Soutenir l'embauche dans le spectacle vivant occasionnel

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Nous, artistes du spectacle vivant, salarié•e•s majoritairement auprès d'employeurs occasionnels via le GUSO, réclamons l'augmentation du nombre de spectacles autorisés sans que nos employeurs aient l'obligation d'être titulaire de la licence d'entrepreneur de spectacles vivants. Et cela afin de faciliter nos embauches futures déjà mises à mal par la crise sanitaire actuelle ; afin de soutenir par ailleurs la reprise du secteur culturel dit "occasionnel".

À ce jour un employeur occasionnel est limité à 6 spectacles par an et nous estimons que c'est bien trop peu pour nous permettre de travailler régulièrement auprès de particuliers et d'entreprises dont le spectacle vivant n'est pas l'activité principale ; quoiqu'elle soit déterminante pour leurs structures respectives comme pour l'exercice de nos diverses professions.

Au-delà de 6 spectacles annuels, nos employeurs sont obligés d'obtenir la Licence 1 d'entrepreneur de spectacles vivants, laquelle requiert énergie, temps et argent. Elle n'est ni gratuite ni automatique et c'est un réel frein à l'embauche d'artistes du spectacle vivant. Pour preuve : la formation relative à la sécurité des spectacles est coûteuse (400€ à 800€) demande de mobiliser 2 à 5 jours d'un planning souvent chargé, tandis que la constitution du dossier oblige nos employeurs à faire toujours plus de démarches administratives dont ils•elles se passeraient bien.

Nous estimons que cela nuit à l'exercice de nos métiers respectifs auprès d'employeurs consciencieux, volontaires et disposés à acceuillir clientèle et public, ainsi qu'à régler salaires et cotisations sociales comme l'exigent les conventions collectives du spectacle vivant.

À cause de cette limitation, nos employeurs sont tentés d'une part d'exiger la "facturation" de nos prestations via des entreprise de "portage salarial" coûteuses au lieu d'établir des contrats sans frais via le GUSO ; comme la loi l'exige pourtant.

Nos employeurs sont d'autre part contraints, pour certains, d'arrêter la programmation d'événements du spectacle vivant devant la complexité administrative et le coût que l'obtention de la Licence 1 représente.

Enfin, certains employeurs peu scrupuleux peuvent se fourvoyer en embauchant des amateurs non déclarés et payés de manière illégale sans contrat, ce qui représente une concurrence déloyale à l'exercice de nos métiers et un sabordage de nos professions.

Pour toutes ces raisons et afin de faciliter nos embauches futures tout en participant par ailleurs à la relance du secteur culturel "secondaire" et occasionnel, nous réclamons l'augmentation du seuil de 6 représentations annuelles à 12 représentations annuelles au moins (1 par mois en moyenne reste une activité occasionnelle). Et sans l'obligation pour nos employeurs occasionnels dont l'activité principale n'est pas le spectacle d'être titulaire de ladite licence du spectacle jusqu'à ce seuil.