Tribune étudiante: exclus du débat qui nous concerne

Tribune étudiante: exclus du débat qui nous concerne

Le problème

Le 9 mars 2026, un colloque intitulé « La souveraineté en question » s'est ouvert à l'Université de la Polynésie française. Trois jours de réflexion sur la souveraineté en Océanie, un sujet qui concerne directement notre avenir.


Nous n'avons pas pu y assister.


Des conférenciers eux-mêmes ont déjà dénoncé, dès l'ouverture, une restriction sérieuse des libertés académiques imposées par le huis clos. Le président du Pays, s'est interrogé publiquement sur cette décision et la députée Mereana Reid Arbelot a écrit au président de la République pour demander des explications.


Ce colloque s'est tenu dans notre université, avec nos enseignants, sur des sujets qui nous concernent, sans que nous n’ayions d'accès ni en présentiel ni en visioconférence, et sans communication publique pour nous informer de sa tenue. L'université ne peut pas se permettre de produire du savoir sur notre avenir sans nous y associer.


La souveraineté n'est pas un concept abstrait que l'on débat entre spécialistes. C'est une réalité quotidienne pour notre peuple, nos terres, nos ressources, nos langues et notre place dans les institutions. Exclure le grand public d'un colloque consacré à sa propre souveraineté, c'est lui confisquer un débat qui lui appartient en premier lieu. Ce huis clos n'a pas seulement fermé une porte, il a reconduit, au sein même de l'espace universitaire, une logique d'exclusion que le colloque était précisément censé interroger. La communauté étudiante constitue l'essentiel de la population autochtone de notre université, ce qui rend cette exclusion doublement problématique. 


Nos demandes sont simples :


Que l’UPF explique publiquement et de manière transparente les raisons du huis clos imposé à ce colloque.

Que les actes du colloque soient rendus accessibles à tous, sans restriction ni censure.

Qu’un colloque public organisé avec et par les étudiants sur la souveraineté de la Polynésie française se tienne dans notre université.


Un débat sur la souveraineté d'un peuple ne peut pas se tenir sans ce peuple. Le savoir produit dans notre université doit circuler librement. L'université n'est pas une salle de réunion réservée : c'est un espace public, démocratique, et c'est le nôtre.


— Des étudiants de l'Université de la Polynésie française

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Ihirau PITONLanceur de pétition

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Le problème

Le 9 mars 2026, un colloque intitulé « La souveraineté en question » s'est ouvert à l'Université de la Polynésie française. Trois jours de réflexion sur la souveraineté en Océanie, un sujet qui concerne directement notre avenir.


Nous n'avons pas pu y assister.


Des conférenciers eux-mêmes ont déjà dénoncé, dès l'ouverture, une restriction sérieuse des libertés académiques imposées par le huis clos. Le président du Pays, s'est interrogé publiquement sur cette décision et la députée Mereana Reid Arbelot a écrit au président de la République pour demander des explications.


Ce colloque s'est tenu dans notre université, avec nos enseignants, sur des sujets qui nous concernent, sans que nous n’ayions d'accès ni en présentiel ni en visioconférence, et sans communication publique pour nous informer de sa tenue. L'université ne peut pas se permettre de produire du savoir sur notre avenir sans nous y associer.


La souveraineté n'est pas un concept abstrait que l'on débat entre spécialistes. C'est une réalité quotidienne pour notre peuple, nos terres, nos ressources, nos langues et notre place dans les institutions. Exclure le grand public d'un colloque consacré à sa propre souveraineté, c'est lui confisquer un débat qui lui appartient en premier lieu. Ce huis clos n'a pas seulement fermé une porte, il a reconduit, au sein même de l'espace universitaire, une logique d'exclusion que le colloque était précisément censé interroger. La communauté étudiante constitue l'essentiel de la population autochtone de notre université, ce qui rend cette exclusion doublement problématique. 


Nos demandes sont simples :


Que l’UPF explique publiquement et de manière transparente les raisons du huis clos imposé à ce colloque.

Que les actes du colloque soient rendus accessibles à tous, sans restriction ni censure.

Qu’un colloque public organisé avec et par les étudiants sur la souveraineté de la Polynésie française se tienne dans notre université.


Un débat sur la souveraineté d'un peuple ne peut pas se tenir sans ce peuple. Le savoir produit dans notre université doit circuler librement. L'université n'est pas une salle de réunion réservée : c'est un espace public, démocratique, et c'est le nôtre.


— Des étudiants de l'Université de la Polynésie française

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Ihirau PITONLanceur de pétition

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Pétition lancée le 10 mars 2026