Soutien à l'Institut d'Estudis Occitans du Cantal

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Appel à la mobilisation générale contre la disparition de notre langue

L’IEO du Cantal est en danger, aidons-le !
Septembre 2020

Notre langue, c’est aussi l’occitan, qu’il soit languedocien ou auvergnat, qu’on l’appelle langue d’oc ou même patois. C’est la langue historique de notre département, celle qui a donné leurs noms aux montagnes, aux prés, aux villes, aux familles… Les chants traditionnels, les contes et les légendes de notre pays, c’est en langue occitane qu’ils nous ont été transmis.
Mais notre langue disparaît peu à peu… On l’entend de moins en moins sur les places, dans les marchés. Les anciens, dont c’était la langue maternelle, s’en vont et les jeunes, sans réelle transmission, ne connaissent plus aujourd’hui que quelques mots ou expressions, peut-être un dicton, peut-être une chanson…
L’UNESCO a placé l’occitan dans la liste « langues menacées de disparition ». Si nous ne faisons rien pour lutter contre sa disparition, dans 50 ans à peine, plus personne ne saura la parler. Il existe aujourd’hui un élan mondial en faveur de la biodiversité naturelle. Il faut aussi agir pour la biodiversité culturelle et linguistique.
Depuis 1974, l’association IEO du Cantal œuvre pour la promotion de la langue et de la culture occitanes. Depuis plus de 40 ans, les bénévoles de l’IEO du Cantal se démènent pour assurer des cours des langues, pour valoriser les artistes et les auteurs occitans, pour organiser des événements culturels, pour sauvegarder la mémoire occitane de notre département.
Les actions de l’IEO sont nombreuses et ont continué de se développer grâce au travail de deux salariées. Une médiathèque vient d’ouvrir au public, un projet de « promenades occitanes » appelé Camin’Òc est lancé, un site internet permet à présent au monde entier de découvrir les auteurs cantaliens de langue d’oc… Oui, l’IEO du Cantal se démène, mais cela sera-t-il suffisant ?
Aujourd’hui, l’IEO perd une salariée, le second poste est menacé. Les subventions publiques sont largement insuffisantes et il semble que certaines collectivités ne prennent pas la mesure de leur responsabilité dans cette mission de sauvegarde et de valorisation de notre richesse linguistique et culturelle.
Notre langue a été méprisée. On interdisait à nos grands-parents de la parler à l’école. L’État français a sans relâche œuvré contre ses langues régionales. Et malgré les textes internationaux qui régissent les droits des peuples à parler leur langue, il poursuit sa politique linguicide.

Nous devons réagir, nous devons agir sans attendre pour défendre notre langue et notre culture.
Soyons fiers de notre langue !
Interpellons nos élu.es ! Soutenons l’IEO !

https://www.ieo-cantal.com/