Régularisation de la famille Benyoussef

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Après la libération de Saber, il faut régulariser la famille Benyoussef 

Les parents d’élèves et les personnels de l’Ecole Cavenne (Lyon 7) connaissent bien Saber Benyoussef, Fatma, sa femme, et leurs 5 enfants, Mohamed, Alaedine, Oday, Doa et Zakaria. Les enfants ont été des élèves ou des camarades de classe ; les parents sont nos amis ou de simples connaissances. Ils font partie de nos vies, à nous habitants du quartier de la Guillotière.

Quand les parents et les personnels de l’Ecole Cavenne ont appris que Saber avait tenté de se suicider vendredi 30 mars, tout le monde a éprouvé un grand choc. Mais après 7 années d’hébergements chaotiques, de précarité matérielle et d’arbitraire administratif, qui serait capable de garder sa patience et son optimisme ?

Au choc s’est ajoutée l’incompréhension, puis l’indignation, quand nous avons appris qu’au lieu d’être hospitalisé, Saber avait été placé d’abord en garde à vue – comme un criminel – puis en centre de rétention, afin d’être expulsé du territoire français. Malgré sa très grande fragilité psychologique, Saber est resté enfermé 18 jours, sans jamais voir aucun psychiatre.

Sous la pression de la mobilisation immédiate et très forte du comité de soutien de l’Ecole Cavenne (3 manifestations et une délégation reçue en Préfecture), relayée par une pétition en ligne signée par 2500 personnes, la Préfecture a fini par libérer Saber mercredi 18 avril. Mais à ce jour, elle n’a fourni aucune explication concernant sa rétention, manifestement arbitraire, ou sa libération, totalement improvisée : Saber a été libéré un soir sans motif, sans suivi social ni psychologique, alors qu’il avait été présenté par la Préfecture comme un homme violent et dangereux.

La famille Benyoussef est de nouveau réunie. Il faut maintenant mettre fin à l’arbitraire et à l’instabilité et régulariser la situation administrative de Saber et Fatma. Ils n’aspirent qu’à une chose depuis 7 ans : vivre et travailler en France comme des gens ordinaires. Nous demandons donc à M. Stéphane Bouillon, Préfet de la région Auvergne-Rhône Alpes, d’accorder à Saber et Fatma Benyoussef un titre de séjour « vie privée et familiale ».



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