Non à la destruction d’espaces naturels et à de nouvelles routes polluantes à Toulouse

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Quand elle atteindra 2 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !

Carte synthétique des projets routiers BUCCarte detaillée et interactiveSM (boulevards "urbains" du canal St-Martory)

Carte detaillée et interactive

Par le collectif Axe vert de La Ramée pour des transports respectueux de la nature et des citoyens dans le Sud-Ouest toulousain.

En signant cette pétition, demandez l’abandon du projet de contournement routier dans le Sud-Ouest toulousain envisagé par Toulouse Métropole.

Ce projet de réseau routier :

  • dénature au sens propre la philosophie de la mise en place d’une Zone à faibles émissions (ZFE) que nous soutenons ;
  • va à l’encontre des objectifs de l’accord de Paris de neutralité carbone en 2050 et présenterait un bilan carbone très négatif avant même la première circulation de nouveaux véhicules ;
  • engendrerait la destruction d’espaces agricoles, de zones humides et boisées bordant des parcs à la biodiversité riche, ce qui serait incohérent avec l’objectif national de Zéro artificialisation nette (ZAN) des sols pour tout projet urbain ;
  • augmenterait les nuisances pour les riverains ;
  • dégraderait ainsi à coup sûr le cadre de vie ;
  • est très coûteux pour une utilité contestable.


Nous proposons de réorienter le budget de ce projet au profit du développement des modes doux et des transports en commun, de la préservation et de la réhabilitation de l’axe vert de La Ramée et des zones arborées et humides alentour.

 

- 1 - Le projet de réseau routier BUCSM (boulevard urbain du canal Saint-Martory)

carte detaillée et interactive

Toulouse Métropole relance un énorme chantier routier dans l’Ouest toulousain afin notamment de joindre les deux autoroutes A62 et A64 par un contournement extérieur du périphérique actuel. En parallèle, la mise en place de la ZFE (zone à faibles émissions mobilité) va interdire le trafic des véhicules les plus polluants dans une zone proche de Toulouse incluant le périphérique ouest.

Il y est prévu notamment la mise en place d’une voie routière reliant la Rocade Arc en ciel à l’A64 (autoroute de Tarbes), déviant via Cugnaux et ses environs le trafic des véhicules polluants qui ne pourraient plus passer par le périphérique. Ce projet inclut la construction de nouvelles voies routières qui sacrifieraient ainsi des zones vertes et humides en bordure du parc de La Ramée. Par exemple, en remplacement de la voie de bus en site propre le long de ce parc, de 9,5 m de large actuellement, est envisagé un immense boulevard routier de plus de... 45 m de large (2x1 voie ou 2x2 voies automobiles + voies bus et vélo) ! Enfin, un nouvel échangeur est envisagé à Portet-sur-Garonne.

La construction d’un nouveau boulevard routier est aussi prévue entre Plaisance-du-Touch, Frouzins et Saint-Simon, traversant de nombreux espaces boisés et agricoles et touchant le parc de Bazardens et le parc du Château de la Cassagnère !

Ces projets constituent un grand contournement ouest pour relier l’autoroute A62 (de/vers Bordeaux) au Nord, via un nouvel échangeur au pont de Saint-Jory permettant de rejoindre la “Voie lactée” à Blagnac.

Les motivations derrière ce projet sont soit insuffisantes, soit mensongères

  • Réduire les embouteillages sur le périphérique et sur la route de Saint-Simon, ce serait l'idéal. Il est pourtant admis que la création de nouveaux grands axes routiers engendre non pas un report mais la génération de nouveaux déplacements sur les axes créés et le maintien des embouteillages pour les zones alentour par la création de nouveaux goulets d'étranglement sur les routes existantes. La preuve ? Les projets routiers menés depuis 50 ans n'ont pas permis de réduire les embouteillages, bien au contraire.
  • Est affichée par les politiques la volonté de promouvoir les modes doux de déplacement. Or, par exemple, le long de La Ramée, existe déjà la voie de bus en site propre, et le long de Francazal, une piste cyclable et une voie de bus. La création du BUCSM1 (Arc-en-ciel <-> A64) n'améliorerait donc pas le réseau des moyens de transports écologiques. De plus, il relierait une rocade à une autoroute, donc son usage de bout en bout serait de fait purement automobile.
  • Attention au terme ambigu de “Boulevard Urbain” qui peut avoir des interprétations très différentes selon les projets. Il est souvent utilisé par les urbanistes comme étant une requalification des axes très motorisés, comme les autoroutes urbaines, en boulevards plus apaisés pour tous, ce qui va dans la bonne direction. Or dans le cadre des projets BUCSM, il s’agit d’une réalité bien différente. Ces projets de “boulevards” sont de nouveaux axes routiers à grand gabarit, principalement des routes périurbaines insérées dans un tissu urbain.

 

- 2 - Pourquoi se mobiliser contre ce projet du monde d’avant

Ce serait une catastrophe écologique

  • Ce projet engendrerait la destruction d’espaces agricoles (déjà rares en zone urbaine), humides et boisés. Notamment, il sacrifierait une partie des parcs de La Ramée et de Bazardens et du corridor écologique entre Cugnaux et la Ramée (fossé de Larramet) sources de riche biodiversité. Le parc de La Ramée est LE poumon vert du sud-ouest toulousain, une zone verte très appréciée des habitants proches mais aussi des habitants du centre de Toulouse. Tous les décideurs politiques s’accordent pour dire qu’il faut plus de parcs en ville, des “îlots de fraîcheur”, pour contrer la hausse des températures. N’est-ce pas en contradiction? Le parc de La Ramée est-il le parc oublié ?
    La ceinture boisée du parc de La Ramée a été classée ZNIEFF de type I (zone naturelle d’Intérêt écologique faunistique et floristique).  
  • De plus, au-delà de La Ramée, ce projet va favoriser un étalement urbain détruisant des zones agricoles et des espaces naturels.
  • Le bilan carbone serait très négatif avant même la première circulation de nouveaux véhicules : construction, travaux, disparition d’arbres adultes, disparition de l’humus…

Ce serait en contradiction avec la politique européenne et gouvernementale

  • Du point de vue des émissions polluantes, c’est en contradiction avec les objectifs de la ZFE : dégradation de la qualité de l’air, augmentation des émissions de gaz à effets de serre dus au transport routier...
    La ZFE est imposée par l’État qui essaie tant bien que mal de parer aux pénalités financières imposées par l’Union européenne pour non-respect des normes de pollution atmosphérique (11 millions d’euros + 240 000 € de pénalités journalières après 10 ans de réprimandes sans aucune action entreprise). La mise en place d’une ZFE est nécessaire car la pollution provoque des maladies et de la surmortalité chaque année. La réduction de la pollution doit néanmoins être vue à l’échelle de la métropole. Les restrictions de circulation ne doivent pas générer un report de trafic et de pollution vers la périphérie.
  • Ce projet va à l’encontre des objectifs de l’accord de Paris de neutralité carbone en 2050 (réduction de 5% des émissions de CO2 par an).
  • L’artificialisation des sols résultant de la construction de ces nouvelles routes va à l’encontre des objectifs de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) pour tout projet d’urbanisation (plan biodiversité présenté par le gouvernement à l’été 2018). cf. Objectif « zéro artificialisation nette » : quels leviers pour protéger les sols ?
    La récente décision du tribunal administratif d’annuler le plan d’urbanisme intercommunal valant programme local de l’habitat (PLUi-H) de Toulouse Métropole devrait faire réfléchir quant au sérieux de tels projets !

Ce serait une source de dégradation de la santé publique

  • Outre l’accroissement de la pollution déjà évoqué, la densification du trafic routier sur les axes existants et la congestion du trafic (dues aux goulets d’étranglements aux nouveaux carrefours) engendrerait une augmentation des nuisances sonores pour les riverains aujourd'hui épargnés (par exemple le quartier Guilhermy). De manière générale, leur cadre de vie serait dégradé. Ceci pourrait entraîner des  problèmes de santé - voir les analyses de l’OMS sur le lien entre nuisances sonores du trafic routier et la santé des riverains et les recommandations en terme de niveaux de bruits pour une future législation européenne.

Cela ne réduirait pas les embouteillages à terme

  • Cet article nous explique pourquoi la construction d’une nouvelle route ne réduit pas la circulation automobile et les bouchons mais bien le contraire :  “Longtemps, on a pensé qu'en construisant des voies supplémentaires, en élargissant les routes existantes, on ferait disparaître les embouteillages. Alors, pendant des années, on a construit des routes ou autoroutes de plus en plus larges. Jusqu'à ce que, dans le monde entier, les ingénieurs spécialisés finissent par faire le constat que le fait d'ouvrir une route augmente la circulation.  C'est l'effet aspirateur : si une route existe, les voitures vont l'emprunter. Et si on l'élargit, d'autres voitures viendront, pensant profiter d'une meilleure circulation. Au bout du compte, ouvrir une nouvelle voie ou une nouvelle route, cela aboutit à faire augmenter la circulation. Et cette réalité est la même partout, quel que soit le pays.” 
  • Sceptique ? Voici des études qui prouvent cette réalité qui paraît peu intuitive :
     - Créer de nouvelles routes peut générer davantage d’embouteillages
    - Pour dissoudre les embouteillages, supprimons les routes

Ce serait un incroyable gaspillage d'argent public

  • Enfin, le coût est exorbitant pour la collectivité (de l’ordre de 120 millions d’euros rien que pour le seul BUCSM1, environ 8 km...). Avec la situation sanitaire que nous traversons, il s'agit d'être encore plus exigeant quant à l'utilité des projets financés par l’argent public. À titre de comparaison, ce budget permettrait la construction d’environ 800 km de pistes cyclables (environ 100 fois moins chères par km).
    Source : Plan d'Aménagement des Routes Métropolitaines (PARM) : Délibération de principe

 

- 3 - Nos propositions

L’INSEE constate aujourd’hui que sur les trajets de moins de 5 km, le vélo est deux fois moins utilisé au sein des couronnes des grandes villes, où le maillage en aménagements cyclables est moins dense, que dans les centres.

Avoir des réseaux bus et cyclables efficaces permettrait de réduire les embouteillages. Or les réseaux de modes de transports écologiques sont sous-équipés : discontinuités, manque de liaisons, manque de sécurisation...

  • Un réseau de bus maillé vers toutes les communes de l’Ouest toulousain et pas uniquement des bus de rabattement vers Basso Cambo. Voir à ce sujet la proposition de l’AUTATE : “Ce sont les liaisons banlieue à banlieue qui doivent être développées. Elles doivent être rapides, fréquentes et efficaces.”
  • Développer l’étoile ferroviaire (station Portet-sur-Garonne à développer) comme le propose Rallumons l’étoile.
  • Côté cycles, il est nécessaire de développer le réseau : par la création de pistes cyclables reliant les communes entre elles, le renforcement et la création de jonctions locales vers les centre-villes et zones d’activités, et en garantissant la sécurité à vélo pour tous et notamment pour les dessertes des écoles/collèges. Des projets de longue date existent : les schémas d’aménagement portés par les associations comme 2P2R et ses antennes locales, dont est par exemple issue la proposition de REV (Réseau Express Vélo).
  • Encourager l’utilisation des vélos et autres modes actifs de déplacements : sensibilisation et apprentissage dans les écoles, remise en selle pour les adultes, soutien financier à l’achat, soutien à l’usage quotidien en entreprise, formation à l’auto-réparation, développement d’ateliers pour les réparations plus conséquentes…
  • Développer un véritable corridor vert (écologique et voies vertes) le long du fossé de Larramet qui relie le parc de La Ramée à Basso Cambo, Mirail, Cugnaux, Tournefeuille, à l’image de la voie verte du Touch, l’Axe vert de La Ramée. De manière plus globale, assurer la continuité écologique entre les parcs et zones boisées du territoire.

 

- Conclusion -

Nous demandons :

  • l’abandon des projets routiers de nouveaux “boulevards urbains” dans le sud-ouest toulousain
  • le développement et l’investissement dans les modes de transport écologiques : vélo, transports en commun
  • la mise en place d’une zone verte (corridor écologique) entre La Ramée et les communes du sud-ouest toulousain avec :
    • préservation du Parc de La Ramée, poumon vert de la ville
    • établissement d’une vraie coulée verte piétons-vélos entre Toulouse et Tournefeuille/Cugnaux : “Axe vert de La Ramée”

 

Note : Les références à des citations d’articles ou d’associations n'engagent pas leurs auteurs sur le contenu de cette pétition.