Protégez la liberté d'expression! Arrêtez les poursuites contre Svetlana Prokopieva

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Игорь Ясин
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Début février, le domicile de Svetlana Prokopieva, une journaliste de renom de la région de Pskov (nord-ouest de la Russie), a été perquisitionné. Elle est “soupçonnée” d’”apologie du terrorisme" et risque jusqu'à sept ans de prison.

Svetlana Prokopieva collabore avec plusieurs grands titres de la presse russe. Jusque dernièrement, elle occupait le poste de rédactrice en chef de Pskovskaïa Goubernia, le principal journal indépendant de la région. A titre d'exemple, signalons que c'est le premier média qui a révélé en 2014 qu’il y avait des victimes parmi les parachutistes de la division de Pskov qui avaient été envoyés secrètement dans l’est de l’Ukraine pour soutenir les séparatistes.

En novembre 2018, lors d'une émission de la radio Écho de Moscou à Pskov, Svetlana Prokopieva a fait part de ses réflexions sur l'attentat terroriste commis à Arkhangelsk dans l'enceinte locale des services secrets russes (FSB) par un jeune anarchiste. Un mois après, l’autorité russe de contrôle des télécommunications (Roskomnadzor) a déclaré d'avoir décelé dans ses propos des signes d’apologie du terrorisme.

Svetlana rappelle toujours que la déontologie journalistique est la valeur la plus importante pour elle. Elle sous-entend par-là entre autres la liberté d'expression qui implique la possibilité de débattre de tout événement important pour la société, y compris les actes terroristes. Il va sans dire que de telles discussions ne peuvent pas automatiquement être considérées comme "apologie du terrorisme". Le devoir des journalistes est de couvrir tous les problèmes intéressant les citoyens, d’exprimer les opinions qui sont les leurs.

Néanmoins, Écho de Moscou à Pskov a été condamnée à une amende de 150 milles  roubles (2.000 euros) et le site Pskovskaïa Lenta Novosteï qui a publié la transcription de l'émission à une amende de 200 milles roubles (2700 euros). Svetlana Prokopieva, quand a elle, se retrouve donc soupçonnée dans une affaire de la justification du terrorisme (article 205.2, partie 2 du Code pénal russe).

Les défenseurs des droits de l'homme constatent la montée rapide et importante de ce type d’accusations en Russie. Des poursuites ont été engagées en nombre contre des journalistes aussi bien que contre des blogueurs. L’article 205.2 du Code pénal se transforme rapidement en un nouvel outil permettant la fabrication à la chaîne d’affaires de “crimes de la pensée”. Nous estimons qu’il est absolument inadmissible de considérer le travail des journalistes sous l’angle du Code pénal.

L’accusation portée contre Svetlana Prokopieva est d’autant plus absurde qu’elle ne faisait que son travail. Il est inacceptable de poursuivre ni les journalistes, ni les citoyens en général, pour avoir exprimé leurs opinions.

Nous sommes scandalisés par l’action des autorités russes et demandons que toute les persécutions à l’encontre de Svetlana Prokopieva soient immédiatement arrêtées.

Rejoignez notre campagne contre l’intimidation des journalistes en Russie, pour la liberté de parole. Signez et distribuez cette pétition!