L'enseignement a distance n'est pas l'ecole / Homeschooling is not a school

L'enseignement a distance n'est pas l'ecole / Homeschooling is not a school

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EEB-Concerned Parents started this petition to Secretary-General of the European Schools and

L'enseignement à distance n'est pas l’école

Dans leur message du 17 Novembre, les directions des EEB ont informé la communauté scolaire de leur décision de passer à l’enseignement en ligne pendant deux semaines, du 21 au 23 décembre 2020, ainsi que du 7 au 15 janvier 2021. Cette décision a été motivée par le souci « d’assurer la sécurité de notre communauté et de permettre aux familles de rejoindre leurs proches durant cette période de l’année ».

Cette décision nous paraît pédagogiquement inadéquate, administrativement prématurée, socialement discriminatoire, foncièrement disproportionnée enfin.

Sur le principe pédagogique, tout d’abord, nous nous opposons au principe qui est de croire que l’enseignement à distance peut égaler ou même remplacer l’école. L'école obligatoire est un droit pour les enfants et un devoir pour les Etats démocratiques chargés de l’organiser. Elle ne se limite pas à une liste d’exercices et de devoirs à remplir quotidiennement. Les pédagogues, pédiatres, psychologues et ministres de l'enseignement sont unanimes à ce sujet : l'école à distance n'est pas appropriée, en particulier pour les enfants des cycles maternel et primaire. Les études scientifiques ont démontré que les risques sanitaires liés à la circulation du virus en milieu scolaire étaient inférieurs aux risques et aux conséquences négatifs avérés sur le développement socio-psychologique, la santé mentale et les apprentissages des enfants que la distance de l’école est susceptible d’entraîner. Pour ces raisons, la majorité des pays européens et du monde entier ont insisté sur cette nécessité de poursuivre l’obligation de fréquentation scolaire.

La décision du 17 novembre est également prématurée. En effet, tandis qu’il est désormais confirmé que toutes les écoles publiques et subventionnées de Belgique accueilleront les élèves dans leurs établissements scolaires après la fermeture de deux semaines prévue pour les fêtes de Noël, les autres écoles internationales de Bruxelles prévoient quant à elles une seule semaine d’enseignement à distance afin de permettre une éventuelle quarantaine. Elles assurent une reprise de l’enseignement in situ au plus tard le 11 janvier, limitant ainsi à trois semaines l’interruption scolaire. En l’absence de concertation avec les autorités compétentes, les directions des EEB ont donné priorité à des paramètres administratifs discutables au détriment du bien-être des enfants, subordonnant les enjeux scolaires aux logiques de mobilité des agents expatriés. Une concertation avec les autorités compétentes belges, la priorité du bien-être des enfants et un dialogue plus transparent avec l’association des parents d’un part et les familles d’autre part auraient pu aboutir à des solutions à la fois humaines, responsables et capables de concilier l’intérêt des élèves, les besoins des familles ainsi que les demandes et la sécurité des personnels enseignant et encadrant.

Cette décision est profondément discriminatoire. Les enseignements en ligne et les outils informatiques ne sont pas accessibles aux enfants en bas âge pour leur permettre de fonctionner en autonomie. Le travail d’accompagnement pédagogique est donc reporté sur les parents qui n’ont ni le temps ni les compétences pédagogiques ni la distance relationnelle nécessaires pour aider leurs enfants à apprendre en toute sérénité. Un mois d'interruption en pleine année scolaire peut avoir des répercussions très négatives pour les élèves tout en imposant un rythme intenable aux familles, en particulier celles qui se sont déjà engagé à respecter les consignes de modération stricte de leurs déplacements durant les fêtes. Pour les parents isolés, pour les parents qui travaillent à temps plein (même à distance), pour les parents d’enfants avec des difficultés d’apprentissage, la combinaison des obligations professionnelles, des impératifs de l'école en ligne et des tâches domestiques relève de l'impossible.

Les circonstances sont bien sûr exceptionnelles : nous nous rendons compte qu’il est essentiel de veiller avec humanité au bien-être et à la sécurité du corps enseignant et du personnel administratif des EEB, qui ont fait preuve d’engagement et d’une grande responsabilité civique depuis la rentrée. Le même impératif d’humanité et de responsabilité pédagogique doit être prioritaire vis-à-vis des élèves et de leurs familles.

C’est pourquoi, en dernier lieu, la décision du 17 novembre nous paraît disproportionnée. En décrétant une fermeture préalable de trois jours auxquels s’ajoute une quarantaine de 10 jours – alors que les régulations en vigueur demandent une quarantaine potentielle de 7 jours à la suite de voyages au sein de l’espace européen –, les directions des EEB ont artificiellement prolongé l’interruption scolaire. Même avec un retour à Bruxelles de certains enseignants et de certaines familles le 6 janvier, dernier jour des vacances, l’enseignement in situ pourrait recommencer dès le mercredi 13 janvier.

Toutefois, dans un souci légitime de conciliation des impératifs pédagogiques et du souhait des personnels enseignant et encadrant de rendre visite à leurs proches à l’étranger, il nous paraît opportun et responsable d’ajuster le calendrier scolaire en étalant les congés de fin d’année sur trois semaines (du lundi 21 décembre 2020 au 8 janvier 2021 inclus), période qui comprendrait l’éventualité d’une quarantaine à Bruxelles. Ce compromis permettrait aux enseignants et élèves de retrouver leur classe dès le 11 janvier. Cette formule nous paraît non seulement juste et équilibrée pour toutes les parties présentes mais aussi respectueuse des intérêts et des besoins des élèves.

Homeschooling is not a school

In their message of 17 November, the EEB management informed the school community of their decision to move to online learning for two weeks, from 21 to 23 December 2020 and from 7 to 15 January 2021. This decision was motivated by the concern "to ensure the safety of our community and to allow for families to join their loved ones during this period of the year".

This decision seems to us to be pedagogically inadequate, administratively premature, socially discriminatory and, finally, fundamentally disproportionate.

First, on a pedagogical level, we are opposed to the principle that considers distance learning as equal or a substitute to school. Compulsory schooling is a right for children and a duty for the democratic states. The missions of a school cannot be reduced to a daily list of exercises and homework to be fulfilled. Pedagogues, pediatricians, psychologists and ministers of education are unanimous on this subject: distance learning is not appropriate, especially for children in the nursery and primary cycles. Scientific studies have shown that the health risks associated with the circulation of the virus in the school environment are lower than the negative consequences on the social and psychological development, mental health and level of education of children. For these reasons, most countries in Europe and worldwide have insisted on the need to continue compulsory onsite attendance.

The decision of 17 November is also premature. Indeed, while it has now been confirmed that all public and State-funded schools of Belgium will welcome pupils after the two-week closure planned for the Christmas break, the other international schools in Brussels are planning a single week of distance learning to allow for a possible quarantine. They will ensure that onsite teaching resumes by 11 January at the latest, limiting the school break to three weeks. In the absence of consultation with the competent authorities, the EEB directors have given priority to questionable administrative reasons to the detriment of the children's well-being, i.e. subordinating the educational stakes to the logics of mobility for the expatriate staff. Consultation with competent Belgian authorities, giving priority to the well-being of children and a more transparent dialogue with the parents' association on the one hand and the families on the other hand could have led to more human and responsible solutions, capable of reconciling the interests of pupils, the needs of families and the demands and safety of teachers and supervisory staff.

This decision is deeply discriminatory. Online teaching and IT tools are not accessible to young children, preventing them from working independently. The burden of pedagogical support is therefore shifted on the shoulders of parents who have neither the time nor the pedagogical skills nor the relational distance needed to help their children learn comfortably. A whole month's interruption in the middle of the school year may have very negative repercussions for pupils while imposing an unsustainable rhythm on families, particularly those who have already committed themselves to respecting the stringent limitations of travel during the holidays. For single parents, for parents who work full-time (even remotely), for parents of children with learning disabilities, combining professional obligations, imperatives of online schooling and domestic tasks is merely impossible.

We are aware that the circumstances are exceptional and realise that it is essential to look after the welfare and safety of the EEB teachers and administrative staff in a humane way. They have shown great commitment and civic responsibility since the start of the school year. However, the same imperative of humanity and pedagogical responsibility should apply with regards to pupils and their families.

Finally, the decision of 17 November seems disproportionate. By issuing a prior closure of three days on top of a 10-days quarantine – whereas the regulations require a potential 7-days quarantine following travel within the EU –, the EEB management has artificially prolonged the school break. Even when some teachers and families would return to Brussels on 6 January, on the last day of the holidays, onsite teaching could resume as early as Wednesday 13 January.

Nevertheless, in view of the legitimate purpose to bring together pedagogical imperatives and the desire of teachers and supervisory staff to visit their relatives abroad, we consider more appropriate and responsible to adjust the school calendar over three weeks (from Monday 21 December 2020 to 8 January 2021 inclusive), in order to include the possibility of a quarantine in Brussels. This compromise would allow teachers and pupils to meet again in classes as from 11 January. This solution seems not only fair and balanced for all parties, but it is also respectful of the interests and needs of the pupils. 

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