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Louis XIV

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Update posted 7 months ago

Petition to Madame la ministre de la Culture, Monsieur le Président du Conseil Départemental de Moselle, Messieurs les conseillers départementaux, Messieurs les conseillers départementaux du canton du Saulnois

Sauvons les casernes Vauban de Marsal (Moselle)

Lors d'un conseil municipal en date du 10 juillet 2017 à Dieuze (Moselle), M. Fernand Lormant, conseiller départemental a annoncé le souhait du département de la Moselle, et de son président M. Patrick Weiten, de démolir deux casernes de type Vauban situées à Marsal, datant de la fin du XVIIe siècle. Ces casernes accueillaient toutes deux jusqu'à présent les collections du Musée départemental du Sel de Marsal, labellisé Musée de France.Nous en appelons à la ministre de la Culture afin que ses services s'opposent à une telle démolition.Nous en appelons au conseil départemental afin qu'il envisage une solution autre que la destruction de ces prestigieux bâtiments.Nous en appelons au soutien populaire pour manifester l'importance de ce patrimoine, et pour qu'une meilleure solution puisse être trouvée par le biais d'une concertation ouverte et objective.Le village de Marsal en Lorraine est une cité fortifiée marquée par sa longue et riche histoire, liée à la production de sel, mais également à sa dimension de place-forte. Devenue lorraine, Marsal reçoit ses premières fortifications modernes durant les années 1610. Disputée par le royaume de France et le Duché de Lorraine, elle est prise en 1663 par le Roi-Soleil. L’épisode, qui constitue la première conquête militaire de Louis XIV, et qui s’est effectué sans faire couler le sang, est célébré dignement par de nombreux artistes français comme Jean de la Fontaine, Charles Perrault, ou le peintre Charles Le Brun dans ses tentures de "l’Histoire du Roi". A partir de 1663, le roi de France installe le régiment de Carignan-Salières dans la place. Les soldats ne la quitteront que deux ans plus tard, pour aller pacifier la colonie française au Canada, et devenir les ancêtres de millions de nord-américains. A la même époque, Vauban élabore un premier projet pour Marsal, reprenant le tracé des anciennes fortifications. Quatre casernes, prévues pour loger 1400 soldats et près de 300 chevaux, sont mises en chantier dès les années 1660. Elles constituent les seuls vestiges de cette période majeure (la porte de France, datant du XVIe siècle, n'a été rénovée que plus tardivement). Seules deux de ces casernes subsistent dans leur totalité, dont l'une est classée au titre des Monuments Historiques depuis le 10 avril 1990 au titre de ses façades et toitures, de ses écuries au rez-de-chaussée, de sa cage d'escalier et d'une de ses travées. Ces deux bâtiments, jugés dangereux par le conseil départemental de Moselle, leur propriétaire, nécessiteraient 1,4 millions d'euros pour un confortement ou 9 millions d'euros pour une restauration complète. Jugeant la dépense inopportune, le conseil départemental de Moselle envisage leur démolition. Une telle disparition constituerait une perte irrémédiable pour ce patrimoine de dimension internationale.

Marsal PLACE-FORTE
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Update posted 1 year ago

Petition to Sabine Bernasconi, Laure-Agnès Caradec, Xavier Delestre

Faisons respecter et restaurer l’ancien Rempart de Marseille, 350 ans de notre Histoire

L’ancien Rempart de Marseille, boulevard de la Corderie1666 – 2016, 350 ans de notre Histoire Après la Tour des Catalans (1558), le patrimoine historique du 7° arrondissement de Marseille est à nouveau en danger. Le boulevard de la Corderie abrite, en effet, le dernier fragment important du rempart de Marseille élevé en 1666. Il y a exactement 350 ans cette année.S’il a été entretenu sur sa face Sud, côté rue des Lices, il est dans un état déplorable sur sa face Nord, côté boulevard de la Corderie. Or, ce rempart est loin d’être un simple mur d’enceinte. Son histoire est remarquable, pour ne pas dire exceptionnelle ; en tous cas unique dans l’Histoire de la ville. Un boulevard au nom de « Corderie »L’élévation du rempart en 1666 sous Louis XIV permet à la ville, libérée du carcan de ses anciennes fortifications médiévales, de « s’oxygéner » et de tripler de surface. Mais là n’est pas l’essentiel. Au pied même du nouveau rempart, côté Corderie précisément, s’installent les cordiers qui donneront son nom au boulevard. Pour confectionner les cordages indispensables au gréement des navires, il faut de l’espace. Beaucoup d’espace. Nos cordiers marseillais, dont l’Art est réputé, le trouvent tout le long du nouveau rempart, confortent leurs maisons sur son flanc et filent leur chanvre qui, après commettage, fera le tour de la terre bien plus que notre Canebière (où poussait le chanvre !) On ne fabriquait pas que des cordages, on formait l’intelligence des petits marseillaisEn 1706 est créée la première école délivrant à Marseille un enseignement totalement gratuit aux enfants des familles défavorisées. Elle est l’œuvre de Jean-Baptiste de La Salle, fondateur de l’Institution des Frères des Écoles chrétiennes. Les cours ne sont plus délivrés « en individuel » mais « par classe » et non plus en latin mais en français. Et où l’école s’installe t-elle ? Au pied du rempart de la Corderie qui forme un côté de l’enclos de leur collège. Un « diagnostic archéologique » a été demandé car le site est potentiellement riche d’enseignement depuis la plus haute Antiquité. Nous sommes sur un site éminemment sensible. Un anniversaire de 350 ans à célébrer avec dignitéMadame, monsieur, chers amis attachés à notre patrimoine et sensibles à notre Histoire, vous avez soutenu et magnifiquement porté la pétition sur la Tour des Catalans. Demandons aujourd’hui ensemble la restauration urgente et digne du rempart de Marseille à la Corderie. Quel plus beau cadeau d’anniversaire pour ses 350 ans !Le 7° arrondissement de Marseille s’honorerait à restituer enfin aux marseillais une page essentielle de leur Histoire. Le rempart est de la compétence de la ville. À bord, un cordage ne se coupe pas. Le marin le respecte. Pareillement l’Histoire de Marseille ne se coupe pas. Il est de notre Devoir de la faire respecter. Je vous en remercie.

Jean-Noël BEVERINI
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