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Enseignement supérieur

11 petitions

Started 3 weeks ago

Petition to Frédéric Fleury, Khale Bouabdallah, Jean-François Pinton, Eric Maurincomme, Jacques Comby, Hamda Ben Hadid, Michèle Cottier

Abandon du projet "Université Cible" de Lyon et Saint-Etienne

Par notre signature nous demandons l’abandon du projet de constitution de “l’université cible” par fusion des établissements Lyon 1, Lyon 3, Saint-Etienne, INSA Lyon et ENS Lyon.  En premier lieu, ce projet est conduit dans une totale opacité, sans aucun objectif académique, sans qu’aucun bilan partagé n’ait été tiré du fonctionnement actuel et sans consultation de la communauté. Des soi-disant “principes incontournables” sont appliqués, alors que ces principes - contraires à l’esprit et aux missions de l’université française - n’ont été approuvés par aucun conseil d’administration des établissements concernés.  Nous rappelons que l’obtention du label “Initiative D’EXcellence (IDEX)” est le seul objectif assumé justifiant ce projet. Or les coûts humains et financiers de la ré-organisation seront bien supérieurs aux maigres bénéfices obtenus ! Les exigences pour l’obtention de ce Label n’ont aucune commune mesure avec l’entreprise conduite par une poignée de chefs d’établissements ; l’IDEX n’est donc qu’un prétexte à un virage radical de l’enseignement supérieur Lyonnais.  Au delà de la méthode inacceptable, nous dénonçons notamment :  La désorganisation qui sera interminable ; et par conséquent les souffrances au travail engendrées pour tous les personnels. La remise en cause de la gestion démocratique de nos établissements. L’absence de projet académique au profit de manoeuvres politiciennes sans envergure ; la principale illustration étant l’éviction autoritaire de l’Université LYON 2 qui dénature totalement le projet initial. La fin annoncée du modèle des Unités de Formation et de Recherche (Facultés) qui seront à terme remplacées par des structures de pôles dérogatoires, non démocratiques, et restreints à des “périmètres très sélectifs”. C’est la fin de l’université publique comme “ascenseur social”. La constitution d’un “Institut commun du premier cycle” qui concentrera l’ensemble des formations non sélectives post-BAC. Cette logique de “collège universitaire”, qui consacre la mise en oeuvre d’une formation transversale « low cost » à côté des formations d’excellences rattachées aux pôles, ne fera que reculer, voire interdire, l’accès réel aux études spécialisées pour les jeunes ; elle aboutira à une dichotomie entre les enseignants-chercheurs dans leurs missions, dont un certain nombre pourront êtres tentés de se concentrer sur les formations sélectives aux objectifs mieux définis. La re-définition, sans aucun débat, des objectifs des universités : les jeunes, les familles et les entreprises de notre Région sont abandonnés au bénéfice d’une compétition internationale marchande : notre seule ambition deviendrait d’attirer les étudiants les meilleurs (et les plus riches ?) du monde entier. Enfin les conditions juridiques dans lesquelles est conduite cette fusion : les annulations en justice de plusieurs élections et décisions à l’UdL, ainsi que les ordonnances législatives de circonstance, contestées et dérogatoires au code de l’éducation, mettent en doute la capacité pour les porteurs de projet à établir des fonctionnements rigoureux et stabilisés.  Une re-composition d’une telle envergure ne peut se faire sans la communauté universitaire ; elle est donc condamnée à l’échec, mais les dégâts engendrés pourraient être irréversibles si le processus n’est pas stoppé au plus tôt par la communauté universitaire.

Démocratie et Transparence à l'Université de LYON
24 supporters
This petition won 2 months ago

Petition to Patrick Lévy

Faites appel de la décision du CNESER relaxant un enseignant condamné pour harcèlement

Le 10 juillet dernier, le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche – CNESER statuant en matière disciplinaire a relaxé le Professeur Serge Dufoulon, Professeur de sociologie à l’Université Grenoble Alpes, condamné par la section disciplinaire de notre établissement pour des « comportements et propos (…) incompatibles avec les fonctions d’enseignement » et s’apparentant à du harcèlement sexuel. Depuis plusieurs années, les étudiant·e·s du département de sociologie, les organisations syndicales étudiantes de l’UFR Sciences de l’Homme et de la Société, témoignent, plus ou moins publiquement, des comportements déplacés d’un de leurs enseignants, au sein et en dehors des cours, allant de remarques misogynes à la volée devant des amphis de licence jusqu’aux attaques ad hominem répétées envers certain·e·s étudiant·e·s. Ces comportements ont été de nature à créer une ambiance d’étude oppressante, pour tout ou partie des étudiant·e·s suivant ses enseignements, et à occasionner des conséquences graves pour la santé psychique de certain·e·s. Aujourd’hui, la procédure disciplinaire au sein de l’université ne permet pas à des étudiant·e·s d’être reconnus comme des « victimes » ; seul existe un statut de « témoins », aucun processus de signalement ni aucune mesure conservatoires ne sont prévus pour permettre aux étudiant·e·s de poursuivre leurs études sereinement en étant soustrait.e.s à l’autorité d’un enseignant. Début 2016, une douzaine d’étudiant·e·s contre qui ces comportements étaient plus spécifiquement dirigés ont choisi de lever l’omertà et d’entamer un processus pour faire reconnaître une situation de harcèlement sexuel. Dans le silence des textes, ces étudiant·e·s ont saisi la direction de leur UFR, la Vice-présidence étudiante puis la Présidence de l’Université en quête d’un accompagnement. Après près d’un an de procédure, le Professeur Serge Dufoulon a finalement été traduit devant la section disciplinaire de l’Université, et condamné pour « comportements et propos (…) incompatibles avec les fonctions d’enseignement » en janvier 2017. Le CNESER, dans sa décision du 10 juillet 2018 rendue publique à la demande de M. Dufoulon lui-même, a toutefois cassé cette décision et relaxé M. Dufoulon. Le CNESER, sans remettre les faits en question, a en effet considéré « que les enseignements de Monsieur Serge DUFOULON correspondent à un thème de la sociologie en lien avec le domaine sexuel ; que même si le déféré a abordé parfois crûment son cours, ses propos et le ton employés n'ont pas excédé les limites de la liberté académique (...) » sans jamais entendre ses victimes – qui ne peuvent avoir le statut de partie dans la procédure. Comme l'indique la lettre ouverte du 28 août dernier publiée par le Collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur, l’Association française de sociologie et l’Association des sociologues enseignant.e.s du supérieur, cette décision du CNESER disciplinaire pose des problèmes de conformité au droit. Elle crée par ailleurs une jurisprudence qui met dans l’insécurité juridique tout·e·s les étudiant·e·s des disciplines abordant la sexualité en y autorisant les comportements et propos déplacés constitutifs d’un harcèlement. Notre communauté universitaire ne peut pas laisser passer ça. Nos étudiant·e·s doivent savoir que l’Université les protège aussi, même lorsqu’ils sont victimes d’un·e enseignant·e ; Nos étudiant·e·s doivent savoir qu’enseigner une discipline abordant la sexualité n’autorise pas à outrepasser leur consentement ; Nos étudiant·e·s doivent savoir que les libertés académiques n'empêchent pas de qualifier de harcèlement sexuel des actes qui en relèvent ; Pour ces raisons, nous vous demandons, Monsieur le Président de l’Université, de faire appel en cassation devant le Conseil d’État de la décision du CNESER disciplinaire du 10 juillet 2018 à l’égard de M. Serge Dufoulon, comme seul vous, lui, et la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en avez la possibilité. Premiers signataires : - Flore Ailloud, co-animatrice du groupe d’action Jeunes Insoumis.es Grenoble ; - Lucie Blancheton, co-coordinatrice des Jeunes Écologistes Grenoble ; - Arthur Boix-Neveu, Représentant des étudiant·e·s de L’IEP auprès de la ComUE, élu UNEF Sciences Po Grenoble ; - Coline Bouret, Étudiante en information-communication, militante féministe ; - Romane Bricka, Ancienne chargée de projet pour la charte antisexisme de l’Université Grenoble Alpes ; - Salomé Burget, Coordinatrice interne de Solidaires Étudiant·e·s Grenoble ; - Jonas Costagliola, Ancien Vice-président étudiant de l’Université Grenoble Alpes, vice-président aux affaires juridiques de la L.I.C.O.R.N.E ; - Annie David, Secrétaire départementale du PCF, sénatrice honoraire de l’Isère ; - Lambert Demma, Secrétaire Général de Génération·s Campus Grenoble ; - Marine Girot, Trésorière d’Osez le féminisme ! 38 ; - Antoine Guerreiro, secrétaire nationale de l'Union des Étudiants Communistes ; - Maxime Martinet, Coordinateur de l’UEC Grenoble ; - Nassim Mekeddem, Vice-président étudiant de la Communauté Université Grenoble Alpes ; - Martin Oudart, InterAsso Grenoble Alpes ; - Sacha Maxime Pasquali, Président de la L.I.C.O.R.N.E. ; - Céline Piques, Porte-parole nationale d’Osez le féminisme ! ; - Joris Rouillon, Président de l’Unef Grenoble. Avec le soutien du CLASCHES – Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement sexuel dans l'Enseignement Supérieur

Jonas COSTAGLIOLA
360 supporters
Update posted 2 months ago

Petition to Emmanuel Macron, Frédérique Vidal, Edouard Philippe

Permettre aux jeunes diplômés d'effectuer des stages sans devoir payer une convention !

Bonjour à tous ! Je suis récemment diplômé d'un Master 2 de droit. Souhaitant effectuer un stage de septembre à décembre 2018 afin de me former, d'approfondir mes connaissances, de m'insérer rapidement dans le monde professionnel et de prendre un début d'indépendance financière par rapport à mes parents, je suis aujourd'hui contraint de devoir payer une convention de stage à hauteur de 400 euros pour pouvoir travailler. En effet, la loi autorise les établissements d'enseignement supérieur à délivrer une convention de stage aux seuls étudiants. Or, nouvellement diplômé de mon Master 2, je n'ai donc plus cette qualité qui me permettait d'effectuer un stage, sachant qu'une convention tripartite est obligatoire entre l'établissement d'enseignement supérieur, la structure d'accueil professionnelle et l'étudiant. Ainsi jeune diplômé, je dois à nouveau m'inscrire et régler les frais d'inscription subséquents (entre 400 et 600 euros) : dans des formations universitaires qui ne correspondent absolument pas à mon secteur, ou avoir recours à des organismes sur internet qui proposent une convention de stage en 48h auprès d'universités étrangères. En somme, je dois m'inscrire à une formation que je ne suivrai jamais pour simplement pouvoir obtenir une convention de stage. Je comprends que le législateur souhaite encadrer le recours aux stages, afin d'éviter que des entreprises n'abusent de ce statut. Cependant, qui accepterait aujourd'hui d'embaucher un étudiant à peine sorti de l'université sans expérience significative ? Le stage est justement la jonction entre l'enseignement supérieur et le monde professionnel, j'en ai besoin et je me retrouve au final pénalisé à devoir avancer une très large partie de ma première gratification de stage (de 550 euros) pour avoir le "droit" de travailler dans un pays dont le chômage frappe très fortement les jeunes... A l'heure des discours sur l'insertion professionnelle des diplômés, sur la "Start-up nation" et la "valeur travail", je trouve étonnant le fait de devoir payer pour travailler et s'insérer dans le monde professionnel ! Permettre aux établissements de l'enseignement supérieur de délivrer des conventions de stage pour leurs élèves diplômés jusqu'à 6 mois ou 1 an après la fin de leur formation me semble être une solution adéquate pour notre insertion professionnelle et pour nos finances. Mille mercis de soutenir cette cause et n'hésitez pas à diffuser ce message ! https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/02/22/une-convention-de-stage-a-tout-prix_5260918_4401467.html https://start.lesechos.fr/rejoindre-une-entreprise/actu-recrutement/business-des-conventions-quand-il-faut-payer-pour-faire-un-stage-10233.php

Romain R
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