NON AUX 62 000 TONNES DE PNEUS SUR BELLAC ET PEYRAT DE BELLAC!

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NON AUX 62 000 TONNES DE PNEUS SUR BELLAC ET PEYRAT DE BELLAC !!!!
POUR LA PRESERVATION DE NOTRE ENVIRONNEMENT, CADRE DE VIE, SANTE ET PATRIMOINE !!!!

62 000 tonnes de pneus et de déchets caoutchouteux d’une friche industrielle polluée sur une décharge non dédiée, au cœur d’une forêt !!!

400 tonnes de déchets transférés par jour, soit 20 poids lourds sur nos routes !!!!

Une exonération sur la Taxe Générale A la Pollution (TAGP) de 2 MILLIONS d’EUROS !!!!

Soutenez les habitants de petites communes rurales face à l’industriel pollueur !!!

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A Mr Le Président de la République, 

Palais de l’Elysée

55 Faubourg St Honoré

75008 PARIS

 

Copie à Monsieur le Ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire

              Monsieur le Ministre de la Cohésion des territoires

 

Monsieur Le Président,

Nous nous adressons à vous car il nous apparaît qu’il est en train de se préparer une réelle catastrophe écologique aux graves retentissements économiques et de santé publique dans nos petits bourgs de Bellac et de Peyrat de Bellac, qui vous ont accueillis voilà peu en leur sous-préfecture.

Depuis plus de 25 ans, une ancienne usine de pneumatiques du groupe familial WATTELEZ était à l’abandon en bord de Vienne, dans la ville de Palais Sur Vienne, contigüe à Limoges, laissant ainsi se dégrader au vu et su de tout le monde un stock de pneumatiques dont nul n’ignore la capacité de nuisances.

Des décisions administratives ont été prises, un arrêt du Conseil d’Etat a même contraint les propriétaires à faire traiter les pneumatiques dans les conditions de droit et de respect de la santé et de l’environnement publics, les rendant responsables de déchets (2013).

Quelle n’est pas dès lors notre stupéfaction d’apprendre que la préfecture de Haute-Vienne vient d’autoriser l’enfouissement de ces 62 000 tonnes de pneumatiques dans un site d’enfouissement de déchets ultimes, situé à proximité de la ville de Bellac, et ceci contre l’avis des élus locaux. Cet afflux sur le site non adapté, situé en plein bois, amène à détruire plusieurs hectares de forêts, ceci dans une zone proche des nappes phréatiques, et sans répondre aux conditions réglementaires.

Force est de constater que le revirement de l’Etat qui jusqu’alors avait semblé « tenir bon » pose de nombreuses questions. Le Ministère de l’écologie de l’ancien gouvernement s’est-il prononcé, compte tenu de ces compétences, sur ce transfert sur un site non habilité a priori ? Sur quelles bases d’expertises ? Il nous est annoncé qu’un audit de la DREAL aurait été diligenté. Sans remettre en doute la bonne de foi de ses personnels, il semble patent qu’il faut à minima pour ce type d’opérations qui subissent de tels revirements rapides, un réel audit contradictoire par un organisme neutre externe.

Plus de 8 miliions d’euros auraient dû être consignés par cette société. Les décisions de la justice administrative ont toutes été dans le même sens, défavorable au responsable de ces déchets, le mettant face à ses responsabilités.

Et là, l’Etat réduit également les taxes de manière à « faciliter le règlement » de la situation. Cela pourrait se concevoir, si le débouché trouvé pour ces 62000 tonnes de pneumatiques en errance depuis 25 ans était intelligent, réglementaire et préservait la santé et l’environnement.
Tel n’est pas le cas.

Une analyse un peu plus fine de la situation pourrait également faire poser des questions à des esprits curieux .

Suite à des malfaçons de conception et un contentieux en cours, ce site appartenant au SYDED ( département) et qui doit  traiter uniquement des déchets domestiques, est au quasi arrêt depuis plusieurs années. Sa situation financière est donc précaire, mettant en difficultés sans doute le département de la Haute-Vienne dont on peut envisager une approche financière de la situation et de la proposition de transfert de ces déchets, voyant ainsi un apport substantiel pour « rentabiliser » le site, quitte à le fermer ensuite d’ailleurs…

 Un projet d'aménagement , «  projet urbain » très mis en valeur, sera fait sur le site Wattelez (commune du Palais sur vienne - Communauté d’agglomération de Limoges), avec de superbes bords de rivière, projet qui va sans doute permettre au vendeur du terrain, à des groupes de promoteurs et à leurs relations de réaliser  de belles opérations financières.

Comment ne pas noter aussi que Mme Maryvonne Wattelez, Groupe Wattelez, est vice présidente du puissant SNCP ( syndicat national de caoutchoucs et polymères) , ce qui doit bien aussi lui ouvrir plus facilement certains accès. On parle de lobby dans ces cas-là ? Où est l’intérêt général ? Cette décision « administrative » permet en effet de faire économiser plus de 5 Millions d’Euros à cette entreprise en bonne santé, de la laisser fuir ses responsabilités, et d’être ainsi avec l’appui ovu au moins le laisser faire d’élus de la Communauté d'Agglomération de Limoges, du département et de l’Etat, à la base d’un transfert de pollution dont on ignore tout des conséquences à terme, dans ce bout de territoire déjà en difficultés. Ou que l’on ose nous dire que justement, perdu pour perdu… Qu’en est il de l’égalité des territoires, de la prise en compte d’une France qui existe et qui travaille ?

Qui va vouloir à proximité immédiate d’une telle décharge de produits toxiques envisager encore des investissements, que ce soit les entreprises ou les projets touristiques que nous essayons de développer avec l’appui des élus locaux ?

Comment comprendre et pourquoi accepter que ce qui était inadmissible et dangereux au Palais Sur Vienne ne le soit plus en enfouissant au même endroit 62000 Tonnes de pneumatiques en décomposition ? Comment comprendre et pourquoi accepter que les obligations européennes sur le traitement de ces déchets obligatoirement recyclables ne soient pas respectées ?

Comment ne pas questionner la moralisation de la vie publique dans une telle situation où le moins que l’on puisse dire est que ressortent de nombreux points d’ombre aux mauvaises odeurs de caoutchouc brulé.

Monsieur le Président, nous venons de vous élire sur les principes d’un renouveau des modes de gouvernance, de transparence, de développement écologique dans le souci de préserver la santé sur du long terme, de l’intérêt général, de probité et de souci des finances publiques.

Notre situation est un concentré caricatural de dysfonctionnements relevant de ces divers chapitres, puisqu’elle les cumule.

Aussi, Monsieur le Président, nous adressons nous à vous pour que cette situation puisse reprendre un cours normal de débat éclairé, basé sur des expertises tant du site que de la situation financière du pollueur comme du site d’accueil.

 



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