounded, even killed, and fishing is forbidden in the Gaza waters by the Occupying Power, beyond only a few miles, in defiance of international maritime law.  The new reduction in electricity supply (only 2 or 3 hours aday)  has particularly dramatic consequences. After destroying the main electric power station in Gaza in the summer of 2014, the Israeli Occupier now only sells 10% of the necessary electricity. And it prevents, with the collaboration of the Egyptian regime, any entrance of equipments, including those which could enable Gaza to get access to renewable energies. Here is the result:  •   Most public hospitals have ceased to operate. Babies and dialysis patients linked to electrical apparatus are dying. •   Sewage cannot be treated any more for lack of fuel and electricity. The risk of infection and epidemics is worrying. •    95 % of the water is not drinkable, according to WHO.
 •   Air pollution is increasing because of the generators using diesel. So do fires related to the use of candles in houses.  The Israeli journalist, Gideon LEVY is alarmed: “The people of Gaza are subjected to a test: Can they survive with one hour of electricity per day? Would 10 minutes suffice? If they dare resist, sending a mere little rocket, it will be a signal for new bombings”.  We can’t be the accomplices of such barbarism. We demand the immediate lifting of the inhuman blockade of Gaza, which holds hostages two million men, women and children. Nobody will be able to say « We did not know ».       

marie M
176,120 supporters
Update posted 3 weeks ago

Petition to Bruno RETAILLEAU, Patrick KANNER, Hervé MARSEILLE, François PATRIAT, Jean-Claude REQUIER, Éliane ASSASSI, Claude MALHURET, Philippe ADNOT, Richard Ferrand, Christian Jacob, Marc Fesneau, Franck Riester, Jean-Luc Mélenchon, André Chassaigne, Olivier Faure, François de Rugy, Yaël Braun-Pive

Non au projet de loi Asile et Immigration !

Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Le candidat Macron le déclarait lors de sa campagne présidentielle : « Un homme ou une femme qui demande asile en France, qui met sa vie en danger, s’est battu pour sa liberté et celle de sa famille est quelqu’un, en vertu de nos principes, qui doit être accueilli. » (1) Un discours qui, rappelons-le, faisait alors barrage au Front national. Le projet de loi « asile et immigration », qui a été présenté mercredi 21 février en Conseil des ministres et qui sera discuté en commission à l’Assemblée nationale au mois de mars, est pourtant loin de cette philosophie. Aujourd’hui, si nous sommes en marche, c’est vers l’abolition du principe même de la demande d’asile en France et la fabrication massive d’une population sans statut, sans toit, sans droits et sans ressources sur notre sol. Car nous sommes face aujourd’hui à des femmes, des enfants, des hommes fuyant toutes sortes de tragédies. Si les personnes exilées sont certes plus nombreuses à venir chercher refuge parmi nous depuis l’été 2015, elles représentent cependant à peine 1 % de la population européenne. Nous n’assistons donc pas à une « crise migratoire », mais bien à une crise tragique de l’hospitalité, laquelle est pourtant, selon le président Macron, « notre honneur et notre tradition » (2). Les atrocités et les souffrances vécues par les personnes exilées ne s’arrêtent pas une fois les côtes européennes atteintes. Et alors qu’elles devraient trouver asile et répit une fois arrivées en France, elles sont au contraire souvent en butte à une maltraitance administrative et policière qui les amène à se cacher, où elles le peuvent, pour fuir encore et encore ce qu’elles pensaient désormais derrière elles. Ne les laissez pas mener cette politique en notre nom  Nous, habitants, citoyens, contribuables, électeurs, représentants associatifs de ce pays, qui croyons en nos valeurs, héritées de la Révolution de 1789 et rappelées dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, en notre histoire de résistance et en nos institutions, sommes horrifiés qu’une telle politique puisse être menée en notre nom aujourd’hui. Comment nos « principes » pourraient-ils être en accord avec un projet de loi qui conduira à l’enfermement en centre de rétention et à l’expulsion systématisée d’hommes, de femmes et d’enfants ayant déjà tellement souffert sur les routes de l’exil ? D’hommes et de femmes qui n’attendent de notre part que la reconnaissance de leurs souffrances, et de notre pays que sa protection, en vertu du droit international établi au sortir de la Seconde Guerre mondiale ? Comment ne pas s’insurger quand déjà une proposition de loi est venue donner le pouvoir aux préfets d’enfermer avant expulser les demandeurs d'asile dits « dublinés » ? Des hommes et des femmes dont le seul tort est d’avoir eu leurs empreintes digitales prises de force au cours de leur parcours d’exil – parfois dans des États où le nationalisme a déjà triomphé, et qui n'hésitent pas à les réexpédier vers leur pays en guerre ! Nous avons cru que ces personnes trouveraient enfin en France, pays des Droits de l’Homme, des moyens pour se reconstruire. Nous y croyons encore. Mais le projet de loi « asile et immigration » organise au contraire la réduction des droits des demandeurs d’asile, limite leurs délais de recours et augmente la durée de leur rétention de façon à intensifier ces expulsions. C'est votre vote que l'Histoire retiendra Cette politique est et sera onéreuse, inefficace et inhumaine, plongeant des êtres humains, des familles entières dans la clandestinité et dans une terrible précarité. Elle plonge la France dans la honte, celle d’être incapable d’honorer ses propres principes. Nous, habitants, citoyens, contribuables, électeurs, représentants associatifs de ce pays, vous demandons de prendre les responsabilités que requiert le combat pour la dignité humaine. Ne participez pas à l’écriture de nouvelles pages d’Histoire que nous ne saurons expliquer à nos enfants. À notre échelle, nous avons, au quotidien, hébergé quelques personnes pour en laisser des centaines dehors, distribué quelques repas pour nous rendre compte que ce n’était pas encore suffisant, offert quelques tentes et sacs de couchages pour constater, au petit matin, leur destruction par la police. Pour de telles actions, certaines et certains d’entre nous se retrouvent devant les tribunaux, coupables de  délit de solidarité. Nous vous demandons de prendre acte, à nos côtés, de cet enjeu politique et moral en rejetant le projet de loi « asile et immigration », et en entamant des discussions avec la société civile et les associations de terrain pour présenter une politique d'accueil digne de notre pays, conforme aux engagements du Président et non aux idées qu’il prétendait battre dans les urnes. Nous comptons sur vous. Premiers signataires:  Personnalités : Marie-France Alvarez (comédienne), Bally Bagayoko (Maire adjoint à Saint-Denis), Pierre Emmanuel Barré (humoriste-chroniqueur-comédien), Arno Bertina (écrivain), Yoann Boennec (réalisateur), Olivier Bordaçarre (écrivain), François Brun (producteur), Bun Hay Mean (humoriste), Pierre Caillot (musicien), Patrick Chamoiseau (écrivain), Ludovic Delaherche (Président de l’ICO club de France), Emmanuelle Escourrou (comédienne), Marina Foïs (actrice), Mata Gabin (actrice et écrivain), Sylvie Glissant (artiste plasticienne - Institut du tout monde), Youssef Hajdi (comédien), Raphaël Hattab (réalisateur), Cédric Herrou (Défends ta citoyenneté), Olivier Jamain (réalisateur), Anne Jammet (1ère assistante réalisateur), Nathalie Joli (écologiste marine), Laurent Jumeaucourt (comédien), Mathieu Kassovitz (comédien-réalisateur), Samuel Légitimus (Collectif James Baldwin), Denis Lemasson (écrivain), Lucie Lucas (comédienne), Madjid Messaoudene (Elu FG à Saint-Denis), Teddy Masson (réalisateur), Maxime Motte (acteur), Matthieu Nina (comédien), Marie Payen (actrice), Lilou Prévost (comédienne), Sandra Regol (porte-parole EELV), Jean-François Rial (PDG du groupe Voyageur du monde), Christophe Ruggia (cinéaste), Isabelle Serro (reporter et réalisatrice), Jean-louis Tribes (comédien), Matthieu Tribes (réalisateur), Marie-Christine Vergiat (Eurodéputée gauche Européenne), Karin Viard (actrice), Zag & Sia (Street artistes). Associations et Collectifs : Act for Ref, Allamma Internationale, Amicale du camp de Miellin, Association DTC (Défends ta citoyenneté), Association Encrages, Association Hospitalité Chinonaise aux migrants, Association Humanity, Association Jarez solidarité, Association Polyvalence, Association Revivre, Association Scarabée, Association SOLREMI, Association stop racisme Pézenas, Association Thot, Association tous citoyens, Association un petit bagage d'amour, ASYLUM Rennes, CADM-70, Cimade 05, Cimade des Pyrénées-Orientales, Citoyens solidaires 06, CODAC18, Collectif accueil migrants Valfleury, Collectif Amiénois des sans-papiers, Collectif de Roscoff, Collectif de soutien aux demandeurs d'asile d'Appoigny, Collectif le temps partagé, Collectif migrant-s bienvenue 34, Collectif migrants : Changeons notre regard, Collectif Œil, Collectif Sénonais de soutien aux migrants et aux réfugiés, Collectif solami d’Aubenas, Compagnie ma quête, Des lits solidaires, Égalité nationale, EL MANBA Collectif migrant 13, Ensemble pour Le Luc et Le Centre Var, Entraides citoyennes, Frida à Paname, Fumigène magazine, Génération futur, Kâli, KA Timmy, L’Auberge des migrants, La gamelle de Jaurès, La Maison solidaire 42, La Maison solidaire, Le Rassemblement humain, Le Vestiaire des migrants, Les Utopistes en action, Méditerranée heureuse, Michto solidaire, Montagne accueil et solidarité de Peyrat le Château, Montagne accueil solidarité, MRAP Aubenas, Nouvelle jungle, Paris d’exil, Place à la solidarité, P’tit dèj à Flandre, Rébellion Blida, Réseau soutien migrants de l'Yonne (RSM89), RESF19, RESF38, RESF48, Solidarité 51, Solidarité migrants Collectif 06, Solidarité migrants Moselle, Solidarité RESF 47, Terre d'errance Norrent-Fontes/Quernes, Terre d'Errance, Transport People and Care, Une terre pour tous, United migrant, UTOPIA 56, Wise.  

C-N-R Collectif pour une Nation Refuge
96,522 supporters
Update posted 7 months ago

Petition to Gérard Collomb, Emmanuel Macron, Theresa May MP, Amber Rudd MP

Mettre fin aux décès à la frontière // Take action to prevent more deaths at the border

[English below] A chaque fois, c'est la même chose. Trouver les témoins de l'accident, des amis de la victime. Les aider à raconter et à revivre l'horreur encore une fois, pour faire avancer l'enquête de police. Appeler la famille pour les prévenir du décès de leur fils, de leur frère. Appeler les pompes funèbres pour faire l'enterrement ou rapatrier le corps... Nous sommes fatigués de gérer les décès à la frontière. Et nous sommes en colère du silence des autorités face à cette frontière meurtrière. Cela doit cesser. Cela doit changer. Les accords actuels (pas seulement ceux du Touquet) prévoient la fermeture de la frontière franco-britannique, via des contrôles renforcés. Sans accès efficace au système d’asile ou à des procédures de transfert, les migrants se retrouvent coincés sur le littoral. Un mineur afghan est décédé en décembre 2017 en tentant de traverser la frontière pour rejoindre son frère résidant au Royaume-Uni. Une telle traversée n'avait pas lieu d'être. Ce jeune avait le droit d'y être transféré légalement. Mais ce droit n'est pas appliqué.  Plus de 200 personnes sont mortes à cette frontière. Le passage en Angleterre devient de plus en plus difficile et risqué. Les passeurs deviennent incontournables pour avoir une chance de traverser la frontière, ce qui renforce le trafic d’êtres humains. L'enjeu n'est pas l'emplacement physique de la frontière, ni l'emplacement des contrôles, mais le défaut d'accès à l'asile en Grande-Bretagne qui contraint ces personnes à passer illégalement et dangereusement. Mi-janvier 2018, un sommet franco-britannique aura lieu, où le sujet de la frontière sera abordé. Afin d’éviter ces drames et cette crise humanitaire, ces accords doivent être renégociés. Nous, associations, connaissons les carences et les contraintes actuelles et sommes en mesure de les exposer. Des solutions existent.  Il convient de respecter les obligations légales et règlementaires qui pèsent sur les Etats-Membres européens pour garantir le droit à la réunification familiale, pour les adultes comme pour les mineurs. Aujourd'hui les procédures de réunification sont exceptionnelles et portées par les seuls acteurs privés.  Il convient en urgence de mettre en place des voies de passage sûr et légal pour les mineurs, les familles et les personnes âgées, afin que ces personnes ne prennent plus de risques lors de traversées illégales. L’amendement Dubs relatif aux transferts vers le Royaume-Uni pour les mineurs non accompagnés n’a pas atteint les quotas annoncés.  Il convient de mettre en place des structures d’accueil dignes pour les migrants à Calais et Dunkerque, pour éviter les conditions sanitaires actuelles, et surtout pour que les exilés soient informés correctement de ces procédures. La France et le Royaume-Uni doivent consacrer une partie du budget consacré au contrôle de la frontière pour la protection des mineurs et la lutte contre le traffic d'êtres humains. Nous souhaitons que ces enjeux et ces propositions soient mises à l'agenda du sommet franco-britannique du 18 janvier et des débats au Parlement Européen. Les associations vous proposent de les rencontrer pour vous faire état des réalités du terrain.  Signataires : l'Auberge des Migrants, Safe Passage, Refugee Youth Service http://www.laubergedesmigrants.fr/fr/stopdeath-calaisborder/ http://safepassage.org.uk/macron-stop-deaths-calais/   ENGLISH VERSION Everytime it is the same. Finding the individuals who witnessed the accident, the friends of the victim. Helping them to tell the story and live the horror a second time round, so that the police investigation can progress. Calling the family to let them know of the passing of their son, their brother. Calling the funeral director to bury the body or to send it home… We are tired of handling deaths at the border. We are angered by the silence of the authorities on this deadly border. This must stop. This must change. The current agreements (not only those of the Touquet) are moving towards the closure of the French-British border, through intensified controls. Without effective access to the asylum system or to legal routes of transfer, migrants are stranded on the French shores. An Afghan minor died in December 2017 trying to cross the border to join his brother in the UK. This tragedy should not have taken place. This child had the right to be legally transferred. But his right had not been carried out. More than 200 people have died at this border.  Trying to get to the UK has become more difficult and life-threatening. Smugglers become inescapable for those who want to cross the border, which increases the risk of human trafficking. The issue is not the physical location of the border, nor the location of the controls, but the lack of access to asylum in the UK that forces people to cross illegally and dangerously. In mid-January 2018, a French-British summit will take place, where there will be talks about the border. The organisations in Calais are aware of the deficiencies and the constraints of the current system and can express them. Solutions exist. The EU member States should respect their legal obligations to safeguard the right to family reunification. As of today, the procedures of family reunification remain rare and are entirely carried out by private actors. There is an urgent need to establish safe and legal routes for minors, families and the elderly, so that these individuals no longer have to take the risk of crossing illegally. The Dubs amendment relating to the legal transfer of unaccompanied and separated children to the United Kingdom has not fulfilled its quotas. There needs to be dignified reception centres for all migrants in Dunkirk and Calais while awaiting transfer, to avoid the current unsanitary conditions. The UK and France should allocate a proportion of the budget for border security in Northern France to child protection and anti-trafficking measures. We call for these issues and propositions to be present on the agenda of the French-British summit of January 18th and of the debates at the European Parliament. The associations demand to meet with the President to outline the current realities in the field. Signed by l’Auberge des Migrants and Safe Passage  http://safepassage.org.uk/macron-stop-deaths-calais/  http://www.laubergedesmigrants.fr/fr/stopdeath-calaisborder/  

Auberge des Migrants
18,140 supporters
Started 8 months ago

Petition to Emmanuel Macron

Migrants : Lettre ouverte au Président de la République

Monsieur le Président, À Névache, dans les Hautes‐Alpes, la neige tombe depuis plusieurs jours, la Lombarde est parfois brutale ! Les températures nocturnes passent maintenant entre 10 et 15 degrés sous zéro, mais les migrants venant d'Italie continuent d'arriver… Jeunes, souvent mineurs, ils tentent le passage du Col de l'Échelle (1 700 mètres) pour rejoindre ensuite la ville de Briançon ; 20 kilomètres à pieds si aucun automobiliste ne veut ou ne peut les prendre en charge. À moins qu’un fourgon de gendarmerie ne les intercepte pour les reconduire à la frontière, de jour comme de nuit, sans tenir compte de la réglementation concernant les mineurs isolés ou les demandeurs d’asile. Ils ont des ordres, disent‐ils ! Des ordres pour ne pas respecter la réglementation ? Ces migrants, d'Afrique subsaharienne et le plus souvent francophones, sont pourtant prêts à tout pour rejoindre notre pays et y rester pour reconstruire dignement leur vie en travaillant. Nous devrions en être fiers. Dans les conditions actuelles, nous les accueillons comme des terroristes en leur appliquant une législation antiterroriste qui n'a pas été faite pour eux ! La lecture du code Schengen des frontières est, à cet égard, très claire. Vous avez, nous dit‐on, découvert récemment, à la suite d'un reportage de CNN, l'horreur des marchés aux esclaves de Tripoli.Quelques contacts directs avec les Névachais ou les Briançonnais vous en auraient appris bien davantage, depuis deux ans au moins.Ancien officier formé à Saint‐Cyr, je m'interroge sur ce que pouvaient bien faire nos services de renseignement !?Pourtant, mais vous n'avez pas abordé cette question en nous parlant des marchés de Tripoli, l'Union Européenne (dont l'Italie et la France) paît les gardes‐côtes libyens pour récupérer en mer un maximum de migrants et les renvoyer en Libye ; où ils les revendent peut‐être, une deuxième fois ?L'Union Européenne et notre pays (qui revendiquent leurs racines chrétiennes quand cela les arrange) contribuent ainsi au bon fonctionnement d'un commerce que l'on croyait à jamais disparu. Bilan de ce long voyage : lorsqu'il parvient sur notre territoire, un migrant a souvent perdu le tiers de ses compagnons de route entre le Sahara, la Libye, la Mer Méditerranée et la France. Aujourd’hui, l’hôpital de Briançon en ampute certains qui ont « pris froid » dans la montagne au péril de leur vie. Devons nous attendre des morts pour que nos institutions réagissent humainement ? On comprend que, pensant arriver dans la commune de Névache au terme d'un voyage qui aura souvent duré deux ans, rien ne les empêchera de s'engager dans la traversée du Col de l'Échelle, quelles que soient les conditions. Pour nous, Névachais, l'impératif humanitaire s'impose même si les forces de l'ordre s'efforcent de nous en dissuader. Il faut les retrouver si possible, les recevoir, les remettre en forme, les soigner puis les conduire à Briançon où ils pourront commencer à traiter leurs problèmes administratifs avec les associations en charge de ces questions. Au cours du mois de décembre, nous avons dû, à six reprises au moins, faire appel au « Secours en Montagne » pour leur éviter la mort, non sans éviter gelures et traumatisme divers. Pas encore de morts reconnus, mais cela viendra, Monsieur le Président. Et tout cela avec des bénévoles non seulement sans aide de l'État mais au contraire sous la menace des forces de maintien de l'ordre. À vouloir faire œuvre humanitaire, nous Névachais et Briançonnais, sommes traités comme des délinquants ! On nous interdit de prendre un Africain en stop, quelles que soit la température et l'heure ! Depuis quand l'automobiliste devrait‐il refuser un passager au seul vu de sa couleur ? Dans la Clarée, Monsieur le Président, nous refusons l'apartheid ! Quelles que soient les menaces, nous ne pouvons refuser l'action humanitaire, à commencer par le secours à personnes en danger, lorsque les pouvoirs publics abandonnent cette mission. Les ordres reçus ne sont pas de pratiquer une action dignement humaine mais de renvoyer en Italie un maximum de migrants au mépris de leurs droits. Où est la solidarité européenne, Monsieur le Président ? Monsieur le Président, je sais que nous ne sommes pas les seuls français dans cette situation. Vous vous trouvez dans une position qui durera aussi longtemps que l'on ne prendra pas le mal à ses sources, réchauffement climatique, sous développement de nos anciennes « colonies » et autres. Vous savez vendre des avions, pour tuer ! Pouvez‐vous prendre en considération la misère de ces migrants, comme le Pape François y invite nos contemporains ? Les Névachais et les Briançonnais, respectueux de la loi, sont prêts à travailler avec les services de l'État pour trouver des solutions, à condition que l'État accepte de les entendre, ce qui n'a pas encore été le cas, et de les entendre sans vouloir en faire des auxiliaires de police ! Nous pourrons alors retrouver la fierté de nos cimes et redonner à notre pays l'honneur qu'il est en train de perdre et que nous perdons tous avec lui. Souvenons‐nous de ces milliers d'Africains morts pour la France au cours des deux dernières guerres mondiales. Ce sont leurs petits‐enfants que nous devrions laisser mourir dans la neige ? Pour l'ancien Saint‐Cyrien que je suis, dont la promotion porte le nom d'un colonel Géorgien mort au combat, de telles perspectives sont insupportables, Monsieur le Président. Nous comptons encore sur vous mais le temps presse. Bernard Liger – citoyen de Névache (05100)eMail : bernardliger05@gmail.comTél. 06 08 99 62 56‐‐‐Quelques liens récents :Libération : http://www.liberation.fr/france/2017/12/17/migrants-les-sommets-de-la-honte_1617322Radio Nova : https://twitter.com/laRadioNova/status/932499508767977472?s=09Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/02/10/01016-20170210ARTFIG00157-raphael-krafft-le-journaliste-qui-a-aide-des-migrants-a-passer-la-frontiere.phpFrance Culture : https://www.franceculture.fr/emissions/le-magazine-de-la-redaction/quand-les-mineurs-africains-sont-abandonnes-dans-la-montagneFrance Info : https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/col‐de‐l‐echelle‐la‐traversee‐a‐hauts‐risque‐des‐migrants_2512131.htmlLe Temps : https://www.letemps.ch/monde/2017/11/17/col-lechelle-jeunes-migrants-pieges-froid-renvoyes-france

bernard LIGER
85,918 supporters