Sauvons les hérissons en danger !

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SAUVONS les HÉRiSSONS   
BiODiVERSiTÉ en DANGER !

     A l'attention de monsieur Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire,

CONSTAT :

     " Une chose frappe : si on détruit les écosystèmes, les espèces communes s’effondrent. Et les espèces rares ne disparaissent pas toujours en premier. En France, c’est dramatique pour le hérisson… " Gilles Bœuf, Muséum National d’Histoire Naturelle, Université Pierre-et-Marie-Curie, Président du conseil scientifique de l’Agence Française pour la Biodiversité.

     " Le hérisson est un animal qui sonne l’alerte sur l’état des écosystèmes " Nathalie de Lacoste, chargée d’étude des mammifères au Muséum National d’Histoire Naturelle. 

     Les études sont formelles : depuis les années 1950, leur nombre est passé d’environ trente millions à moins d’un million dans chaque grand pays d’Europe. Là où dans les campagnes il y avait 100 hérissons, il n’y en a plus que 3 à présent ! Les hérissons sont intoxiqués par les pesticides, broyés par les engins et les débroussailleuses agricoles, chassés des campagnes avec la destruction de leurs habitats naturels, écrasés dans d'horribles souffrances, un peu plus à chaque passage de voiture : 1,8 millions par an sur les routes en France ! Une véritable hécatombe. On estime qu’ils auront quasiment disparu d’ici à 2025 :  " Un effondrement vertigineux de la biodiversité ", "Une catastrophe écologique ",  "L'Armageddon de la biodiversité " des insectes, des oiseaux et des hérissons insectivores !... 

     Quelques tribus de hérissons se sont réfugiées dans les zones péri-urbaines où ils mangent les croquettes laissées pour les chats. Alors, tant que les champs seront saturées de pesticides et de glyphosates, tant que l'on aura pas replanté des millions de kilomètres de haies, tant qu'il n'y aura plus rien à manger pour eux dans les campagnes, il faut impérativement changer les méthodes de leur sauvegarde en formant des stagiaires pour organiser au mieux leur survie dans les jardins des particuliers ou quelques spots bien trop rares d'exploitations en agriculture biologique, car ils sont les amis des jardiniers depuis la nuit des temps. Plus de 50 000 bénévoles en Angleterre à voir sur le site Hedgehogstreet.org. Pourquoi pas chez nous aussi ?

     En 60 ans, l’homme a quasiment anéantit une espèce de 60 millions d’années d’évolution, une merveille d’hibernation, un symbole d’autodéfense, qui agit comme un insecticide naturel. Nous voulons tous une agriculture plus saine : nous devons donc sauvegarder avec force et conviction les hérissons qui régulent les infestations d’insectes ravageurs.

     Malheureusement, l’arrêté du 12 décembre 2000 censé protéger cette espèce s’est retourné contre elle, rendant beaucoup bien trop difficiles les conditions à s’occuper des hérissons orphelins ou blessés, contraignant à effectuer un stage de deux ans. Quel bénévole peut se permettre un tel temps de formation, alors même que 50 départements n’ont pas de centre de soins et de formation dédié à cette espèce ? Avec un nombre si peu élevés de centres de soins, les personnes qui trouvent des hérissons se tournent spontanément vers les vétérinaires qui, dans la plupart des cas, ne peuvent pas les prendre en charge.   

 

Préconisations de la pétition :     

       Au vu des dernières études françaises qui confirment l’effondrement de la biodiversité, je demande, comme en Angleterre, le classement du hérisson comme espèce prioritaire, ainsi que l’alignement de notre système de sauvegarde des hérissons sur ceux de nos voisins européen, beaucoup plus souples et bien plus efficaces, tant en terme de vies de hérissons sauvées que de sensibilisation à la biodiversité.

1er OBJECTIF : réformer le carcan législatif français actuel pour sauver passer de 2000 à 10 000 Hérissons chaque année : 

- il faut d'urgence clarifier l'obtention de la capacité. Les directions vétérinaires de certains départements (DDPP) demandent 70 heures de  formation, et d'autre 2 ans?!!! C'est une inégalité manifeste devant la loi qu'il convient de changer rapidement. Cf. le compte rendu du Professeur de droit Olivier Le Bot.

- en créant un statut de stagiaire capacitaire en externat pour un suivi de soins d'un maximum de 10 hérissons dument enregistrés et soignés auprès d'un vétérinaire ou d'un référent capacitaire, avant d’être relâchés dans la nature. En effet, il y a en France, à peine 30 centres habilités à recevoir des hérissons contre 800 au R.U.. Quant au nombre de hérissons sauvés, on en reste bouche bée : à peine 2 000 en France par an, contre 30 000 au R.U. en 2015. À voir le désert français des centres de sauvegarde pour les hérissons sur la carte européenne

 « Cette situation existe aujourd'hui, profite à tous les centres, mais elle est illégale et il s'agirait de la faire reconnaître avec cette proposition d'externat », Professeur vétérinaire Jean-François Courreau, créateur et gestionnaire pendant 25 ans du CEDAF de Maisons-Alfort.

 - en s’appuyant sur un réseau national de référents vétérinaires afin de pallier les nombreux déserts régionaux de centres de faune sauvage. Il est en effet totalement absurde de devoir faire de 100 à 300 kilomètres pour aller faire soigner un hérisson en détresse, qui la plupart du temps meurt à son arrivée !

Le hérisson n’est ni un ours, ni un lynx, ni même un oiseau ou un batracien. Il ne demande aucune installation spéciale. Un simple carton suffit, avec les conseils d'un centre spécialisé, pour sauver une portée orpheline ou garder quelques hérissons trop petits pour hiberner en extérieur avant d'être relâchés au printemps. Des dizaines de milliers de hérissons ne sont pas sauvés chaque année. Nombre de retraités et amis des animaux peuvent s’impliquer dans ces sauvetages qui demandent surtout énormément de temps.

2e OBJECTIF : interdire les euthanasies un peu trop expéditives d’animaux soi-disant "imprégnés par l'homme" ou avec un handicap :

- À l’heure de la prise de conscience de la sensibilité animale, les euthanasies de hérissons handicapés, viables, mais qu’on ne peut pas relâcher est inadmissible. Au lieu d'être tués, après avoir fait constater leur handicap par un vétérinaire, ces animaux peuvent, sous conditions à définir pour ne pas effrayer les animaux, être présentés dans les écoles primaires pour faire de la sensibilisation aux trames vertes pour faire de la sensibilisation aux trames vertes, au lieu d'être euthanasiés. En effet, le hérisson est l’animal le plus pertinent pour sensibiliser à la biodiversité, toujours un émerveillement auprès des plus petits. 

3e OBJECTIF : créer un conseil de capacitaires et de vétérinaires uniquement spécialisés dans les hérissons, leurs comportements, leurs habitats et leurs écosystèmes.

     Beaucoup de grandes ONG françaises, et non des moindres, racontent beaucoup de bêtises à propos des hérissons, dont certaines gravissimes, comme par exemple "ne pas nourrir les hérissons avec des croquettes" alors qu'il n'y a plus rien à manger dans la nature : - 80% à -90% d'insectes et de vers de terre en Europe, selon les recherches allemandes confirmées par Hubert Reeves, président d'honneur de l'Agence Française pour la Biodiversité !  C'est une aberration absolue en contradiction avec les préconisations de TOUTES les associations de nos voisins européens.

     De plus, certains gros centres critiquent les actions des plus petits, le plus souvent pour justifier leurs subventions, souvent astronomiques, ce qui fait de la France le pays avec la loi la plus contraignante pour les pires résultats en matière de sauvegarde des hérissons et de sensibilisation aux trames vertes.

     Il faut donc engager une réflexion avec les spécialistes des hérissons qui œuvrent réellement, localement, et qui connaissent le terrain, à propos des trames vertes, haies, friches, bocages, et de l’importance du rôle des insectes, de la micro faune sauvage et des hérissons pour l’équilibre de la biodiversité, jusqu'au fond de nos jardins ! Et dans nos champs, il est urgent de promouvoir des ZAAB, Zones d’Appellation en Agriculture Biologique, afin de créer quelques spots de biodiversité, pour y planter de nouvelles haies qui sont pour les hérissons et nombres d’espèces d’oiseaux autant d’aires de nidification et de sources de nourriture.

Au vu de l’effondrement des dotations publiques, à partager et à employer plus intelligemment et plus équitablement, nous avons surtout besoin de plus de pragmatisme et de beaucoup de bon sens.

      Car ce sont des dizaines de milliers de hérissons qu’il nous faut réintégrer dans les campagnes tous les ans au cours des vingt prochaines années si nous voulons développer l’agriculture biologique ! La situation est plus qu’urgente. Les statistiques sont formelles. Des millions de hérissons disparaissent chaque année à cause des pesticides, des voitures et de la destruction de leurs habitats naturels. Et les même causes produisant les même effets, il semblerait que la situation soit encore plus grave en France, où la disparition de cette espèce semble suivre une tendance plus rapide. En effet, les hérissons disparaissent plus vite sans le maillage serré des associations et des structures compétentes dédiées du Royaume-Uni.

     Chaque année, des milliers de hérissons orphelins ou blessés ne sont pas sauvés. D’autres ne reçoivent pas les soins appropriés ou sont relâchés avec très peu de chances de survie. Nous devons donc prendre le problème à bras-le-corps ! Faciliter la démarche d’obtention de la capacité permettra de densifier le réseau national de sauvegarde.   

     Le hérisson est considéré par les scientifiques comme une « espèce parapluie », une espèce qui protège toutes les autres espèces qui partagent son habitat. Ainsi, grâce à la restauration de l’habitat des hérissons (haies, végétation naturelle, bocages), on améliorera l'habitat d'un grand nombre d'autres espèces, et ainsi la biodiversité d’écosystèmes plus grands encore. Et le hérisson est aussi un animal emblématique et populaire. En Angleterre, comme pour bon nombre de professionnels de la faune sauvage, il est considéré comme l’animal de référence pour sensibiliser dès le plus jeune âge au respect de l’Environnement et permettre une meilleure prise de conscience de notre devoir de redonner à la Nature son caractère sauvage. Le hérisson a d’ailleurs été classé par le gouvernement britannique en 2007 « espèce prioritaire ».

      En vous remerciant infiniment par avance pour toute l’attention que vous porterez à cette espèce et à ses milieux naturels, veuillez agréer , Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, l’expression de notre sincère reconnaissance.

 

Jean-Xavier Duhart au nom de l'organisation "Sauvons les Hérissons" des associations de sauvegarde uniquement spécialisées dans les hérissons, ainsi qu'à toutes les associations de protection animale.

Contact politique et presse : 
Mail : jeanxavierduhart@free.fr
T : 06 12 29 44 82  
Site de la pétition : www.sauvonslesherissons.fr


Amis des Hérisson Poitiers Sud, Patrice CHOLLET, capacitaire hérisson
ATOUPIC, Anne DUPUY, capacitaire hérisson 
La Demeure du Hérisson, Sylviane WIRTZ, capacitaire hérisson 
Le Hameau des Hérissons, Marie-Agnès GUICHARD, capacitaire hérisson 
Le Nhérisson, Nathalie LACOUR, vétérinaire 
Le Sanctuaire des Hérissons, Anne et Patrick FINGAR, capacitaires uniquement hérisson
SOS Hérissons 49, Hélène de ROMANS, capacitaire hérisson
SPOV, Centre de Sauvegarde, RENATA, capacitaire
Volée de Piaf, Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage, Didier MASCI, capacitaire hérisson


Association Stéphane Lamart
ASPAS, Association pour la Protection des Animaux Sauvages
Fondation Brigitte Bardot
Green Peace
One Voice 


Vétérinaires
Jean-François COURREAU, Professeur vétérinaire, créateur et gestionnaire pendant 25 ans du centre de faune Sauvage CEDAF, Maisons-Alfort
Jean-Claude MANUGUERRA, Vétérinaire et virologue, Institut Pasteur
Carole MÉLÉ,  Vétérinaire, Clinique AEXAVET, Le Haillan
Lionel GUERCIA, Vétérinaire, Clinique d’Entremont,  Aix-en-Provence
Julien PAULET, Vétérinaire, Aixotic, clinique de la Torse Aix-en-Provence
François BRACKMAN , Clinique des Amandiers Aix-en-Provence
Anna FUNDI, Vétérinaire, Aix-en-Provence
Patrice GRELLIER, Docteur, Laboratoire, Aix-en-ProvenceNicolas BARBIER, Vétérinaire, Clinique de la Brevenne, Saint Bel
André BOUSSANGE, Vétérinaire retraité, Brignoles 
Céline HENRY, Vétérinaire, Clinique du Blavet, Guémené sur Scorff 
Maud DUPONT, Vétérinaire, Clinique de la Baie, Dol de Bretagne  
Patricia KLICZNY LESENFANT, Vétérinaire, Clinique Eauveto,  Pibrac
Christophe VERNET, Vétérinaire, Cabinet vétérinaire, 94150 Rungis
Dominique LANGE, Vétérinaire, Château-Thierry
Nathalie PYRÉ, Vétérinaire, 35 Janzé
Philippe BERGES, Vétérinaire, Clinique du Donjon, 91 Sainte Geneviève des Bois

Remerciements :

Laurence ABEILLE, députée du Val-de-Marne
Pascal DURAND, député européen
Yannick JADOT, député européen
Michèle Rivasi, députée européenne
Seyba Dagoma, députée 3e et 10e Paris
Jack Lang, ministre de la culture
Corinne Lepage, ministre de l'Environnement (1995-1997)
Olivier Falorni, député de Charente Maritime
Noël Mamère, député de Gironde
Natalie BENETT, Présidente du  parti anglais « The Green »

>> voir l'intégralité de la revue de presse sur le site de la pétition : www.sauvonslesherissons.fr


Florian Bardou, pour son excellent papier dans Libération
Denis Cheissoux, CO2 mon amour, France Inter
La rédaction du JT de France 3, édition nationale
France Dimanche
La rédaction du Parisien
Blog actu.orange.fr
La rédaction du journal de France Inter 
BFM TV
CNEWS matin
Nathan Weber, pour le très bon article du Demotivateur.fr
C8 la Nouvelle Edition, avec Daphné Bürki, Nicolas Domenach et Laurent Baffie
L'éco(lo) Blog d'Audrey Garric du Jounal Le Monde : La France va-t-elle sauver ses hérissons?
Magazine 30 Millions d'Amis
Magazine Animaux Bonheur
Magazine Le Monde des Animaux

Et de chaleureux remerciements à Laurent Baffie, passionné de zoologie et engagé pour la défense de la faune sauvage de proximité, à Josiane Balasko pour son rôle piquant et émouvant dans le film "Le Hérisson", ainsi qu'à Franz-Olivier Giesbert, défenseur et écrivain de la défense de la cause animale.

Presse : jeanxavierduhart@free.fr / T : 06 12 29 44 82                                     

Sinon, vous pouvez nous joindre à l'adresse mail suivante :

sosherissonfrance@gmail.com

                     « Sauver le Hérisson Sauve le Monde ! »



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