Soutien des TS à l'hébergement d'urgence transitoire autogéré de Montolieu

Soutien des TS à l'hébergement d'urgence transitoire autogéré de Montolieu

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Collectif 43M2 a lancé cette pétition

Soutien des travailleuses et travailleurs sociaux
à l'hébergement d'urgence transitoire autogéré de Montolieu et
aux revendications du collectif 43m2 

Les travailleuses et travaillleurs sociaux de la région lausannoises soutiennent l’hébergement d'urgence transitoire autogéré de Montolieu et les revendications du collectif 43m2.

Dans une logique continuelle de défense des enjeux du travail social à Lausanne, et plus particulierement ceux de l'animation socioculturelle, nous travailleuses et travailleur du social, étudiant.e.x.s du travail social, association de terrain et personnes concernées affirmons notre solidarité au collectif 43m2, soutenons leur projet sur le site de Montolieu et les revendications portées :

A l'adresse du Canton de Vaud :

  • Le maintien du nombre de places à l’année,
  • L’augmentation du nombre de places d’hébergements d’urgence,
  • La dépénalisation du « camping sauvage » (utilisé pour criminaliser les personnes qui dorment dans la rue).

A l'adresse de la Municipalité de Lausanne :

  • Une refonte du Bureau des Réservations en collaboration avec les acteur.ice.x.s de terrain,
  • La suppression des ordres de priorité officiels dans l’accès à une place d’hébergement d’urgence.

Nous - professionnel.le.s du travail social - percevons notre mission et fonction sociale comme étant celle de l'appui et le soutien des personnes concernées par diverses problématiques. Notre rôle étant celui de catalyseur du changement social, nous œuvrons au quotidien pour garantir des conditions permettant la participation, pour plus de lien social, de solidarité et de luttes locales.

Depuis plusieurs années, la profession de l'animation socioculturelle (ASC) particulièrement, est mise en danger par l'incompréhension de son rôle social : l'ASC ne vise pas la normatisation sociale, mais - au contraire - "vise à organiser et à mobiliser des groupes et des collectivités en vue d'un changement social.» (Conseil de l'Europe).
Nous voulons ainsi promouvoir une politique d'émancipation garantissant des conditions de vie dignes, une place et un espace de décision à chaque individu.
Nous refusons de céder aux pressions exercées par la municipalité tant sur la profession de l'animation socioculturelle depuis plusieurs années que sur le déni des besoins identifiés par les acteurs et actrices de terrain.

Après avoir tenté de multiples négociations au niveau politique, les actrices et acteurs de terrains se sont réuni.e.s autour d'un diagnostique partagé : aucune solution n'est amenée à la problématique du manque de lit et de la qualité d'accueil des personnes sans-abri sur la commune. Pire : la politique du thermomètre1 s'institutionnalise et les structures d'accueil réduisent leurs places d'accueil au printemps, précarisant volontairement des centaines de personnes en les mettant littéralement à la rue. 

Le collectif 43m2 amène une solution concrète à cette problématique, en ouvrant des places d'accueil dès aujourd'hui.
Le collectif s'organise de manière autogérée, assure des permanences et est prêt à accueillir les personnes qui le souhaitent. Le collectif mobilise les responsabilités collectives et les solidarités de proximité, renforce les ressources des personnes à travers le lien social et l'action directe.

Face à l’urgence du sans abrisme, nous considérons que l’HETSL doit faire vivre ses principes en son sein, soutenir l’action collective et, en contact direct avec les futur.e.x.s travailleur.euse.x.s, permettre de faire vivre cet hébergement transitoire collectif et autogéré.

En tant que travailleuse/travailleur social, nous souhaitons donc assurer notre mission et rôle de soutien, notamment et particulièrement ceux énumérés dans la "déclaration de l'animation", et de :

  • jouer l’intermédiation entre les différents acteurs : les acteurs politiques et l’administration, les institutions d’action sociale et de formation, la société civile et la vie associative, les personnes concernées.
  • Nous vous invitons à rendre possible l’émergence d’une forme de démocratie participative sous une forme souple et mouvante, 
  • nous souhaitons nous constituer en facilitatrices/teur pour mettre à disposition les ressources nécessaires à cette initiative allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des personnes concernées par le sans-abrisme, 
  • nous souhaitons donner une visibilité aux malaises sociaux qui sont en jeu, et souhaitons créer un espace de dialogue et de rencontre avec le collectif, ainsi qu’avec les étudiant.e.s qui, pour la plupart, seront confronté.e.s à ces problématiques dans leur future vie professionnelle et contribuer à la discussion autour de la réappropriation des espaces, de la pratique de l'occupation, de l'inaccessibilité au marché du logement, de la spéculation immobilière et du racisme systémique d'autant plus visible dans la rue.

Nous avons été touché.e.s et convaincu.e.s par le message qui nous a été adressé par le collectif, leur communiqué officiel ainsi que par leur action.

Pour ces raisons, nous défendons la présence du collectif 43m2, et le lieu d'accueil d'hébergement d'urgence transitoire autogéré à Isabelle de Montolieu. Nous demandons à la direction de l'établissement, au comité de fondation et à la ville de ne PAS ordonner l'évacuation du collectif et de considérer le site comme zone de tolérance sans présence policière afin de garantir la sécurité et le bien-être de ses futur.e.x.s usagere.x.s ainsi que des étudiant.e.x.s de la HETSL.

__________________________________________________________________1 Lire le témoignage conjoint du Sleep-in et de la Maraude

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