2020 SPVM Budget — Call For Action — DEFUND NOW

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Cecilia Ndjoli
Cecilia Ndjoli signed this petition

2020 SPVM Budget — Call For Action — DEFUND NOW

To the City of Montreal elected officials:

We are making this petition to express the absolute outrage regarding the operational budget of the Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), which is $665,300,000 (source: Budget 2020). This comprises nearly 11% of the annual budget for the City of Montreal. The size of our city’s police budget is reprehensible considering our constantly crumbling infrastructure and contaminated drinking water.

While the SPVM is meant to protect Montrealers and maintain peace and security, our city is made unsafe by the willingness to finance racial profiling and excessive force. The SPVM, like all police departments in North America, has a long history of killing innocent, unarmed black people and it is imperative that our city leadership do their part to ensure it never happens again.

Anthony Griffin (1987), Preslie Leslie (1990), Osmond Fletcher (1991), Marcellus François (1991), Trevor Kelly (1993), Anas Bennis (2004), Fredy Villanueva (2008), Mario Hamel (2011), Patrick Limoges (2011), Alain Magloire (2013), René Gallant (2015), Jean-Pierre Bony (2016), Pierre Coriolan (2017) and Nicholas Gibbs (2018) are some names of people who have died at the hands of the SPVM (source: “Another Black Life” by Robyn Maynard).

We call upon our elected officials to start divesting from the inherently violent institution that is the SPVM. We are asking that you, as an elected official, pledge to do the following:

To never again vote to increase the SPVM’s budget. This includes funding for police body cams, an initiative that has been shown to fall short of its goals and which ultimately legitimizes a fundamentally flawed institution.
To propose and implement a SPVM budget cut of, at the absolute minimum, $300 million in accordance with the City of Montreal’s operating budget shortfall projections due to the COVID-19 pandemic.
To prioritize the expansion of community-led health and safety initiatives, community oversight committees for police officers, independently investigate and prosecute officers who violate the law and basic human rights, and to redirect more funding toward infrastructure, affordable housing and other programs that better the quality of life for Montrealers.

In the face of cyclical police violence happening throughout North America right now, there is no better time to commit ourselves to change. What we need in Montreal is leadership that can initiate reform that aims toward the eventual abolition of police and prisons—and, in turn, the immense police violence that targets our most marginalized people. An increased police presence does not keep us safe; rather, it directly threatens the lives of our most vulnerable communities, such as Black communities, Indigenous communities, LGBTQ2S+ communities, homeless people, street-based sex workers, people with disabilities, and people experiencing poverty.

It is impossible to effectively reform the police to protect the marginalized communities they were designed to target. Therefore, we must choose to transition towards abolition. Instead of investing in the police, our city must prioritize alternatives like education, increased mental health services, affordable housing initiatives, income security, harm reduction services, accessible rehabilitation, mutual aid, social workers, conflict resolution services, transformative justice, and other vital community-based support systems.

When you were elected to office, you entered a contract to represent me. Failing to take action against police brutality and the SPVM’s racist practices is a failure to represent me and my concerned community. If all you can offer are the same cliche platitudes, then I ask that you resign and make way for real leadership in our city. 

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On vous écrit pour exprimer notre indignation concernant le budget opérationnel du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui s’élève à un montant de 665 300 000 $ (Budget 2020). Ceci est presque 11 % du budget annuel de la Ville de Montréal. La taille du budget policier de notre ville est répréhensible, particulièrement lorsqu’on considère notre infrastructure qui s’écroule et la contamination de notre eau potable.

Le but du SPVM est de protéger la population montréalaise et de maintenir la paix et la sécurité. Or, notre ville devient dangereuse à travers le financement du profil racial et de l’utilisation de la force excessive. Comme tous les départements policiers en Amérique du Nord, le SPVM a tué systématiquement des personnes noires innocentes non-armées à travers les années. Il est impératif que l’administration de Montréal s’assure que cela n’arrive plus.

Anthony Griffin (1987), Preslie Leslie (1990), Osmond Fletcher (1991), Marcellus François (1991), Trevor Kelly (1993), Anas Bennis (2004), Fredy Villanueva (2008), Mario Hamel (2011), Patrick Limoges (2011), Alain Magloire (2013), René Gallant (2015), Jean-Pierre Bony (2016), Pierre Coriolan (2017) et Nicholas Gibbs (2018) ne sont que quelques noms de personnes tuées aux mains du SPVM au cours des 30 dernières années (source: « Another Black Life » par Robyn Maynard).

Nous invitons les conseillers de la ville de Montréal à initier un désinvestissement de la structure fondamentalement violente qu’est le SPVM. On vous demande, comme conseiller élu, de vous engager à faire les choses suivantes:

De ne plus voter pour une augmentation du budget du SPVM. Ceci inclut le financement pour les caméras portatives pour les policiers, une initiative dont les résultats ne sont pas à la mesure des attentes et qui revient à légitimer une organisation fondamentalement corrompue ;
De proposer et de mettre en application une coupure budgétaire du SPVM de 300 millions de dollars au minimum, ce qui représente le déficit prévu par la crise COVID-19;
De donner priorité à l’accroissement des initiatives communautaires qui concernent la santé et la sécurité publique ; des commissions communautaires pour superviser la police ; des enquêtes indépendantes et des poursuites judiciaires des policiers qui violent la loi et les droits fondamentaux de la personne ; et de réorienter les financements vers l’infrastructure, le logement abordable, et d’autres programmes qui améliorent la qualité de vie pour la population montréalaise.

La violence policière récurrente en Amérique du Nord en ce moment nous rappelle que le temps d’agir est arrivé. À Montréal, nous avons besoin d’une administration qui entreprend une un réforme fondamentalement des polices et des prisons, qui vise à anéantir la violence policière et carcérale qui cible les populations les plus marginalisées. Une présence policière augmentée ne nous protège pas. Au contraire, cette présence menace les vies des communautés les plus vulnérables, comme les communautés noires, les communautés autochtones, les communautés LGBTQ2S+, les sans-abris, les travailleurs dans l’industrie du sexe, les personnes handicapées, et les personnes qui vivent dans la pauvreté.

En effet, nous avons besoin d’une administration qui initie des changements visant l'abolition éventuelle de la police ; la police a été créée pour cibler les communautés marginalisées. Par conséquent, nous devons choisir une transition vers l’abolition. Au lieu d’investir plus dans la police, notre ville doit donner la priorité aux solutions alternatives, telle que l’éducation ; une amélioration des services de santé mentale ; des initiatives pour le logement abordable ; la sécurité de revenu ; des dispositifs de réduction des méfaits ; la réadaptation accessible ; l’aide mutuelle ; le travail social ; les services de résolution de conflit ; la justice transformatrice ; et d’autres systèmes communautaires indispensables.

Nous vous avons élu à votre poste municipal pour représenter nos intérêts. Votre incapacité à agir contre la brutalité policière et les pratiques racistes du SPVM sont un échec pour la collectivité concernée. Si vous n’êtes capables que de faire des promesses en l’air, je vous demanderais alors de démissionner à votre poste et faire place à un véritable leadership.