Pour un accès équitable à la formation universitaire en psychothérapie au Québec

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Suite à la nouvelle réglementation pour l'obtention du titre de psychothérapeute encadrée par la Loi 21, plusieurs professionnels des Ordres concernés se heurtent à un laborieux et onéreux processus de reconnaissance de leurs formations. En effet, la loi ne permettant pas de reconnaître leurs compétences acquises par l’expérience, ils  doivent s’orienter puis s’engager dans des dispositifs d’acquisition des compétences par leurs propres moyens, le plus souvent sans la garantie d’aucune fiabilité des contenus ni de leur approbation des plans de cours.


Certaines professions, dont les sexologues (maîtrise clinique UQAM) et les thérapeutes conjugaux et familiaux (Msc (A) McGill) se sont vu offrir de nouveaux programmes ou des réaménagements de programmes existants afin d’accéder, directement à la fin de leurs études, au permis de psychothérapeute. Ce n’est pas encore le cas des conseillers d’orientation, ni celui d’autres professions qui ne bénéficient toujours pas d’une formation non seulement pertinente mais aussi créditée.


L’accès des professionnels à la formation requise légalement pour exercer la pratique de la psychothérapie reste donc malheureusement inéquitable, que ce soit en termes financiers (certains cours ne sont dispensés que dans le secteur privé à des tarifs prohibitifs) ou géographiques (les formations en ligne sont pratiquement inexistantes, pénalisant les professionnels exerçant en zone éloignée).

L'Université Laval a été pionnière en développant à l’attention des conseillers d’orientation un programme de formation clinique en psychothérapie. Toutefois, il semblerait que ce projet ait été abandonné pour des questions de pérennité financière.

Or, s’il y a présentement 1 314 détenteurs de permis de psychothérapeute, notre groupe Facebook consacré aux opportunités de formations reconnues en psychothérapie et au processus de demande de permis de psychothérapeute compte à lui seul plus de 550 membres, sur la seule profession de conseillers d’orientation. Ces chiffres indiquent que les professionnels qui se questionnent sur les voies d’accès au permis de psychothérapeutes représentent en nombre plus du tiers de ceux qui sont en exercice, 6 ans après la Loi.  La responsabilité incombe aux universités qui ont diplômé les professionnels en relations humaines (conseillers et conseillères d’orientation, criminologues, ergothérapeutes, infirmier et infirmières, psychoéducateurs et psychoéducatrices, sexologues, thérapeutes conjugaux et familiaux) de leur donner accès au développement des compétences imposées par la loi pour exercer la psychothérapie.

Nous exprimons ici notre vif intérêt pour que des projets de formations se concrétisent, dans ou entre les universités québécoises — incluant la TELUQ. Le partage du champ d’exercice de la psychothérapie ne doit pas se limiter à un voeux pieux et la formation pour y accéder ne doit pas se réduire à la captation de l’offre par le secteur privé. Aussi, nous appelons à la création de programmes ou de réaménagements des programmes déjà existants, reconnus par des crédits universitaires, accessibles en ligne et, si possible, ouverts à toutes les professions des relations humaines.

Nous nous tenons à la disposition de toutes les bonnes volontés académiques, pédagogiques ou de recherche, pour partager notre expérience et la transformer en données permettant de documenter la fiabilité et la viabilité d’un tel projet.



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