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Enseignement supérieur

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Petition to Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

La sélection n'est pas la solution

La sélection n'est pas la solution Quels que soient les euphémismes dont on la pare (« prérequis », « attendus »...), la nouvelle grande réforme de l’ESR projetée n’est autre qu’une sélection pure et simple qui frappera en premier lieu les élèves des classes populaires et petites classes moyennes en leur interdisant à plus ou moins brève échéance d’aller à l’université dans la filière de leur choix après le baccalauréat. Quelle est-elle concrètement ? Ni plus ni moins que la suppression de la liberté de s’inscrire dans l’établissement de son choix pour les lycéen-ne-s, ainsi que le conditionnement de leur inscription à l’examen de leur dossier («cohérence» du «projet de formation », de ses acquis et ses « compétences » avec les caractéristiques de la formation ; sélection des dossiers au regard d’une liste de critères établie par filière disciplinaire au niveau national et déclinée localement, imposant certains contenus de formation aux admis-es sous condition ; imposition d’une orientation aux étudiant-e-s dont les choix n’auraient pas pu être satisfaits). Comment parler de « choix » des lycéen-nes quand ceux-ci seront soumis aux décisions des universités ? Cette sélection à l’entrée de l’Université prend appui sur une sélection sociale déjà à l’œuvre depuis le collège et le lycée et dans un contexte d’augmentation des effectifs étudiants dans le supérieur. Tel.le bachelier-e pourra se prévaloir de la bonne option disponible dans les seuls lycées prestigieux pour candidater à telle licence ultra-sélective, tel autre bénéficiera des moyens mis à disposition tout au long de sa carrière scolaire pour améliorer sa « stratégie de placement », tel autre en restera exclu.  Moins brutale et moins visible que l’augmentation drastique des droits d’inscription (comme a été le cas au Québec, cf. le « Printemps Érable »), semblant répondre au désarroi et à l’épuisement bien réels d’un grand nombre d’enseignant-e-s chercheur-e-s n’en pouvant plus de jongler avec la pénurie de moyens, les gels de postes et le sous-encadrement chronique, l’alourdissement intolérable des charges administratives et autres, cette réforme n’en constitue pas moins une régression sociale, politique, intellectuelle sans précédent. Dans un pays qui s’enorgueillit de sa culture multi-séculaire, de ses valeurs démocratiques et demeure tout de même la cinquième puissance économique mondiale, il n’y aurait donc plus moyen d’avoir un enseignement supérieur public de qualité, pour toutes et tous. Quelques rappels et quelques solutions s’imposent pourtant. 1/ La sélection existe déjà ! Classes préparatoires aux Grandes Ecoles, filières sélectives (avec ou sans numerus clausus), établissements privés et payants... on ne peut guère prétendre que la sélection n’existe pas déjà et qu’elle n’entérine pas avant tout des inégalités sociales et/ou économiques. Pour rappel, en 2014, les enfants d’ouvriers représentent 6 % des effectifs de Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (MENESR, 2014) 2/ L’argent n’est pas le problème ! Qu’il s’agisse d’alimenter des politiques de primes de plus en plus souvent individualisées, des chaires de toutes natures dites parfois « d’excellence », des statuts dérogatoires et protégés ou encore le Crédit Impôt Recherche cadeau fiscal représentant la bagatelle de 5,5 milliards d’euros en 2017... l’argent alors ne manque pas. S’il a été retiré depuis des années de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche public, c’est un choix politique, non une nécessité budgétaire. 3/ Les élèves issus des milieux les moins favorisés n’ont pas à en faire les frais ! Ces choix politiques – paupérisation et précarisation – n’ont fait qu’aggraver la situation et décourager bien souvent les enseignant-e-s chercheur-e-s, mais ce n’est pas aux élèves les plus modestes d’en faire les frais et de devoir renoncer à leurs études car ce sont elles et eux principalement qui seront les perdant-e-s de cette réforme. 4/ Le diplôme protège du chômage et les métiers font de plus en plus souvent appel à des qualifications élevées: interdire l’accès à l’université, c’est condamner les jeunes à des situations professionnelles peu enviables, aucune perspective d’avancement, sans même parler des effets délétères sur la formation à la citoyenneté dont nos démocraties ont un besoin impératif. Plutôt que d’éliminer les étudiants, il faut mettre en place les conditions nécessaires à leur réussite. Pour ce faire, il est indispensable d’embaucher massivement dans l’ESR sur des postes de fonctionnaires, stables et pérennes, des enseignant-e-s chercheur-e-s susceptibles de répondre aux besoins et au suivi d’une population étudiante en augmentation. Le nombre impressionnant de docteur-e-s sans poste serait déjà un vivier considérable. Des enseignant-e-s chercheur-e-s avec des statuts identifiés et des conditions de travail de qualité (contrats de travail, rémunération...) doivent aussi être recruté-e-s en grand nombre. Parler d’un « Plan Etudiants » qui ne soit pas purement et simplement de la sélection des plus modestes, qui fasse honneur à un pays riche économiquement et culturellement, revient à mettre fin à la paupérisation des universités publiques d’une part (par la redistribution des moyens évoqués plus haut par exemple) et à la précarisation insupportable des enseignant-e-s chercheur-e-s d’autre part. C’est cela, la véritable démocratisation scolaire en acte, et ce n’est ni impossible ni utopique. Premiers collectifs signataires :  *      Département de sociologie de Limoges *      ANCMSP (Association nationale des candidat-e-s aux métiers de la science politique) *      Collectif Approches Critiques et Interdisciplinaires des Dynamiques de l’Enseignement Supérieur (ACIDE), acides.hypotheses.org *      Sauvons l’Université *     SNCS-FSU de Jussieu *     Collectif des doctorant.e.s mobilisé.e.s pour l'Université Paris 1 *    Conseil du laboratoire SAGE, Université de Strasbourg *    Le Collectif des travailleur.e.s précaires de l'ESR (precairesesr.fr) *    Le département de science politique de l'Université Nice Sophia Antipolis *    Fédération Sud Education *    Département de sociologie de l’université d’Evry-Val-d’Essonne et laboratoire de recherche Centre Pierre Naville *     Assemblée Générale de l'Université Paris Nanterre *     Section de science politique de l'université de Lille *     Snesup de l'université de Nantes *     Département de sociologie de l'Université Versailles Saint Quentin *     Le Comité exécutif de l'Association française de sociologie (AFS) *     ATTAC France *     Laboratoire CURAPP, Université de Picardie Jules Verne *     Département de science politique de l'Université de Picardie Jules Verne  *     SUD Recherche EPST *     Département de sociologie de l'Université de Rouen *     Le syndicat CGT de l'Insa et de l'Université de Rouen *     École émancipée-Pour un syndicalisme offensif du SNESUP-FSU *     Sections du SNESUP-FSU et SNASUB-FSU de l'Université d'Angers *     Association des enseignants chercheurs en science politique AECSP *     UFR de sciences sociales de l'université Paris Diderot *     Section SNESUP-FSU de l'Université de Lorraine *     Fédération de l'éducation de la recherche et de la culture CGT *    APSES - Association des Professeurs de Sciences Économiques et Sociales *    SNASUB-FSU, Syndicat national de l’administration scolaire universitaire et des bibliothèques - Fédération syndicale unitaire *    FNEC FP-FO, Fédération nationale de l'enseignement, culture, formation professionnelle- Force ouvrière  

ASES ASSOCIATION
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Update posted 3 months ago

Petition to Jean-Marc Bustamante, Patricia Stibbe, Joan Ayrton, Ministère de la Culture et de la Communication

L'ENSBA doit agir en conséquence des autres institutions artistiques quant au harcèlement.

Dans le contexte de libération de la parole faisant suite à l’explosion de l’affaire Weinstein, qui a permis de mettre la société en face de ses pires éléments et systèmes d’oppression (soit la culture du viol), Madame la Ministre de la Culture Françoise Nyssen a décidé de venir prendre la température dans les deux écoles d’art les plus proches de son lieu de travail. Une de ces écoles est celle des Beaux-arts de Paris. Au moment où cette visite avait lieu, le 26 octobre, le Théâtre Paul Éluard de Bezons avait publié un communiqué à propos de témoignages de différentes femmes danseuses et chorégraphes de harcèlement et agression contre l’un des artistes qui avait un spectacle programmé et coproduit chez eux. Aussi la direction du théâtre mettait alors en pause son spectacle afin de pouvoir agir en conséquence. Cette personne n’étant autre qu’un professeur des Beaux-arts de Paris, Daniel Dobbels. La visite de la ministre avait beau venir comme une coïncidence, cette libération de la parole venait révéler plus que jamais à quel point le monde de l’art et ses écoles ne sont pas épargnées par l’un des problèmes les plus décisifs de ce début de siècle. En effet, il était aussi question à cette réunion de la sous-représentation des femmes dans les milieux professionnels de l’art : par exemple aux Beaux-arts de Paris : sur 60 professeurs théoriques et pratiques et techniques confondus, 18 femmes, une moyenne d’âge de 58 ans, face à 60% de femmes dans les rangs des étudiant.e.s. Les chiffres des artistes femmes vivant de leur pratique après leur sortie de l’école étant plus inquiétants encore. Mais le sujet du harcèlement et de l’agression était aussi nécessairement à l’ordre du jour : notre directeur Jean-Marc Bustamante avait alors déclaré : “Aucune plainte ne remonte jusqu’à moi.” Ce dont on ne peut malheureusement pas s’étonner, étant donné les structures d’écoute inadaptées à l’école, et le climat délétère de l’art, où la première monnaie d’échange est celle du pouvoir, de son abus et par conséquent de sa crainte. Il ne faut pas manquer de rappeler, comme c’était le cas dans l’article du “Monde” du 27 octobre, rapportant en plus des faits de cette réunion, que M. Bustamante avait tenu en 2006 des propos sexistes dans un catalogue d’exposition. Dans un droit de réponse, la direction a considéré le choix de la part de la journaliste comme “particulièrement orienté[…], incit[ant] le lecteur à penser que le ministère aurait sciemment choisi les Beaux-Arts parce que ces derniers seraient dans une situation de crise. Ce n’est absolument pas le cas.” [sic]. Tout cela sans pourtant pouvoir répondre à la véritable raison de ce communiqué, l’atteinte à l’image de l’école via son directeur, et l’impossibilité de répondre à ses propos. Le communiqué précise encore que “ [le choix de la journaliste du “Monde”] des propos de nos étudiants, [sont] bien plus nuancés et moins spectaculaires que ceux que vous avez extraits de leur contexte”. Nous, étudiant.e.s, présent.e.s à cette réunion, et rédigeant cette pétition précisons à notre tour que nous ne considérons nullement nos propos sortis de leur contexte et rendent compte de toute la nuance, celle de l’urgence, de la situation. Plus loin encore, de dire que l’école s’est engagée “ “très tôt” dans “une double démarche de labellisation Égalité et Diversité”, comme si cela était un gage suffisant et de bonne foi. Cependant, à l’aune du communiqué diffusé par le TPE - Bezons le 16 novembre, qui statue comme suit :  “Après la réception de plusieurs témoignages […] d’abus et violences sexuelles sous couvert de la danse, [et] entendu le chorégraphe et l’énoncé d’une “ambiguïté du désir qui fait la danse”, le TPE retire son soutien [financier et moral, nda] à la création de Daniel Dobbels.”  Nous demandons à la direction des Beaux-arts de Paris d’assumer clairement sa double position : celle d’école et de lieu artistique, alors que le communiqué sus-cité synthétise parfaitement ce que nous voulons ici dire : “Le TPE dit sa solidarité autant que la colère d’avoir été trompé et utilisé [...] Effectivement il ne nous appartient pas de juger du point de vue de la justice. Nous ne le faisons pas. Quid en revanche de l’engagement artistique ?” Alors oui, quid de cet engagement, artistique et plus encore, pédagogique, où, sur un plan général, le statut de professeur-artiste laisse une dangereuse porte ouverte à deux types d’abus différents, particulièrement si l’affaire Dobbels reste sous silence en nos murs ? Dès lors une demande simple, mais significative : une prise de parole publique et claire de la part des Beaux-arts de Paris, là où le silence ne peut être de mise. Lors du rendez-vous avec Madame la Ministre, des initiatives étudiantes face à ce problème étaient évoquées, et là où l’école semble manquer autant de solutions que de prises de position, certain.e.s étudiant.e.s ont décidé de créer une plateforme en ligne pour recueillir anonymement des témoignages de harcèlement ou d’agression, vis-à-vis tant des étudiants que des professeurs. Les premiers témoignages recueillis montrent que le problème est bien plus répandu et insidieux que suggéré par la réponse de l’école au “Monde”.  Mains sur la cuisse, insultes sexistes, harcèlement sexuel et moral, élèves contraintes d'éviter des professeurs et des cours tout au long de leur cursus, humiliations, remarques sur l'apparence, présupposés sexistes sur la qualité du travail…  Dès lors notre deuxième demande : car la position tenue par la direction, par exemple pour le cas Dobbels, dont elle est au courant depuis un mois, et a déclaré ne rien pouvoir faire “tant que ce n’est pas instruit par la justice” ou encore “tant que ça ne s’est pas passé à l’école”, est intenable. Intenable tout d’abord pour ses étudiant.e.s qui ne peuvent plus supporter d’avoir à continuer à souffrir de témoignages jugés irrecevables sous prétexte qu’ils ne sont pas remis à la justice, qui a trop de fois rappelé son incapacité à traiter ces cas et la violence qu’elle dirige contre les victimes en classant ces affaires sans suite. Intenable enfin pour une école, qui prétend à former les personnes qui feront le monde et l’art de demain, en restant dans un en-deçà amoral quant à la double exigence de l’art et de la pédagogie. Ces derniers jours, sous l'impulsion de Joan Ayrton, artiste nommée directrice des études depuis la rentrée 2017, l'école opère un "grand rangement". Quand nous lui avions fait part du cas Dobbels, elle avait apprécié le parallèle fait entre ce rangement et le signalement de ce type de comportement problématique. Ce rangement doit aussi venir s’appliquer dans les engagements, ou leur absence, ou leur irrespect de l’école et ses acteurs. Car si l’art est le fait de porter un regard critique sur son époque, alors ses acteurs qui n’en sont plus capables doivent faire place nette dans les institutions en question.   Nous avons fait un signalement groupé à la direction, et nous demandons que des mesures soient prises : avertissement, sanction, sensibilisation, structure d'écoute, engagement dans le débat. Mona Darley, Chloé Labous, Elsa Michaud, Matthieu Brion, Gabriel Gauthier, des étudiant.e.s des Beaux-arts de Paris.

Elsa MICHAUD
823 supporters
Started 3 months ago

Petition to Jean-Marc OGIER

Aidez nous à sauver l'unique école de cinéma animalier en France!

SOUTIEN À L'IFFCAM, aidez -nous à faire entendre nos voix L'IFFCAM est une des rares formations Européennes, et l'unique formation en France, à proposer un enseignement du cinema animalier et environnemental, et elle est aujourd'hui en danger de disparition.  L' Institut Francophone de Formation au Cinema Animalier de Ménigoute (IFFCAM) a vu le jours il y a 14 ans dans le département des Deux-Sèvres à Coutières, et il a formé prés de 200 étudiants. La formation de 2 ans offre l'opportunité unique d'apprendre l'écriture de scénario, la réalisation, la prise de son, le montage, mais aussi l'affût, l'éthique ... Bref, l'ensemble des étapes de la création d'un documentaire animalier, le tout entouré d'un panel de professionnels du milieu de l'audiovisuel et de la protection de la Nature.  En tant que futurs et actuels réalisateurs, les Iffcamiens ont une démarche de questionnement de la place de l'Homme dans son environnement, et ils cherchent à proposer une nouvelle manière de produire et diffuser les films ( financements participatifs, ciné-rencontre au plus prés du public...). Pourquoi l'institut est-il en danger ?  Cette formation doit être effectuée au sein d'un diplôme reconnu par l'Etat. Pendant plusieurs années, l'institut a été rattaché à l'université de Poitiers, et les étudiants ont obtenu un Master Pro ainsi qu'un statut étudiant ouvrant les possibilités de bourse et autres avantages indispensables. Malheureusement, ce partenariat riche et vital n'a pas été reconduit pour l'année 2017. Sans rattachement à une université, l'IFFCAM ne pourra pas survivre, malgré la bonne volonté et le soutien de ses étudiants, de ses salariés, du département et de la région. Pourtant, l'IFFCAM est plus qu'une école, c'est un vrai moteur de dynamisme local et national, tant au niveau économique que social. Les commerces, bar, supermarché, tabac, auberge, boulangerie... du village et de la zone bénéficient économiquement de la présence des étudiants et des nombreux intervenants qui restent souvent plusieurs jours.  Les ressortissants de l'institut sont très nombreux à participer aux tournages de documentaires, en tant que stagiaires, mais aussi réalisateurs, chef-opérateurs, cadreurs, monteurs ... pour des chaînes importantes telles qu'Arté, France 5, Ushuaïa TV, M6... Ils se sont fait une place dans le milieu fermé du documentaire et de l'Audiovisuel au sens plus large. Chaque année, les films des actuels et anciens étudiants sont sélectionnés dans de nombreux festivals prestigieux en France et à l'étranger ( FIFE de Paris, ou encore le Festival International Nature Namur). Pour preuve de cette ouverture vers l’international, les étudiants d'origines diverses, suisses, algériens, hollandais, chinois, japonais, ou encore chiliens, bénéficient de la qualité de cette formation à la Française, tout en l'enrichissant de leur culture. Mais L'IFFCAM c'est aussi une communauté, avec un partage des savoirs, ou encore un échange de matériels parfois hors de prix, bref une entraide indispensable pour survivre dans ce milieu restreint qu'est l'audiovisuel. Les anciens étudiants savent ce qu'ils doivent à cette formation. Elle offre non seulement un gage de sérieux aux maisons de production, mais aussi par exemple, des possibilités de formations Pôle Emploi pour des stages de pilotage de Drone ou de montage cinéma.  Ce que nous souhaitons aujourd'hui, c'est faire entendre nos voix : Nous, actuels ou anciens élèves, ne voulons pas voir disparaître un institut qui a changé nos vies et qui est dorénavant un patrimoine international avec un rayonnement qui dépasse nos frontières.  Aidez-nous à sensibiliser le ministère de l'enseignement supérieur et des universités comme celle de la Rochelle, pour offrir une pérennité à un établissement vital. Nous vous remercions sincèrement pour votre temps !  Les Iffcamiens, et amis de l'IFFCAM

Association les Amis de l'IFFCAM
3,140 supporters
Started 4 months ago

Petition to Procureur de la République, Nathalie Dompnier, Laurence Barriquand, Olivier Rabot, Elise Bayet, Geneviève GOUREAU-GONNET, Jean-Yves Authier

Lyon 2 : halte au harcèlement judiciaire contre Sophie Perrin #SophiePerrin

Madame la Présidente de l’université Lyon 2, Monsieur le Procureur,   Nous avons été informés de faits qui se sont produits sous l’égide des deux équipes présidentielles précédentes de l’université, qui perdurent sous le mandat actuel, et que nous considérons comme extrêmement graves. Malgré une mention très bien pour l’ensemble de son master recherche en anthropologie, et un mémoire, intitulé « l’inceste : consistance du silence », à la qualité scientifique reconnue (noté 18/20, lauréat du prix scientifique de la CNAF), Sophie Perrin, salariée en reprise d’études, syndicaliste CGT depuis 2001 et élue sur liste UNEF (TUUD) au sein de sa faculté, féministe, libertaire, et également survivante de l’inceste, s’est vu refuser, d’une manière qui pose question, la possibilité de candidater aux contrats doctoraux ministériels en juillet 2010, puis l’accès en thèse. Depuis 2010, pour avoir tenté de défendre ses droits en diffusant, notamment, des extraits de ses travaux par courriel, elle vit un enchaînement de procédures judiciaires qui mettent à chaque fois un peu plus en danger son emploi (Sophie Perrin est fonctionnaire), après avoir achevé de détruire ses possibilités de poursuite d’études en doctorat. Une troisième procédure pénale a ainsi été enclenchée courant 2015 par 4 plaignants à titre individuel : une plainte pour « mails malveillants ». Sophie Perrin a été auditionnée par la police en janvier 2016. Elle a pu montrer au commissariat les preuves restées inaudibles en audience durant la procédure précédente. Elle a pu en ressortir après une grosse demi-heure d’explication policière par téléphone au Parquet.La plainte a été classée sans suite par le Parquet au bout de 2 semaines, après lecture de ces pièces. Mais deux ans plus tard, en août 2017, sans élément factuel nouveau connu, le Parquet change d’avis et effectue une citation directe pénale à l’encontre de Madame Perrin sur ce dossier. Les plaignants sont - Marie-Carmen Garcia, sociologue, spécialisée en études de genre, ex-codirectrice de la recherche de Sophie Perrin, et qui a notamment déclaré dans ses PV de police comme élément à charge que « Elle nous a toujours fait comprendre qu’elle était victime d’inceste sans vraiment le dire, mais j’ai des doutes sur la véracité de ce qu’elle veut nous faire croire » - André Tiran, auteur de l’interdiction faite à Sophie Perrin de tout accès aux locaux de l’université Lyon 2 durant plus de 2 ans de 2010 à 2013 alors qu’il en était président, interdiction reconnue comme abusive et annulée par la justice administrative. - Lionel Obadia, alors directeur de l’école doctorale, et auteur du refus de la possibilité de candidater aux contrats doctoraux subi par Sophie Perrin en 2010. - Gilles Maletras, cadre A au service juridique de l’université Lyon 2, en charge de la confection concrète des dossiers pour les procédures pénales successives, et de leur suivi.   Nous demandons :  ·         Au Parquet de Lyon, s’il souhaite réellement poursuivre pour cette plainte, de le faire par une procédure qui permette une réelle enquête à charge et à décharge, afin d’aller véritablement au fond de cette affaire. Et non de poursuivre via une suite de procédures de fait menées à charge comme semblent l’y conduire les parties civiles depuis bientôt 8 ans maintenant.  ·         A l’université Lyon 2 et à sa présidence actuelle, de s’interroger sur la situation d’éventuel conflit d’intérêt concernant Monsieur Maletras, partie civile de cette affaire depuis 2015 mais également en charge de ce dossier pour le service juridique de l’université. Il dispose à ce titre, notamment, du numéro en ligne directe du Parquet, et donc de moyens d’entrée en relation institutionnellement facilités. Une pression téléphonique constante a déjà conduit auparavant, dans cette affaire, le Parquet à des décisions prises dans des délais beaucoup plus rapides que la norme commune. Situation qui lui a peut-être laissé peu de marge pour pouvoir prendre bonne connaissance du dossier dans la sérénité, « à tête reposée », avant la première décision d’inculpation.  ·         A la nouvelle présidence de réexaminer l’opportunité de l’engagement de l’université Lyon 2 dans le soutien, notamment financier, à ces poursuites (1). Leurs motivations, datant des anciennes présidences, posent question, lorsque l’on voit que par exemple, Madame Garcia écrit comme élément à charge, dans ses PV de police, que « Je vous informe qu’elle est très impliquée dans le mouvement syndicaliste et anarchiste. », et donc que « elle adore contrer les règles ».  ·         Aux acteurs de l’université Lyon 2 compétents d’étudier, à l’amiable, différentes solutions permettant à Sophie Perrin de construire une thèse sur son thème de recherche, qu’elle puisse soutenir en région lyonnaise. Le plan interministériel de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants 2017-2019 et le rapport de mai 2017 du groupe d’expertise du CNRS affirment la nécessité urgente, concernant l’inceste, « d’améliorer les connaissances tant en termes de données chiffrées, que de compréhension globale du phénomène et de ses conséquences ». Il est, par suite, incompréhensible qu’une recherche sur ce thème, à la qualité reconnue, continue à être bloquée.   (1) Lorsqu'un agent de la fonction publique sollicite la protection fonctionnelle au motif qu’il aurait été victime d’attaques, il lui est alors nécessaire d’apporter la preuve de la réalité des éléments pour lesquels il demande à l’Administration sa protection (cf. par exemple la jurisprudence n°112538 du Conseil d'Etat, datée du 24 février 1995). La protection fonctionnelle est le soutien, notamment financier, du par l'Administration à ses agents lorsqu'ils sont victimes d'actes délictueux avérés, dans le cadre de leurs fonctions.

Collectif de soutien À SOPHIE PERRIN
711 supporters