faisons revivre le moulin de venet

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C'est l'histoire d'un petit moulin, le moulin de Venet à Bagneux dans l'Indre et de son propriétaire Monsieur Jean FAVREAU. 

Avec amour et passion ce Monsieur de 75 ans à remis son moulin en état. Je vous retranscrit ici les faits :

Bagneux. Après des années de travail pour remettre en état son moulin, Jean Favreau bute sur l’administration qui ne veut pas lui redonner son droit d’eau.


Il n'est pas loin de baisser les bras. Épuisé par des années de bataille judiciaire qui se sont soldées par un échec. Jean Favreau n'a pas pu récupérer ce fameux droit d'eau qui lui permettrait de redonner vie à son moulin. « Il fallait me le dire dès le départ que ça ne serait pas possible. Je ne me serais pas tué le dos à remonter le mur du bief, pierre par pierre ! Sans compter l'argent perdu dans les procédures judiciaires et les études environnementales », lance le retraité de 75 ans, un brin désabusé.

Ce combat, Jean Favreau l'a mené par amour et passion pour le moulin de Venet, acheté par l'un de ses oncles, en 1910. Lui, en est propriétaire depuis 1984. « Je l'ai vu fonctionner jusque dans les années 1960. Mon oncle s'en servait pour faire de la farine puis pour produire de l'électricité. A l'époque, il entretenait encore le bief et le barrage. »

Vrai casse-tête

Au fil des décennies, les installations – peu à peu laissées à l'abandon – ont fini par se dégrader. A sa retraite, Jean Favreau a entrepris de restaurer l'ouvrage, avec la ferme intention de le revoir en fonctionnement. Juste « pour le plaisir des yeux ». « J'ai commencé par remettre en état l'intérieur du moulin. Il me reste encore la roue à refaire et les rouages. Mais ça, je ne peux pas le faire moi-même : j'ai fait faire un devis, il y en a pour près de 13.000 €. Certainement un peu plus aujourd'hui, car l'étude date d'il y a… dix ans. »
Jean Favreau n'a pas donné suite au devis. Car, entre-temps, il s'est lancé dans un bras de fer avec la Direction départementale des territoires de l'Indre. Ce qu'il pensait être une formalité a tourné au casse-tête. L'ouvrage datant de 1370, il disposait donc d'un droit d'eau au moment de la Révolution française. « Il est prouvé que le moulin de Venet existait avant le 4 août 1789, date de l'abolition des privilèges. Théoriquement, il devait donc conserver son droit d'eau, même si l'ouvrage ne tourne pas ou est en état de délabrement », explique Jean-Luc Stiver, président de l'association chabriote Hier en pays de Bazelle, qui soutient Jean Favreau dans son combat.
En mai 2012, le tribunal administratif de Limoges avait donné gain de cause au retraité, le déclarant « titulaire d'un droit fondé en titre attaché au moulin de Venet ». Un jugement qui a été cassé deux ans plus tard par la cour administrative d'appel de Bordeaux qui a estimé, au contraire, que l'état de ruine du seuil du bief faisait, de ce fait, « disparaître le droit fondé en titre ».
A ce jour, Jean Favereau a épuisé les recours juridiques possibles. « J'ai fait tout ce qui m'a été demandé. Au départ, on m'invoquait le manque d'entretien du petit barrage situé en amont. Je m'en suis occupé. J'ai curé le bief et je l'ai réempierré sur plus de 500 mètres. J'ai refait les vannes. Aujourd'hui, on me parle de l'impact environnemental que représenterait cette dérivation du Fouzon sur quelques mètres. Pendant des siècles, ça n'a jamais posé de problème d'inondation ni perturbé les poissons. Alors pourquoi aujourd'hui ? »
En désespoir de cause, Jean Favreau et l'association chabriote ont lancé, ces derniers jours, un appel à mobilisation pour les aider à sauver « cet élément du patrimoine local ». « Par le passé, on comptait une dizaine de moulins dans un rayon de neuf kilomètres autour de cette zone. Aujourd'hui, il ne reste plus que le moulin de la Grange, à Chabris, qui est devenu un lieu touristique et pédagogique. On peut très bien faire de même avec celui de Venet… »
M.R.

Nous demandons aux autorités compétentes de rendre à Monsieur Jean FAVREAU  le droit d'eau qu'il n'aurait jamais du perdre afin que son moulin puisse revivre et soit le témoignage de notre héritage culturel et patrimonial. Afin également qu'il n'ait pas usé tous ces efforts et son argent pour rien.



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