suppression de la taxe d'ordures ménagères - réflexion globale sur les déchets

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En tant que consommateurs, nous avons très peu de choix concernant la production et la gestion de nos déchets.

Quelques points de vente proposent des produits en vrac, des producteurs réhabilitent la consigne et certains constructeurs proposent du matériel 100 % recyclé et réparable, mais c'est bien trop peu. La grande majorité des produits proposés dans le commerce crée un volume exorbitant de déchets : 600kg par habitant, le double en 40 ans, soit environ 5 milliards d’euros pour les ménages français. Le tri sélectif se développe. Certes. Mais les poubelles se remplissent continuellement. Et le traitement des emballages n'est pas suffisamment efficace pour annuler l'impact environnemental (#7ème continent, nanoplastiques...)

Chaque année, l'État oblige les contribuables à supporter le prix de leur gestion en s'acquittant d’une taxe pour les ordures ménagères ou redevance dite incitative, comme si nous étions concrètement responsables des déchets produits et capables d’influencer leur production. Or, le déchet n’est pas de notre fait, en dehors des déchets organiques. En réalité, il est de la responsabilité des acteurs du circuit de production et de vente des produits, et seulement d’eux.

C’est aux entreprises, aux producteurs et aux vendeurs qu’incombe ce traitement des déchets. C'est à eux de les prendre en charge. Car ils ont un rôle majeur dans les pratiques des consommateurs, ils ont le pouvoir de proposer autre chose.

À eux de développer ou de réutiliser des techniques (comme la consigne, par exemple) pour réduire les déchets, de mettre en place des circuits de récupération et de traitement pour en limiter le volume, de diffuser l’information et l’éducation nécessaire aux bonnes pratiques optimisant leur réduction et leur valorisation.

L’État doit rester garant du respect de cette démarche de production durable, fixer des objectifs et imposer aux industriels la direction à suivre. Les associations et organisations qui s’engagent pour la réduction des déchets et la protection de la planète doivent être intégrées au processus. On doit sortir rapidement de ce mode de consommation aberrant et irresponsable qu'est le jetable et le plastique. Il est grand temps de modifier en profondeur les pratiques consuméristes pour l'intérêt global, pour la Terre et pour les générations futures.

Monsieur Emmanuel MACRON, président de la République,

Nous, signataires de cette pétition, ne voulons plus être pris en otage par un système financier qui veut nous faire porter la responsabilité d’un élément sur lequel nous n’avons aucun pouvoir. Nous demandons que soit abolie toute taxe sur les ordures ménagères ou redevance incitative au niveau national. Nous demandons que soit menée une réflexion globale pour que notre mode de consommation ait un impact minimisé sur l’environnement. Nous demandons que le coût qu’engendre la gestion des déchets ménagers provenant de produits vendus, manufacturés ou transformés par des producteurs ou des entreprises soit entièrement à leur charge.

Le système d'écotaxe doit être élargi à l'ensemble de la chaîne de production/vente. Il est nécessaire de répartir équitablement ces frais. Il doit être proportionnel aux déchets et nuisances cumulés tout au long du cycle de vie du produit (conception, marketing, publicité, réalisation, colisage, transport, destruction des éléments non réutilisables et non réparables):
• proportionnel au poids ou volume de ces déchets ;
• proportionnel au bilan carbone, à l’impact écologique et sur la santé ;
• proportionnel à la valorisation des déchets : éléments réutilisables, recyclables plusieurs fois, provenant du recyclage, réparables ou remplaçables...

Ce coût se répercutera sur les prix affichés. Oui, et tant mieux! Cela aura pour double effet de responsabiliser le producteur et son client. Cela valorisera les produits qui le méritent et permettra à la filière courte de retrouver sa place méritée au sein d'un commerce mondialisé.

En ce qui concerne les déchets qui émanent réellement et uniquement du citoyen (déchets organiques):
• les communes ou collectivités locales devraient continuer de gérer les installations de compostage des matières organiques et installer des composteurs collectifs ;
• ces installations devraient être supportées financièrement par les entreprises en contre-partie d’un dégrèvement de l’écotaxe qui leur serait attribuée.

Le consommateur n’est que le dernier maillon de la chaîne. Il ne peut agir en amont. Seul le producteur a le choix. C’est à lui d’en porter la responsabilité. Dans la lutte pour la réduction des déchets, le problème doit être pris à la base: c'est celui qui produit qui doit réduire, et payer.

La France a la capacité de créer le changement, d’innover et d’ouvrir la voie vers un modèle réellement durable et respectueux.

Nicolas Le Pioufle,
citoyen parmi tant d'autres qui veulent trouver des solutions, simplement.


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