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Why Dr. Mukwege?

Dr. Denis Mukwege has treated nearly 40,000 women in 10 years. About 10 women come to the Panzi hospital every day; and one third of them must undergo a reconstructive surgery. The Panzi Hospital is one of the rare hospitals in the Democratic Republic of Congo (DRC) with expertise in fistula repair. Between 2009 and 2011, surgeons at the hospital performed 755 fistula operations. Obstetric fistula is a hole between the bladder and vagina or between the rectum and the vagina. It has terrible physical consequences for the affected women such as uncontrolled leakage of urine and sometimes feces. (*)

Women rape has been used as a "weapon of war" by the various armed groups occupying the Kivu region since 1999. In this particular context, a raped woman or a woman who has undergone the worst sexual tortures, is not just turned into a victim of the act, she becomes out casted, a disgrace to her village, a living shame that needs to be sent far away. Besides the will by those culprits, to destroy the woman’s body, there is also a will to destroy her soul and whole future. In addition, living with fistula can lead to isolation when women are excluded from daily activities, or unable to participate in anything, even within their own families.

A study published in 2011 on the surgical outcome of obstetric fistula at the Panzi Hospital, shows that 14% of women with fistula in the last five years have been either abandoned, divorced or separated. And the percentage rises to 23% for women who have suffered a fistula for five to ten years. Fistula affects not only the individual or the family, but it also has an impact on society as a whole. (*)

By destroying the whole reproductive capacity of women, it is foremost their ethnic group that gets destroyed. To sterilize a woman in order to eradicate her ethnic group, is such a powerful weapon of war; a crime against the Mother of humanity.

In early 2012, the war flared up again in Eastern D.R. Congo, bringing back the barbaric sexual assaults on women and causing permanent mutilations. The same women who had already been treated return to the hospital, atrociously raped for a second time or third. And this time, the children born from those previous rapes are also victims of those atrocities.
In providing free care to these mutilated women, Dr. Mukwege restores their hope to live a normal life again and return to a social life through a psychological support that is now offered at the Panzi hospital.

Despite the likely retaliation from the leaders of the different armed groups that devastate the East of the D. R. Congo, Dr. Mukwege often took the risk of naming and denouncing the perpetrators of these hateful crimes in his speeches around the world. That risk was demonstrated on October 25, 2013 with the assassination attempt on his life.

He points out the indifference and lack of stance from the authorities in the DRC about the problem in the Eastern part of the country, which should rather be debated in order to prevent this kind of drift. He also highlights the latent impunity for these crimes.

The work of Dr. Mukwege demonstrates an unparalleled humanism in one of the most complicated geostrategic environment far ignored by the Western powers. His actions fully comply with the selection criteria for the Nobel Prize for Peace, as listed in the will of Alfred Nobel.

After 3 months of exile in Europe and the United States, Dr. Denis Mukwege took the decision to return to Bukavu, Monday, January 14, 2013, to continue to treat his patients, despite the danger.

The Doctor had indeed escaped an assassination attempt on October 25, and one of his guards was killed. This attack provoked strong international condemnation but mostly local.

That decision of Dr. Mukwege, rather than courageous, of return back to Kivu, demonstrates his commitment and unfailing devotion to the cause of women raped.

 (*) Source: www.panzihospital.org

 Pourquoi le Dr Mukwege ?

Le Docteur Denis Mukwege a soigné près de 40.000 femmes en 10 ans. Chaque jour une moyenne de 10 femmes se présente à l’hôpital de Panzi et 1/3 d’entre elles doivent subir une intervention chirurgicale reconstructrice. L'hôpital de Panzi est l'un des rares hôpitaux de la République Démocratique du Congo (RDC) ayant des compétences dans le domaine de la réparation de la fistule. Entre 2009 et 2011, les chirurgiens de l'hôpital ont effectué 755 opérations de la fistule. La fistule obstétricale est un trou entre la vessie et le vagin, ou entre le rectum et le vagin. Elle a de terribles conséquences physiques pour les femmes concernées, telles que les fuites incontrôlées d’urine et parfois d’excréments.(*)

La femme est désormais utilisée comme « arme de guerre » par les différents groupes armés qui occupent le territoire, et ce depuis 1999.  Il faut en effet comprendre que dans ce contexte particulier, une femme violée ou ayant subi les pires atrocités de nature sexuelle n’est pas traitée en victime : elle devient un paria, une infamie pour son village, une honte vivante qu’il faut à tout prix éloigner.  Et cette volonté de détruire le corps de la femme vient surtout, de la part des auteurs, une volonté d’en détruire l’âme et l’avenir. De plus, vivre avec la fistule peut conduire à l'isolement lorsque les femmes sont exclues des activités quotidiennes, ou incapables d’y participer, au sein même de leurs propres familles. Comme le montre une étude sur le résultat chirurgical de la fistule obstétricale à l'hôpital de Panzi, publiée en 2011, 14 % des femmes qui ont une fistule depuis moins de cinq ans ont été abandonnées, sont divorcées ou séparées, alors que ce pourcentage passe à 23 % pour les femmes qui ont souffert d'une fistule pendant cinq à dix ans. La fistule affecte non seulement l'individu ou la famille, mais elle a aussi un impact sur la société toute entière. (*)

En anéantissant par tous les moyens possibles les capacités reproductrices des femmes, c’est avant tout l’ethnie à laquelle elles appartiennent qu’ils détruisent.  Stériliser la femme pour éradiquer son ethnie, est une arme de guerre abjecte et puissante, un crime contre la Mère de l’humanité. Depuis le début 2012, la guerre a repris de plus belle à l’Est de la RD Congo, avec elle, les assauts sexuels barbares sur les femmes, causant des mutilations permanentes. Les mêmes femmes déjà soignées se retrouvent pour la deuxième, voire la troisièmes fois, encore violées et cette fois-ci les enfants issues des viols sont à  leur tour victimes de ces atrocités.

En soignant gratuitement ces femmes mutilées, le Docteur Mukwege leur rend l’espoir de revivre normalement et aussi celui de retrouver une vie sociale décente de par l’encadrement psychologique qu’offre également l’hôpital.

Sachant qu’il pourrait faire l’objet de représailles de la part des différents chefs des groupes armés qui sévissent à l’est,  le Docteur Mukwege a souvent pris le risque d’aller dénoncer nommément les auteurs de ces crimes lors de ses différents discours à travers le monde, et ce au péril de sa vie, comme il a été démontré.

Il pointe une certaine indifférence et un manque de prise de position des autorités en R.D.C.,  qui permettrait un débat sur la problématique de l’Est du pays, contribuant ainsi à prévenir ce genre de dérive. Il souligne également  l’impunité latente des auteurs de ces crimes.

L’œuvre unique du Docteur Mukwege démontre un humanisme sans égal dans l’un des environnements géostratégiques le plus compliqué, jusqu’ici trop ignoré par les puissances occidentales.  

Ses actions satisfont pleinement aux critères de sélection pour le prix Nobel de la paix,  tel que repris dans le testament d’Alfred Nobel.

Après 3 mois d’exil, en Europe et aux Etats-Unis, le Docteur Denis Mukwege  a pris la décision de retourner à Bukavu, le lundi 14 janvier 2013, pour continuer à y soigner ses patientes, et ce malgré le danger encouru.

Le Docteur avait en effet échappé à une tentative d’assassinat le 25 octobre dernier, et l'un de ses gardes avait été tué. Cette agression avait provoqué de vives condamnations locales mais surtout internationales.

La décision, plus que courageuse du Docteur Mukwege de retourner au Kivu, démontre son engagement et son dévouement infaillible pour la cause des femmes violées.

Wij willen Dokter Denis Mukwege voordragen voor de Nobelprijs voor de Vrede 2013!

Vanaf 1999, wanneer hij het ziekenhuis in Panzi (Bukavu, DRCongo) opricht, ontfermt Dr. Denis Mukwege zich over vrouwen die  slachtoffer zijn van verkrachtingen en seksueel geweld en te lijden hebben van ernstige gynaecologische afwijkingen. Hij ontdekt in het oosten van de DRC immers een nieuwe plaag die het verdere verloop van zijn carrière diepgaand zal beïnvloeden: de moedwillige en systematische verminking van de vrouwelijke genitaliën. Om deze epidemie het hoofd te bieden, specialiseert Dr. Mukwege zich in het chirurgische herstel van de vaginale fistel. Inmiddels wordt hij wereldwijd erkend als specialist ter zake. Jaarlijks worden in Panzi bijna 3000 vrouwen aldus "hersteld". 

Tevens trekt hij de aandacht van de rest van de wereld op het lijden en de seksuele wreedheden die vrouwen moeten ondergaan in Oost-Congo, waar verkrachting als oorlogswapen wordt gebruikt. Tijdens zijn toespraken stelt hij ook de schuldigen aan de kaak. In een laatste aangrijpende toespraak die hij op 25 september 2012 bij de VN houdt, dringt hij er bij de internationale gemeenschap op aan om Congolese vrouwen bij te staan om de vrede en hun waardigheid terug te vinden. Tevens laakt Dr. Mukwege openlijk de laksheid en het gebrek aan moed van diezelfde internationale gemeenschap met betrekking tot de wreedheden begaan in de DRC.

Op 25 oktober 2012 wordt Dr. Mukwege aangevallen wanneer hij zich naar zijn huis in het centrum van Bukavu begeeft. De bewaker van zijn huis wordt van dichtbij neergeschoten na hem te hebben gewaarschuwd voor het gevaar, zijn auto wordt in brand gestoken en hij wordt vastgebonden maar de buurtbewoners snellen hem ter hulp en hij kan ongedeerd wegkomen. Sindsdien woont hij in ballingschap in Europa, met zijn vrouw en twee dochters, maar zijn grootste wens is terug te keren naar Bukavu en zijn werk te voort te zetten, mits garantie van zijn veiligheid en die van zijn entourage.

Letter to
(EN version below-NL versie hieronder) For the attention of the Nobel Committee for Peace.
The doctor has been nominated for this award in 2009, but he did not received the prize... Today more than ever, this new nomination and later, the award will highlight the work that Dr. Mukwege did during nearly 16 years, tens of thousands of women "repaired" suites violent sexual assault that they have suffered! The war raged again in the Eastern R.D.C. and God knows the number of women who are in danger! The awarding of this prize, will make know the truth of the atrocities of war in eastern DRC, to the entire world, and will permit to contribute to finding more resources to terminate it and then to make stop the activities of the armed rebel groups... Congolese women like us, GFAIA association, are particularly shocked by what our sisters, our mothers and daughters are living in total indifference from the makers of this world!