Soutien à la grève des étudiant​.​e​.​s moniteur​.​rice​.​s de la BU Sainte Barbe

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En pleine pandémie alors que la précarité étudiante n'a jamais été aussi forte, que les images des queues devant les banques d'aides alimentaires ou encore les milliers de demandes d'aides alimentaires dans nos universités ont été le visage de la précarité de la jeunesse, la direction de l'université Paris 3, main dans la main avec le Ministère de l'Enseignement Supérieur, a décidé de faire des économies de salaire sur nous, les employé.e.s étudiant.e.s. de la BU Sainte Barbe.

En effet, alors que la bibliothèque était fermée suite aux mesures sanitaires, la direction a décidé de supprimer 3 jours de nos salaires et nous a proposé de retourner au travail en pleine période d'examens, sans ces 3 jours de salaire, et en proposant de rattraper ces heures avec des journées supplémentaires.

Pire encore, dans une période de crise sanitaire et économique, la direction veut aujourd'hui imposer la destruction de notre statut de moniteur déjà précaire, et veut nous forcer à accepter de nouveaux contrats sans plancher horaire fixe pour l'année 2021-2022 qui renforceront encore la précarité et l'instabilité de nos salaires, en ne nous garantissant plus un salaire mensuel stable.

Ce que révèle ces attaques contre des travailleur.euse.s étudiant.e.s comme nous tou.te.s, c'est une nouvelle fois le dédain du gouvernement mais aussi de la direction de Paris 3 pour des travailleur.euse.s précaires, le tout derrière un vernis de la lutte contre la précarité et un discours que ces emplois seraient prétendument une aide pour les jeunes. En réalité, la décision est celle faire des économies sur le dos de jeunes travailleur.euse.s.

Ces attaques montrent aussi que derrière les annonces en grandes pompes du plan 1 jeune 1 solution ou encore d'aides ponctuelles de 200 euros, le gouvernement a comme d'habitude décidé de faire payer le poids de la crise à la jeunesse. Si ces opérations de communication ne trompaient personne, elles montraient en réalité la nécessité du gouvernement de tenter de calmer la colère de la jeunesse plongée dans une extrême difficulté.

Ce qui se joue en arrière plan, c'est l'acceptation que dans ce système néolibéral, les jeunes et les travailleur.euse.s galèrent en bossant dans des jobs précaires. Une évidence qui transparaît dans les attaques contre nous, les salarié.e.s de la BSB, mais aussi dans les propos de Gabriel Attal, alors secrétaire d'état à la jeunesse, lors de l'été dernier : « étendre le RSA aux jeunes ce serait se placer dans un esprit de défaire ».

Ces attaques montrent le mépris contre nous, les petites mains qui font tourner les bibliothèques, pour des salaires de misère ; elles sont de plus directement pilotées par le gouvernement et par nos directions d'universités. Elles sont liées aussi à la casse de nos services publics et la logique qui y domine, soit la multiplication de contrats précaires qui règne dans le milieu universitaire et des bibliothèques. Aujourd'hui la norme est celle de la flexibilisation, de la concurrence et de la précarisation maximale des personnels.

Nous, l'unanimité des 23 étudiant.e.s salarié.e.s de la BSB, nous battons contre des attaques contre nos conditions de travail mais aussi contre un gouvernement et une direction d'université qui veut nous faire payer le coût de la crise. Nos revendications sont les suivantes :
- que notre rémunération soit maintenue durant la fermeture exceptionnelle de la bibliothèque due aux annonces gouvernementales, sans avoir à rattraper ces heures.
- la garantie d'une rémunération en cas d'un nouveau confinement ou d'une fermeture exceptionnelle.
- la garantie de ne pas voir nos conditions de travail être encore dégradées alors que de nouveau contrats sont prévus pour l'année 2021-2022, sans garanties notamment pour la base d'heures fixes hebdomadaires et des congés payés.

Pour nous soutenir, il est primordial de partager cette pétition et de la signer, de participer à  notre caisse de grève et de venir nombreuses et nombreux pour nos prochains rendez-vous. Nous tiendrons notre cinquième piquet de grève ce samedi 16 janvier de 9h30 à 14h sur la place du Panthéon :  c'est l'occasion de montrer à la direction de Paris 3 que nous ne sommes pas seul.e.s !

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