Déclarons l'urgence climatique dans l'agglomération de Saint-Brieuc

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Déclarons l'urgence climatique dans l'agglomération de Saint-Brieuc

Le réchauffement mondial depuis l'ère pré-industrielle dépasse déjà les 1°C. Des mesures insuffisantes qui amèneraient à un réchauffement supérieur à 2°, auraient des conséquences désastreuses en termes d'évènements météorologiques extrêmes, d'effondrement des éco-systèmes, de dérèglement des systèmes océaniques, de sécurité alimentaire, de migrations climatiques. C'est la survie de millions d'espèces et la pérennité des sociétés humaines qui seraient directement menacées. Pour corriger cette trajectoire, c'est dès maintenant qu'il faut agir pour diminuer massivement nos émissions de carbone. La crise sanitaire actuelle nous a démontré l'incroyable capacité d'adaptation des citoyen.ne.s face à l'urgence, ainsi que celle des Etats et des collectivités à trouver des ressources, financières et légales, qui étaient impensables il y a encore quelques mois. L'espoir d'un changement vertueux est réel, en agissant fortement dès aujourd’hui.

Agir au niveau local

Citoyens et citoyennes, membres d'associations, élu.e.s convaincu.e.s de la nécessité d'une profonde transition écologique, nous sommes nombreux et nombreuses à travers l'agglomération, à porter des alternatives de rupture avec ces logiques de court terme qui nous conduisent droit dans le mur. Si l’urgence est mondiale les conséquences se font déjà sentir en Bretagne, dans nos communes et notre agglomération. C'est à ce niveau communal et intercommunal que nous pouvons et devons agir.

Les solutions existent, elles sont connues : rénovation thermique du parc immobilier public et privé, abandon des combustibles fossiles pour le chauffage, diminution des émissions liées au transport par le développement des modes de transport collectifs et/ou non-polluants, production locale d'énergie renouvelable, développement des circuits courts alimentaires, relocalisation des productions et des emplois, arrêt de l'artificialisation des sols et politique volontariste de revégétalisation, une alimentation et une agriculture sobres en carbone.

Nous alertons

Plusieurs grands projets de l'agglomération ne sont pas conformes aux intentions affichées. Alors que l'agglomération s'est engagée à une baisse importante des émissions de carbone liées au transport, nous ne comprenons pas l'investissement massif d'argent public dans la rocade Sud de Saint-Brieuc, qui contribuerait à une hausse du trafic. Il serait pour nous préférable d'investir dans le développement d'un réseau de transport en commun propre et bon marché et dans la création de voies douces. Nous contestons également le projet d'installer une piste auto-moto sur les délaissés de l'aéroport de Trémuson ; c'est une idée qui n'a plus de sens dans un monde confronté à l'urgence climatique. Nous sommes également sensibles aux impératifs de sobriété dans l'utilisation des ressources essentielles, et souhaitons que la nouvelle usine de production d'eau potable soit justement dimensionnée et intègre pleinement la notion d'économie et de qualité de l'eau. Nous restons vigilants sur l'avenir du port du Légué ; son fonctionnement doit tenir compte de la préservation de l'environnement de la baie, et des conséquences du changement climatique (montée des eaux). La partie commerciale reste très dépendante des intrants (soja, ammonitrates) pour l'agriculture intensive, préjudiciables pour la qualité de l’eau, de l’air et des sols ; la nécessité d'une transition agricole et la dimension maritime de l'agglo nous obligent à réfléchir aux vocations des différents ports afin qu'ils soient cohérents avec les objectifs climatiques

Nous demandons à travers cette tribune, relayée par une pétition en ligne, nous, citoyens et citoyennes de l'agglomération :

  1. Une déclaration d'état d'urgence climatique au conseil d'agglomération et dans le plus grand nombre possible de conseils municipaux à l’image de Saint-Brieuc et Ploufragan.
  2. L'abandon des projets incompatibles avec une politique de réduction des émissions et la prise en compte des propositions alternatives.
  3. L'instauration d'une concertation citoyenne en amont des grands projets structurants et un observatoire citoyen du long terme pour évaluer les projets et le respect des trajectoires de réduction des émissions.
  4. La mise en oeuvre d'une politique bas carbone comprenant en priorité le soutien et le développement des transports publics et des mobilités douces ; la rénovation thermique des bâtiments publics et des logements anciens, notamment les logements sociaux; le développement des énergies renouvelables ; la transition vers une agro-écologie, pour une alimentation plus végétale, diversifiée et locale.
  5. La sanctuarisation des espaces agricoles et naturels dans le futur Plan Local d'Urbanisme Intercommunal ; la création de nouveaux logements et espaces commerciaux ou industriels doit se faire désormais en stoppant l'artificialisation des sols et en réutilisant les friches urbaines ou artisanales.
  6. La révision à la hausse des objectifs du Plan Climat Air Energie Territorial pour s'aligner sur l'objectif européen de réduction de 55% des émissions d'ici 2030.