Back to original statement - organisation des examens de janvier.

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Juan Collin started this petition to Université Libre de Bruxelles

 

           

Nous estimons que la tenue en présentielle de l’entière session d’examen de janvier, est une décision dont la déconnexion avec la réalité qu’est la nôtre rend mauvaise, après sages et mures réflexions, bien que d’accord avec certains arguments avancés par les membres constitutifs du jury, nous rencontrons d’innombrables problèmes quant à cette dernière :

 

            Le premier contentieux réside, évidemment, dans la situation sanitaire, qui, vous en conviendrez, peut être qualifiée de déplorable. Il n’est en aucun cas question d’un déconfinement, de nombreux secteurs sont encore sous la menace de la faillite, impuissant, ne pouvant ouvrir. Selon l’épidémiologiste Marius Gilbert (qui travaille à l’ULB, soit dit en passant), les chiffres actuel (concernant l’épidémie de COVID-19) sont, à minima, deux fois plus élevé que ceux enregistré lors du précèdent déconfinement. L’immense majorité des étudiants, l’immense majorité des travailleurs, l’immense majorité des belges entreprennent d’incommensurables efforts pour, au nom de la collectivité, endiguer cette épidémie. Pour nous, étudiants, il s’agit d’autant plus d’effort frisants avec le déraisonnable, vous le savez mieux que nous, les études supérieures sont probablement le moment d’une vie où les contacts sociaux sont et doivent être les plus nombreux. Le second confinement risque d’être la source de funestes records, selon la plateforme « SOS-suicide », lors du premier confinement les appels de détresse reçus étaient en augmentation de 50% par rapport aux mêmes périodes lors d’année dites « normales » (la plateforme n’a pas encore donné de chiffres relatif au second lockdown mais affirmes que ces derniers devraient être bien plus important. Le journal français « France info » a publié un sondage révélant que 3,4% des personnes sondées affirment avoir envisagé sérieusement de se suicider (contre 2,2% lors de du premier confinement). Tous ces chiffres ne sont pas avancés pour plaider en la défaveur du confinement, bien au contraire, ils ont pour but de montrer les conséquences que les citoyens payent de cet effort. Nous estimons par conséquent, et à raison, qu’entasser 200 étudiants comme du bétail dans un auditoire est une honte. Agglomérer 200 étudiants au sein d’une même pièce est une véritable insulte envers les ahans que chacun d’entre nous consent depuis maintenant presque deux mois, ces pénibles efforts ne seront alors qu’un coup d’épée dans l’eau. Réunir 200 étudiants dans un même local est un manque de respect sans noms envers celles et ceux ayant fait faillite, celles et ceux ayant perdu leurs emplois et leurs revenus, celles et ceux ayant perdu un être cher, celles et ceux ayant été cet être cher. Un nombre non-négligeable d’entre nous craint, à raison, le mal invisible qu’est le coronavirus, nombre d’entre nous craignons pour notre santé, mais nombres d’entre nous craignons de contaminer nos parents, eux qui ne peuvent se permettre d’être malade et donc de perdre leur revenu durant ce laps de temps. Créer un conglomérat de 200 étudiant dans une seule pièce est un total manque de respect pour ces gens-là.

 

            Le second litige est plutôt en lien avec la façon d’évaluer les examens.  Il est incontestable que les cours en ligne sont bien plus éreintant à suivre pour les étudiants, mais aussi à donner pour le corps professoral, nous ne l’ignorons pas. Cependant, une majorité significative d’entre nous ressent des difficultés de concentration face à un ordinateur, le cadre n’aide en rien l’efficacité de cette dernière. Beaucoup d’étudiant se trouvent dans l’obligation de regarder plusieurs fois un même cours pour réussir à comprendre les éléments de ce dernier. Cependant, nous concédons que les cours en lignent sont la méthode la moins couteuse (bien évidemment pas économiquement mais humainement), c’est pourquoi nous l’acceptons bien évidemment. Nonobstant, vous n’êtes pas sans savoir que la mémoire est dite contextuelle, ce qui signifie que les informations que notre cerveau retient s’imprègnent dans notre mémoire grâce au contexte dans lequel nous les avons apprises (par exemple, lorsque je vous demande de vous rappeler des formules utilisées pour résoudre une équation du second degré, il est plus que probable qu’une grande majorité d’entre vous revoient son professeur les énoncer ou se revoient faire un exercice de ce type en classe). Le souci étant que, pour les cours en ligne, ce contexte aidant à se souvenir d’informations précises est littéralement assimilable au néant. Nous sommes évidemment en accord avec le fait que nous devons absolument être évaluer lors de notre formation, il serait d’un ridicule indescriptible de ne pas le faire. Par contre, une réforme des modalités d’interrogations semble nécessaire. Pour revenir sur un terme particulièrement important dit précédemment, nous sommes en formations, nous sommes formés à une profession (dans notre cas dans le secteur de l’économie), l’objectif de cette formation est donc de nous offrir les clés nécessaires afin d’être en capacité de bien réaliser notre futur travail. Seulement, d’ordinaire, il subsiste, dans le cours, des éléments objectivement inutiles à la bonne réalisation et à l’accomplissement de nos futures carrières (nous pensons notamment aux incommensurables démonstrations en mathématique et en statistique que, vous comme moi, savons pertinemment ne nous serons nullement utiles dans nos emplois.). D’ordinaire il nous semblait déjà peu profitable de connaitre sur le bout des doigts ces dernières, mais le contexte actuel (cf.  Impossibilité d’user de notre mémoire contextuelle), l’obligation de connaitre les éléments susdits est d’une risible absurdité que nous ne saurions décrire. La cotation de ceux-ci n’a d’utilité que de mal trier les étudiant, non pas via leur sagacité et leur capacité à maitriser les clés qui leur seront utile dans le futur mais uniquement sur leur aptitude à ingérer un gloubiboulga infâme d’inutilité sans nom, le tout dans un contexte aux antipodes d’une optimisation mémorielle. Chose qui va simplement mettre de côté tous les étudiant souffrant de trouble de la concentration ou ceux vivant dans un contexte inadéquat à la concentration (famille nombreuse, logement exigu…), ce sont pourtant des problèmes ne portant en aucun cas préjudice à la bonne réalisation de leur vocation. C’est pourquoi nous réclamons que la matière d’examen ou la façon d’évaluer cette dernière soit revisité pour le bien de tous.

 

            Nous pourrions encore longuement évoquer d’autres arguments comme le stress qu’une décision si tardive engendre, le fait que le corps professoral nous affirmait jusqu’il y a peu, avec véhémence que les examens devraient se dérouler en distanciel et donc à cours ouverts, comme cela a été le cas avec les tests que nous avons déjà fait. Cette aplomb dans leurs propos a fait que nombres d’étudiants ont pris la (mauvaise) décision d’y croire et donc, de ne pas mettre en place ce qu’il fallait mettre en place en cas d’examens en présentiel et à cours fermés. Nous sommes donc pris au dépourvus, l’herbe coupée sous le pied et, par conséquent, obligé de redoubler d’effort lors de notre premier blocus pour rattraper les corolaires de cette véhémence et de cet aplomb. Nous tenons par ailleurs que l’argument de la potentielle triche ne tient pas debout, les margoulins qui voudront abuser de la situation pour trichons saurons le faire lors de la session de janvier mais se feront arrêter par celle de juin et/ou par les sessions des prochaines années, la crainte de laisser réussir des personnes incompétentes et malhonnêtes est donc infondée. Bref, les étudiant de BA1 se sentent démunis face à un tel revirement de situation de dernière minute et nous aimerions trouver un compromis pour éviter les désastreuse conséquence pouvant résulter de cette décision.    

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