Devant le KO sanitaire, fermeture de tous les centres d’appels non essentiels.

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Madelin FREDERIC
Madelin FREDERIC a signé la pétition

SUD-Solidaires dénonce le manque de protection qui subsiste dans les centres d’appels, et ce, après avoir proposé et utilisé des dizaines et des dizaines de droit d’alerte et même des droits de retrait. Nos patrons vont même maintenant jusqu’à demander l’intervention des forces de l’ordre ou de la préfecture pour nous obliger à travailler...

La nécessité absolue pour le pays de faire continuer et déplacer des milliers de salarié-es pour ce type d’activités reste une énigme pour notre syndicat. On notera que tout cela est en contradiction complète avec le maximum de cinq interactions humaines préconisées par le gouvernement... Quelques entreprises proposent le télétravail, mais cela reste très peu développé malgré l’urgence. Des grands donneurs d’ordres, pourtant à capitaux publics comme EDF, refusent sa mise en place pour des raisons de sécurité... La sécurité commerciale passe évidemment avant la sûreté publique !

Depuis plusieurs jours, des milliers de travailleur-ses en France, mais aussi dans les autres pays où les appels de la relation client française sont délocalisés (Tunisie, Maroc, Portugal...), continuent de prendre des appels voire d’en émettre pour vendre des abonnements téléphoniques ou des assurances... D’autres traitent des appels pour La Redoute, Ikea, Air B n’B... Notre question est simple :  en quoi, au vu de l’urgence sanitaire que nous vivons, nos métiers sont-ils essentiels ? Oui en quoi ?

Toutes et tous ensemble exigeons l’arrêt de la production ! 

- Les salarié-es sous-traitants, féminisés et fortement précaires du secteur ne veulent pas et n’accepteront pas d’être la chair à canon du système capitaliste. Nous réaffirmons que, plus que jamais, nos vies valent plus que leurs profits !

- Nous exigeons donc la fermeture de l’ensemble des centres de contact non-essentiels des activités en langue française, que ce soit ici ou ailleurs. Nous ne laisserons pas nos camarades en Afrique ou ailleurs mourir pour nous...

- Nous exigeons le paiement intégral de notre rémunération moyenne depuis douze mois, ici et ailleurs. Les multinationales françaises (ou pas) du secteur ne doivent pas profiter de la crise pour faire des économies dans des pays ou la législation est moins protectrice. Clairement, ils le font suffisamment toute l’année. Aujourd’hui, dans cette crise ils doivent assumer en se retournant vers les donneurs d’ordres (Orange, SFR, Engie...).

- Nous exigeons l’arrêt des sanctions pour les droits de retrait, les absences et l’arrêt des licenciements, comme chez VistaPrint en Tunisie, permettant de réduire le nombre de salarié-es pour faire face à la crise.

- Enfin, parce que nous autres les invisibles des médias, les invisibles économiques que l’on nomme les sous-traitants, nous exigeons la même prise en considération du danger pour tous les métiers non-essentiels et que l’on peut réduire au maximum en fermant le maximum de sites : Hôtesses d’accueil, Animateur-rices commerciales....

En clair, nous exigeons la fermeture de l’ensemble des centres non essentiels à l’activité du pays, et ce, que ce soit pour les appels traités en France mais aussi ailleurs à travers le monde. 

Vous pouvez retrouver l'ensemble du texte d'appel sur :

- https://www.facebook.com/centresdappelssud/

- http://www.sudptt.org/centresappels/