Des mesures d'urgence pour le logement social : suspension des loyers !

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Face à la crise sanitaire mais aussi à la crise économique et sociale qui précarisent encore des millions de Français·es, les communistes de Bonneuil demandent des mesures d'urgences aux bailleurs. Parmi ces mesures, la suspension et l'étalement des loyers pour toutes et tous celles et ceux qui sont touché·es par la crise (chômage partiel, licenciements, pertes de revenus, etc), ainsi que la suspension des recouvrements de dettes locatives, l'élargissement des délais de paiement et l'arrêt des envois automatisés de courriers de mise en demeure.

Nous demandons aux bailleurs sociaux :

  1. de suspendre ou reporter les loyers le temps de la crise sanitaire à minima. Cette suspension peut se faire par exemple sous condition de revenu, afin que toutes et tous les locataires les plus fragiles, perdant une part de revenu, soient concerné·es par ces mesures. Cette suspension pourrait se financer par des prêts à taux zéro de différents acteurs concernés.
  2. de suspendre les recouvrements de dettes locatives pour toutes et tous les locataires.
  3. de suspendre les envois immédiat de courriers automatisés de mise en demeure. Pour les locataires les plus précaires, ces courriers sont une source d’angoisse qui complique la gestion de la crise pour tous les acteurs.
  4. d’élargir les délais de paiement afin de permettre aux locataires de ne faire le versement qu’après avoir reçu salaires et autres revenus complémentaires, aides sociales, etc.

 

A ces mesures d’urgence doivent être ajoutées de grandes transformations dans la politique nationale du logement social :

  • les règles imposant un pourcentage minimum de logements sociaux (SRU) doivent enfin être appliquées sur tout le territoire, en aggravant les sanctions en cas de non-respect. Globalement, de nouveaux logements sociaux doivent être construits dans toute la France.
  • le logement social doit repasser sous contrôle direct des citoyen·nes, notamment par la création d’un service public national du logement, de l’habitat et de la ville s’appuyant sur un pôle public financier (financement à taux zéro du logement public), un pôle public de la construction et une agence nationale foncière.
  • des outils publics dont la mission serait de mettre en oeuvre localement le droit au logement avec une gestion démocratisée, une représentation renforcée et majoritaire des élus locaux, des représentants des salariés, des associations et des usagers bénéficiant de nouveaux droits de décision et de contrôle.

Nous restons mobilisé.es déterminé.es dans la lutte pour obtenir dès maintenant des solutions concrètes pour les locataires !