Stop au body shaming juvénile !

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Mélanie a 15 ans, elle est « grosse » (selon ses propres mots) et en a marre. Chaque jour elle subit les moqueries des élèves de son collège qui ont comme principal loisir celui de se moquer de son poids. Elle a entendu dire, par un de ses profs, qu’elle est victime de body shaming… Alors chaque matin Mélanie n’attend qu’une chose : la fin des cours pour pouvoir rentrer chez elle. Mais chez elle, c’est encore pire. Comme tous les ados de son âge, à peine à la maison, elle se connecte à Facebook, Instagram, Snapchat et autres réseaux sociaux sur lesquels elle est inscrite. Comme tous les ados de son âge Mélanie aimerait beaucoup pouvoir s’y divertir mais elle ne peut pas :  Mélanie est en surpoids et chaque soir elle découvre les nouvelles insultes que les élèves de son collège ont lâché sur ses fils d’actualité.

Loin d’être une exception, Mélanie n’est qu’un exemple du phénomène de bashing* qui sévit sur Internet. Qu’on les appelle Trolls ou Haters, nombreux sont ceux qui trouvent comme principale source d'amusement le déversement de haine et l’humiliation publique sur Internet. Sous prétexte de la liberté d’expression ou juste pour s’amuser, certains invectivent violemment derrière leur écran d’autres internautes, au sujet de leur physique.

Ce phénomène n’est pas nouveau, nous avons tous assisté à des discussions houleuses sur Internet, des échanges d’insultes et de menaces et pensons tous y être plus ou moins préparés. Tous, sauf les premiers exposés : les enfants.

Plusieurs lois encadrant la liberté d’expression et sanctionnant le cyber harcèlement existent, mais force est de constater qu’elles sont au mieux inefficaces, au pire inappliquées. Pourtant, chaque jour de nouveaux enfants se font humiliés sur les réseaux sociaux sans aucune protection, sans aucune formation leur ayant appris à se défendre face à ce genre de comportements.

La liberté d’expression, OUI. L'humiliation et la haine, NON.

Alors que le gouvernement Macron est en train de se mettre en place, nous souhaitons l’alerter sur cette problématique qui touche les plus fragiles et lui demandons :

-    La mise en place d’un plan de prévention sur les réseaux sociaux contre le body shaming destiné aux plus jeunes

-    L’intégration de cette prévention de manière pérenne dans les programmes scolaires avec notamment des ateliers de body positivisme 

-    L’actualisation de la loi de sur la presse du 29 juillet 1881 pour y intégrer les spécificités des réseaux sociaux et du harcèlement juvénile

- Un durcissement de la charte de bonne conduite signée par les utilisateurs et mis en place par les principaux réseaux sociaux 

- L’application de la proposition de loi de Roland Courteau du 16 février 2016 pour une renforcement contre la prévention & la lutte contre le cyber harcèlement avec notamment un alourdissement des peines encourues 

*bashing = humiliation

Sources : 

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32239


http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/que-faire/faire-face-au-cyberharcelement/ 

 



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