Decision Maker Response

Emmanuel Macron’s response

Mar 15, 2017 — J’ai lu votre pétition avec attention et j’ai été touché par votre témoignage. Aujourd’hui en France, les pesticides exposent les agriculteurs (qui sont les premiers concernés) et les riverains à des conséquences sanitaires de moins en moins contestables. L’Etat doit intervenir, non seulement pour sauver la planète, mais aussi pour améliorer notre quotidien.

Je suis convaincu que notre agriculture peut être compatible avec la préservation de notre santé et celle de nos enfants. Mais pour ce faire, nous devons sceller un nouveau pacte entre les Français et les agriculteurs, et assurer une cohabitation sereine entre le monde agricole et nos concitoyens partout sur le territoire. Le Grenelle de l’alimentation que j’organiserai sera l’occasion de permettre ce nécessaire dialogue entre agriculteurs et associations afin de valoriser les bonnes pratiques mais aussi d'accélérer et d'accompagner la transition agricole.

Ce nouveau pacte que je propose, privilégie les incitations aux interdictions.

Il s’agira d’abord de créer un système de paiement pour les services environnementaux qui sont rendus par les agriculteurs. Concrètement, lorsqu’un agriculteur choisira d’adapter ses techniques de production et d’utiliser des solutions alternatives de traitement, il aura droit à une rémunération complémentaire. 200 millions d’euros supplémentaires chaque année y seront affectés.

Je fixerai un objectif de découplage entre production agricole et consommation de pesticides : de nombreux leviers existent pour réduire fortement notre consommation de pesticides sans perdre en productivité. Dès le début de quinquennat, je séparerai les activités de conseil aux agriculteurs et de vente des pesticides qui peuvent susciter des conflits d’intérêt et favoriser les pratiques peu respectueuses de l’environnement.

Je propose enfin d’investir dans notre agriculture avec un plan de transformation agricole de 5 milliards d’euros sur la période 2017-2022. L’accès à ces financements sera notamment réservé à des projets de modernisation des exploitations ayant un impact positif sur l’environnement. Il permettra de réduire l’usage des pesticides en favorisant le bio, l’agriculture de précision, la recherche et les innovations en agroécologie et facilitera ainsi l’adoption à grande échelle des alternatives qui existent.

Dans certains cas, l’Etat devra aussi agir par la réglementation.

Je souhaite fixer un objectif de sortie progressive des pesticides lorsque des alternatives existent. Dans les zones agricoles aux abords des écoles, le représentant de l’Etat, en concertation avec les collectivités locales et les agriculteurs, devra porter ces alternatives. Car notre réglementation doit être adaptée à chaque territoire. Car notre santé et celle de nos enfants ne sauraient être compromises. De nombreux vignerons sont déjà engagés dans cette voie et montrent qu’il est possible d’agir pour concilier production de qualité et santé de nos enfants.

La responsabilité de l’Etat est de préserver notre environnement, notre santé et celle de nos enfants. Je m’engage à transformer notre modèle agricole et assumer pleinement cette responsabilité.

Plus d'informations ici : https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/agriculture