Le cri de cœur de Bertin Koovi : SITUATION DE VIOLATION DE LA LOI DE LA GUINEE EQUATORIALE

Victoire

Le cri de cœur de Bertin Koovi : SITUATION DE VIOLATION DE LA LOI DE LA GUINEE EQUATORIALE

Cette pétition a abouti avec 630 signatures !
Trop C'EST TROP a lancé cette pétition adressée à United Nations et à

Chronique judiciaire depuis Malabo. Votre commandant en chef pour libérer le Bénin de Talon et de ses complices.

(Audio Bertin Koovi)

Transcription : Mouvement TROP C'EST TROP

 

« Malabo, 30 juillet 2019

Chers compagnons de lutte, la situation de ma détention est en violation de toutes les lois de la Guinée Equatoriale en la matière. La loi dit qu’après trois (03) jours c’est-à-dire soixante-douze (72) heures que toute personne arrêtée doit être présentée au juge pour décider de sa détention ou de sa libération provisoire ou définitive. Dans mon cas, le procureur de la Guinée Equatoriale, le 08 juillet, a décrété que la détention viole la loi donc est illégale et il ordonnée au juge de me faire comparaitre devant la justice afin de me donner une liberté provisoire entendu que j’ai déjà fait trois (03) mois en détention en violation de la loi qui dit soixante-douze (72) heures. Un habeas corpus a été émis et remis à la police, ordonnant ma comparution immédiate au tribunal. La police a gardé le silence durant huit (08) jours puis le 18 juillet a répondu au juge d’instruction no1 du tribunal d’instruction de malabo disant que j’ai déjà été mis en liberté alors que le juge demandais ma comparution immédiate au tribunal pour me donner la liberté provisoire. Le juge a saisi mon avocat de fuite devant le tribunal car il pense que c’est moi qui ne voulais pas comparaitre au tribunal. Mon avocat a alors envoyé son clerc à la police. Sa surprise a été totale quand il m’a vu en prison. Il a alors demandé que j’écrive à l’avocat et au juge pour dire ma détention continue. J’ai donc écrit au juge et à l’avocat le 18 juillet soir. Mon avocat a écrit au juge le 19 juillet pour dénoncer la supercherie de la police et le mensonge. J’attends la suite de la procédure. Ce que je sais c'est que le juge a écrit au Ministre de la sécurité pour protester et dénoncer le mensonge de la police. A ma demande le 22 juillet que mon avocat me rende visite, il a répondu que ma détention au-delà de soixante-douze (72) heures prévues par la loi et la non-exécution de l’habeas corpus l’obligent à ne pas me rendre visite car au vue du droit et de la loi de la Guinée Equatoriale, je souffre de détention illégale sinon de séquestration. Aujourd’hui hélas, c’est la Guinée Equatoriale qui étonne et surprend.  La Guinée Equatoriale depuis le 17 mai 2019 a conclu après une enquête de trente (30) jours que mon accusation était infondée. Elle a libéré les supposés complices, naturellement douze (12) pêcheurs (…). Elle avait prévu ma comparution au tribunal pour être libéré le 20 mai 2017. Personne ne s’explique pourquoi je n’ai jamais été présenté au juge et pourquoi en dépit de ma saisie du tribunal de la décision du procureur et du juge et enfin de la réponse de la police répondant favorablement à la décision d’habeas corpus que je sois toujours en détention. Je suis en vérité en séquestration. Je suis un otage. Voilà la vérité. (…). La lutte aujourd’hui est pour le respect de la loi de la Guinée Equatoriale hélas. Talon peut se prévaloir de ne pas être l’auteur de ma séquestration. C’est donc la Guinée Equatoriale qui est en cause en ce moment. La lutte continue chers compagnons de lutte. Avec  Dieu et les mânes de nos ancêtres, nous ferons libérer notre peuple. (Hymne National du Bénin). (...)»

Considérant cette situation de détention arbitraire que traverse notre compatriote du Bénin Bertin Koovi, nous lançons un cri d’alerte aux autorités de la Guinée Equatoriale, à l’ONU et à toutes les organisations de défense des droits de l’homme en occurrence AMNESTY INTERNATIONAL à se pencher sur sa situation afin qu’il puisse retrouver dans les meilleurs délais la jouissance de ses droits les plus élémentaires.

Victoire

Cette pétition a abouti avec 630 signatures !

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