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21 petitions

This petition won 1 week ago

Petition to Emmanuel Macron, Roxana Maracineanu, Eric Tanguy, Christophe Castaner

Se sentir française et ne pas l'être

Joueuse de Volley-Ball professionnelle au sein de l'ASPTT MULHOUSE, Léandra Olinga Andéla vit en France depuis l'âge de 6 ans et est toujours en attente de sa naturalisation française. Ce qui lui permettrait notamment d'intégrer l'équipe de France.Léandra ne souhaite qu'une seule chose : Etre naturalisée française.  Je lui laisse la parole. J'ai lancé cette pétition, parce que …Je ne sais plus quoi faire qui appeler à qui demander de l'aide, quelle action engager j'ai surtout choisi le silence et la patience pendant longtemps mais j'arrive au point ou je n'y arrive plus. Les soutiens et les paroles se multiplient depuis des années mais la situation reste la même, inchangée. La seule chose que je peux faire à l'heure actuelle c'est de sortir de ce silence, je ne sais pas ce que cela va m'apporter mais il fallait que je m'exprime.Je suis arrivée en France depuis septembre 2003, j'ai fait toute ma scolarité ici j'ai grandi en apprenant la langue, la culture, l'hymne, les valeurs, j'ai obtenu tous mes diplômes en France, je n'ai pas commis de crime ou de délit, ma vie sociale est ici, je suis intégrée à l'activité socio-économique du pays et c'est le seul et unique mode de vie que je n'ai jamais connu, à partir de quel moment serais-je une assez bonne candidate à la nationalité française ? Je reste très attachée à mes origines camerounaises, mais je sais que ma Nation c'est la France.J'ai commencé le volley à Evreux en 2011, très vite j'ai été repérée pour intégrer des structures de formation. Et c'est là que le récit ou plutôt le cauchemar commence, j'ai d'abord fais les tests pour pouvoir rentrer en Pôle France Cadette a Chatenay Malabry tests que j'ai réussi mais quelques temps après on m'annonçait que je ne pouvais intégrer le Pôle car je n'avais pas encore la nationalité française. Étant mineure le dossier de naturalisation devait être déposé par le parent, ma maman a donc déposé le dossier en 2013. Je suis finalement allée en pôle espoir à Sablé sur Sarthe 2 ans, 2 années où j'attendais que mon dossier avance. Grâce à l'aide de personnes que je ne remercierai jamais assez, à mon travail et à ma persévérance j'ai eu la chance de faire les sélections pour le pôle France Junior à Toulouse tests que j'ai réussi mais n'étant toujours pas française je devais être aussi privée de cette structure mais après discussions avec les entraîneurs et accord de la fédération j'ai été chanceuse, j'ai pu intégrer la structure, tout en espérant obtenir ma naturalisation pendant mes années de formation. La structure de Toulouse rassemblait toutes les joueuses de l'équipe nationale Juniors, je voyais mes coéquipières partir en stage ou en compétition sans moi j'étais privée de ce plaisir de porter le maillot de l'équipe de France, j'ai fait face à beaucoup de frustration mais cela ma rendue plus forte. J'ai travaillé dur je suis sorti de la structure en ayant le niveau d'intégrer un effectif professionnel mais toujours sans la nationalité française, entre temps je passe donc dans la catégorie senior. Malheureusement ma première année en ligue professionnelle est très vite écourtée par une blessure qui m'éloignera des terrains pendant plus d'un an, j'ai bien senti que mon dossier n'était plus une priorité.J'ai bossé très dur pour revenir, une période très compliquée de ma vie mais j'ai réussi petit à petit je suis revenue sur les terrains, l'équipe nationale du Cameroun commence à connaître mon profil s'y intéresse et participe à de grandes compétitions comme les Jeux Olympiques de Rio en 2016 je commence à y réfléchir à me dire que toute cette attente était peut-être destinée à... Et puis non je reste sur mes positions, même si moins de chance de participer à des compétitions mondiales mais ce n'est pas grave c'est mon choix je patienterai je veux jouer pour la France. Le 13 Septembre 2017 l'annonce est faite les Jeux Olympiques 2024 se feront à Paris, le rêve est là et mon objectif est clair. 2017/2018 je fais une saison plutôt remarquable pour une jeune joueuse, mon dossier est remis sur la table et revient dans les discussions encore une fois les mails, les appuis se multiplient, la saison internationale commence, on me propose de faire des stages toujours en espérant que la situation évolue, chaque joueuse française est rémunérée pour les jours qu'elle passe en équipe de France j'accepte de participer à ces stages tout en sachant que je ne vais pas recevoir cette rémunération je me dis que le plus important c'est d'être prête si jamais je deviens française, la journée de la cérémonie de remise officielle des maillots peut être juste une formalité pour certaines personnes dans la salle mais un moment très difficile pour moi, je garde la tête froide je me dis sois patiente ton tour viendra ; mais bien sûr l'été est passé et je ne suis toujours pas française. À l'heure actuelle j'ai fait toutes les démarches possibles et répondu à toutes les demandes et la situation reste la même qu'au début du récit.J'ai fait la version la plus courte possible de toute cette histoire, j'ai passé les détails, entre ceux qui ont été là, ceux qui sont là aujourd'hui, ceux qui l'ont toujours été, les délais donnés puis repoussés, les blagues faites qui deviennent de moins en moins drôles, le nombre de coéquipières, personnes que j'ai vues être naturalisées avant moi et dont vous pouvez diviser minimum par trois le temps que ces personnes ont passé sur le territoire français comparé à mon dossier, 15 ans que je suis en France, voir d'autres joueuses obtenir la nationalité suscite à la fois espoir et perplexité, espoir car tu te dis que tu seras peut-être la prochaine, puis perplexe quand tu te rends compte que ça n'avance toujours pas, les questions qu'on m'a posées maintes fois auxquelles je ne sais plus comment répondre tellement je suis fatiguée d'avoir que des réponses vagues à donner, fatiguée d'avoir de faux espoirs, la première aide t'y crois, et puis un soutien plus fort plus haut placé t'y crois encore plus, et finalement déception, désillusion.Ce message n'est en aucun cas pour annoncer une décision, pour l'instant en tout cas je n'ai rien décidé, je continue à patienter comme je le fais déjà depuis des années, mais j'avais vraiment besoin d'exprimer mon agacement face à cette situation.

Audrey BONNAVION
2,689 supporters
Started 2 months ago

Petition to Catherine Herrou

Non à l'expulsion de la famille Gamzatov

Monsieur le préfet, Nous, habitants de St Urbain, parents d’élèves, membres de l'association Accueil Solidarité Saint Urbain Ayant pris connaissance de l’arrêté que vous avez pris à l’encontre de la famille Gamzatov les obligeant à quitter le territoire français, nous tenons à vous faire part de notre incompréhension au sujet de cette décision et à affirmer notre opposition car : 1. Ils n'ont aucune assurance de pouvoir vivre en sécurité dans leur pays. Les parents de Dina et Dinislam reçoivent toujours la visite de ceux qui les ont agressés. Ils ne peuvent plus retourner là-bas. 2. Nous n'avons aucune certitude que Dinislam, très malade, suite aux agressions subies au Daghestan sera soigné convenablement dans son pays. En 2017, il a eu un titre de séjour pour soins médicaux. Il n'est pas guéri. Alors sur quoi se fonde aujourd'hui la préfecture pour considérer que la situation médicale dans son pays d'origine a pu changer radicalement. 3.Ils font partie de la communauté saint urbanaise, commune du Finistère. Depuis 7 ans en France, la famille habite Saint Urbain  depuis 2 ans et demi et nous attestons qu’elle s’y est bien intégrée. Dina et Dinislam sont bénévoles dans beaucoup de nos associations, participent aux animations du village. Leur gentillesse leur a permis de créer beaucoup de liens amicaux. Les enfants francophones ont enfin une scolarité stable et suivie. Ils ont leur passé en France et ont enfin une vie normale après les traumatismes subis au Daghestan. Alors, monsieur le préfet, nous vous demandons d'annuler l'OQTF de la famille Gamzatov et de leur accorder un titre de séjour leur donnant le droit de vivre ici normalement et en sécurité. En vous remerciant de ce que vous ferez pour eux, recevez nos sincères salutations.   Catherine Herrou, présidente et les 122 membres de l'association Accueil Solidarité Saint Urbain  

Catherine HERROU
2,006 supporters