Stop aux poussées de violence et d'incivilités.

0 a signé. Allez jusqu'à 200 !


C'est dans un climat pesant de colère, d'incompréhension et d'angoisse générale que nous nous mettons en devoir de prendre la plume dans l'espoir qu'à cette ultime missive vous nous ferez ultimement l'honneur d'une réponse. Il nous apparaît urgent à nous, citoyens châtelleraudais de tous horizons, de réagir pour l'avenir de notre belle ville que nous chérissons tant.

Comme vous le savez, dans les dernières décennies, nous y avons connu des moments de concorde et de civilités plus exemplaires. Châtellerault, il y a 20 ans, n'était certes pas un village dans une prairie sans conflit ni nuisance mais au moins, nos aînés parvenaient à traiter de nombreux problèmes avant qu'ils ne dégénèrent.

Aujourd'hui, la cohabitation entre Châtelleraudais s'inscrit dans une démographie beaucoup plus importante laquelle draine son lot de problèmes. Dans ce contexte, l'arrivée de l'équipe Abelin en 2008 en mairie était et continue d'être porteuse d'espoirs pour beaucoup d'entre nous. Des initiatives novatrices et audacieuses engagées notamment par Brahim Benzerga auprès de la jeunesse n'appellent en fin de bilan que des compliments.

Cependant, la dégradation générale de l'économie et du tissu social font obstinément leurs ravages et nous avons atteint, pour certains fléaux, une situation de paroxysme. C'est ainsi que nous avons à subir cette année encore des poussées quotidiennes de violence et autres incivilités insupportables notamment sonores (rodéos de motos, de quads, échauffourées fréquentes dans les quartiers d'Ozon, des Renardières, du Lac et périphéries). Que l'on soit chez soi ou dans un lieu public, plus personne n'a droit au calme, les enfants et personnes âgées ne dorment plus et le seul fait de flâner sur une allée piétonne est une entreprise désormais risquée.

En outre, les risques physiques se conjuguent à une angoisse croissante dans la population du fait de l'absence remarquable des forces de police en lieu et temps des incidents. Il était possible, au mois de juin, de nous rappeler de la couleur des uniformes de nos agents de la Police municipale lors d'un incident au quartier d'Ozon. Ceux-ci, y avaient été appelés suite à une rixe dont une jeune fille avait été la victime. Une fois sur les lieux, il semble que la décision la plus téméraire qu'ils aient prise ait été de battre prestement en retraite, à la stupéfaction générale des témoins. Il est toujours émouvant de voir le courage en action !

Ce genre de situation n'est pas suffisamment outrée pour mettre en doute notre confiance dans les valeurs de la République, mais reconnaissez tout de même qu'elle en a laissé plus d'un rêveur et qu'elle pose certaines questions :

La Police nationale n'est-elle pas placée sous le commandement du Préfet et donc de l'édilité du maire par délégation ?


La Police n'a t-elle pas pour fonction première de maintenir le respect des lois et de la sécurité des personnes (de surcroît en période d'état d'urgence)?


Le code de la route connaîtrait-il des zones d'exception où l'on peut pratiquer du rodéo au détriment des piétons et des enfants ?


Les situations d'infériorité numérique dans lesquelles ont sans doute été pris les policiers ne peuvent-elle être compensées par un appel à renfort en direction de la gendarmerie et de la police municipale, en utilisant cet instrument d'un usage assez accessible qu'on appelle le téléphone ?

Il est vrai toutefois que la complexité de la situation dépasse largement les bornes de la logique de la simple « prévention-répression ». Nous savons pertinemment que l'Education Nationale s'efforce de qualifier et de ne pas renvoyer à la rue le maximum de personnes possibles. Nous savons aussi que la branche policière de la BAC ne désarme jamais dans sa lutte contre le traffic de stupéfiants et le vol.

Cependant, il nous apparaît de plus en plus clairement que le facteur décisif en la matière pour une ville de modeste étendue comme Châtellerault serait de se donner les moyens d'assurer la présence de l'Etat de façon permanente. La centaine de logements libres devrait pouvoir offrir les moyens d'une permanence en temps opérationnel. Car après tout, les fauteurs de troubles sont parfaitement connus et fichés ainsi que leurs zones et horaires de malfaisance.

Cela permettrait en outre de ramener à des sentiments plus sereins le nombre croissant de nos concitoyens qui désormais songent à en découdre, d'où le déclenchement accru des empoignades récentes partout à Châtellerault.

Quelle que soit la démarche politique qu'engagera l'interpellation que l'on adresse, nous, signataires du présent document, constituons un nombre sans cesse croissant d'habitants qui estimons nécéssaire de nous insurger face à cet état de déliquescence sécuritaire et sociale. Nous sommes désormais résolus à nous mobiliser sur la durée et nous prions les autorités de prendre bonne note de la démarche citoyenne que la présente pétition initiera.



Hocine compte sur vous aujourd'hui

Hocine KERZAZI a besoin de votre aide pour sa pétition “Stop aux poussées de violences et d'incivilités.”. Rejoignez Hocine et 124 signataires.