Voulons-nous brader les vieux brise-lames de Saint-Malo ?

0 a signé. Prochain objectif : 2 500 !

Quand elle atteindra 2 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !

Ces géants qui nous brisent-l’âme
 
Claude Loncle n’est pas tout à fait aussi âgé que les brise-lames de Saint-Malo, mais il les connaît presque tous un à un. « Je suis né sur la digue, ils ont toujours fait partie du paysage,  Aujourd’hui, quand j’entends qu’on parle de les disperser en vente à la découpe chez quelques privilégiés, ça me brise-l’âme, explique-t-il avec malice. Alors j’en ai parlé autour de moi… et ça fait l’effet d’une bombe : tout le monde veut faire quelque chose ! Mais quoi ? ». La pétition « Sauvons les brise-lames de Saint-Malo » était lancée.
 
Nains de jardin
 
En effet, pour beaucoup de Malouins de naissance ou d’adoption, ces troncs bicentenaires sont des éléments du patrimoine qui doivent rester à la communauté car ils racontent une partie de notre passé. S’ils pouvaient parler, certains d’entre eux citeraient Châteaubriand, qui a su si bien les écrire dans ses Mémoires d’outre-tombe : « Nous grimpions ordinairement au haut de ces pieux pour voir passer au-dessous de nous les premières ondulations du flux. »


 
Alors, les amis de Claude se sont unis pour tenter de réhabiliter dans la ville les 500 brise-lames qui devront être remplacés – et éviter qu’ils ne se transforment en nains de jardins (ou comble du comble : à l’horizontale, en mode banc d’extérieur dans des jardins clos).
 
Seconde vie
 
L’idée est simple : offrir une seconde vie publique à ces pans d’histoire en les regroupant en bataillons dressés à la vue de tous. Et pourquoi pas une petite forêt de brise-lames dans le futur (et novateur) Musée de l’Histoire Maritime ? Un bosquet de troncs face au port pour faire jouer le promeneur, un cheminement place de la Gare pour accueillir le voyageur ? 
Comme on achète une pierre de château-fort pour contribuer à sa reconstruction, pourquoi pas une souscription pour financer l’intégration de ces joyaux marins dans le panorama malouin ?
Dans un pays littoral qui perd parfois son âme, les forces vives de Saint-Malo n’ont jamais manqué d’idées pour préserver son identité contre vents et marées. Nos architectes, urbanistes, historiens, élus… sauront trouver les solutions qui raviront la population.
 
S’il n’était pas atteint par la maladie, Claude aurait été le premier à grimper en haut de ces brise-lames pour faire entendre nos voix.
En ajoutant votre nom à cette pétition, vous éviterez que notre patrimoine ne soit bradé, mais ancré bien solidement à sa juste place : sur l’espace public. Signons !