Decision Maker Response

Jean-Luc Moudenc’s response

May 16, 2018 — Madame, Monsieur,

Par une pétition intitulée « Tisséo-Collectivités : Métro Ramonville - Labège : ouverture au vélo du futur viaduc de la ligne B », vous avez attiré mon attention sur votre proposition de créer une piste cyclable sur le viaduc de la connexion ligne B.

Dès réception de cette pétition, je l’ai immédiatement transmise à mon collègue Jean-Michel LATTES, Premier Adjoint au Maire en charge des déplacements et Président de Tisséo-Collectivités, afin qu’il m’apporte des informations précises sur cette situation.

En effet, c’est Tisséo-Collectivités, en sa qualité de maître d’ouvrage du projet de Connexion Ligne B du métro (CLB), qui est à même de communiquer des éléments.

La demande d’ouverture aux vélos du futur viaduc de la CLB a été faite à de nombreuses reprises au cours de la concertation qui s’est tenue du 29 janvier au 23 février 2018.

Tisséo-Collectivités a fait état de nombreuses contributions sur le site Internet de la concertation, mais également de prises de parole sur le sujet lors de la réunion publique du 9 février dernier.

Ainsi, le projet de Connexion Ligne B est une des composantes du projet Mobilités 2020-2025-2030, approuvé au Comité Syndical du 7 février 2018.

S’agissant de la création d’une piste cyclable, sur le viaduc prévu pour le métro, le surcoût engendré par cet ajout va être étudié plus précisément, ainsi que la cyclabilité d’un tel aménagement : pente des rampes d’accès, cohabitation cycles/métro Val en termes de sécurité.

Un premier chiffre de 25 millions d’euros a été avancé lors de la réunion publique.

Plus globalement, les possibilités d’itinéraires cyclables dans le secteur seront étudiées avec le SICOVAL, dans le cadre du futur schéma directeur cyclable d’agglomération.

Par ailleurs, je tiens à vous assurer que j’attache une importance toute particulière aux moyens de déplacements dits « actifs ». Cela se concrétise par des investissements structurants en matière de pistes cyclables ou de passerelles cyclables, comme celle de l’Union sur la Sausse prochainement, mais aussi par un entretien régulier du réseau cyclable existant.

Le Conseil Syndical de Tisséo-Collectivités du 7 février 2018, que j’évoquais précédemment, a également approuvé l’augmentation annuelle du budget consacré au développement du vélo en portant son montant de 16 à 25 millions d’euros.

En quinze ans, le paysage urbain a évolué, notamment en faveur des cyclistes et Toulouse Métropole poursuit chaque année une politique volontariste de développement de la part modale du vélo, par l’aménagement d’infrastructures cyclables, le déploiement de services, tels que VélÔToulouse ou l’aide à la Maison du Vélo, et la mise à disposition de documents de communication et de sites web aidant les cyclistes au quotidien, par exemple le calculateur d’itinéraires cyclables Géovélo.

Si beaucoup reste encore à faire pour améliorer ces infrastructures, sachez que depuis 2008, ce sont près de 140 000 km de réalisations (réseaux cyclables et verts) qui ont été concrétisés.

D’ici 2020, de nouvelles voies cyclables vont être réalisées :

- une voie verte entre la prairie des Filtres et l’Oncopole, le long de la Garonne ;
- une voie verte entre le quartier de la Garonnette (avenue Maurice Hauriou) et les berges de Garonne ;
- l’aménagement progressif des berges de l’Hers, depuis Labège vers le Nord toulousain ;
- un plan « passerelles » sur la Marcaissonne, la Saune ou la Sausse, permettant aux cyclistes de s’affranchir des obstacles naturels ;
- des liaisons entre les zones d’activité de Basso-Cambo et la gare de Portet-sur-Garonne, via la RD15 ou le boulevard des Courties ;
- la poursuite de la « circulaire aéronautique » couvrant tous les sites d’Airbus ;
- la poursuite de la coulée verte des berges du Touch ;
- l’accompagnement cyclable des projets Linéo, permettant notamment d’améliorer les franchissements des échangeurs du périphérique.

La poursuite du maillage du schéma directeur cyclable des 37 communes de la Métropole vient compléter ces opérations.

Aux 576 km d’itinéraires cyclables déjà aménagés dans la Métropole, s’ajoutent les 655 km de voies à vitesse modérée (zones 30, zones de rencontre et aires piétonnes), favorables aux déplacements des cyclistes, ainsi que les 310 km de réseaux verts pour les balades.

Année après année, ce réseau est donc amélioré, complété et conforté, afin de poursuivre la dynamique en cours, se traduisant par une pratique du vélo plus fréquente.

Chaque usager est d’ailleurs amené à participer à l’amélioration globale du réseau cyclable existant en signalant ces dysfonctionnements sur la plateforme de partage : http://assovelotoulouse.mooveatis.fr.

Pour la bonne circulation de notre échange de correspondances, sachez que j’en ai rendu destinataire ma collègue Jacqueline WINNEPENNINCKX-KIESER, Adjointe au Maire en charge des déplacements doux et modes actifs, qui suit ces questions dans le cadre de la délégation que je lui ai confiée.

Tels sont les éléments que je tenais à vous communiquer.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Jean-Luc MOUDENC