Soutenez Haroune, un brillant étudiant menacé d'expulsion.

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Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Rémi ANTONY a lancé cette pétition adressée à Tribunal administratif de Rouen et à

Brillant étudiant, Haroune Khelifati, 20 ans, se heurte depuis trois ans à l'administration française qu'il perçoit comme "un mur impénétrable" notamment à cause de la dématérialisation imposée pour de nombreuses démarches. Il accuse ces nouvelles procédures numériques d'avoir ralenti son dossier et de l'avoir empêché de défendre sa cause. Il risque aujourd'hui l'expulsion. Des ONG se battent aux côtés de l'étranger pour réhumaniser les services de l'État. Elles viennent d'obtenir une victoire encourageante.

Après l'obtention de son bac avec mention bien et son admission dans une classe préparatoire sélective en vue de devenir expert-comptable, Haroune Khelifati pensait que le plus dur était derrière lui. "Je suis bien intégré ici, je vis avec mon oncle et ma tante, j'ai des amis, je prévois de reprendre la gestion d'une librairie… Je suis toujours motivé pour réaliser mes rêves !", explique à InfoMigrants cet Algérien de 20 ans arrivé en France, mineur, avec un visa touristique il y a trois ans.

Malgré un visa temporaire, Haroune décide de rester avec le soutien de son oncle et sa tante afin de poursuivre ses études secondaires dans un lycée privé à Rouen, en Seine-Maritime. Son bac en poche, il est accepté haut la main en classe préparatoire. "Tout allait bien jusqu'à mes 18 ans. J'essaie depuis plus de deux ans d'obtenir un titre de séjour pour poursuivre mes études mais j'accumule les difficultés. L'administration française est devenue un mur impénétrable, c'est impossible de communiquer avec qui que ce soit pour essayer d'avoir une chance de rester".

Le jeune homme raconte que son dossier a d'abord été perdu en préfecture lorsqu'il était encore mineur. Ayant eu 18 ans entre-temps, il a donc tenté sa chance avec une demande de titre de séjour. Après des mois d'attente sans nouvelles, la préfecture lui annonce un refus d'instruction de son dossier car un règlement en vigueur depuis quelques semaines imposait désormais l'achat d'un timbre fiscal de 50€.

Il recommence alors une nouvelle fois son dossier que la préfecture lui impose cette fois-ci de déposer par voie dématérialisée, c'est-à-dire par voie numérique. "Depuis le début de mes procédures, je me déplaçais en personne pour faire avancer les choses. Maintenant que tout doit se faire sur internet, je n'obtiens plus aucune réponse. Les procédures sont encore plus inhumaines, on ne peut pas plaider notre cause ou exposer notre situation. C'est comme si nos dossiers se perdaient dans le web et qu'on n'avait aucune chance", déplore-t-il. 

Les lettres de soutien du maire de Rouen et du proviseur de son lycée n'y changeront rien : Haroune reçoit finalement l'été dernier comme seule réponse de l'administration une obligation de quitter le territoire (OQTF), faisant valoir qu'il avait "détourné son visa touristique à des fins migratoires". 

L'option de retourner temporairement en Algérie est inenvisageable pour Haroune qui affirme avoir des examens à passer prochainement et qui craint, en raison de la pandémie de coronavirus, de ne plus être en mesure de revenir en France. "Les frontières sont fermées, combien de temps vais-je rester bloqué alors que des projets m'attendent ici ? 

En signant ce texte, vous apporterez votre soutien à Haroune ,Nous souhaitons que le préfet de la Seine-Maritime intervient,  qu'il puisse revoir la  situation administrative de Haroune et le régularisé , afin qu’il puisse poursuivre sa scolarité et la préparation de son diplôme.

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