retrait des réformes Blanquer ! Soutenons les jeunes contre le gouvernement !

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Depuis la nomination de Jean-Michel Blanquer au poste de ministre de l’éducation national, les nombreux éloges à l’égard de ce ministre se suivent les uns après les autres. Mais qu’en est-il vraiment de sa politique, pour celui qui est surnommé le vice-président de la république Française.

 
            Tout d’abord, nous ne voyons pas chez Jean-Michel Blanquer, une réelle proposition face aux enjeux et à la réalité que représente l’éducation en France. En outre, nous nous interrogeons de ce qu’il en est de son fond politique, sur quoi se base sa réflexion concernant l’éducation ?
 
Ainsi, il n’est pas étonnant que ce ministre, tout juste arrivé au pouvoir décide de s’en prendre au principe qui protège la démocratie dans notre république, c’est-à-dire l’égalité des chances. Alors que tous les précédents gouvernements progressistes se sont attelés à renforcer l’égalité au sein de l’éducation national et de l’enseignement supérieur. Jean-Michel Blanquer ainsi que Frédérique Vidal ont instauré la tant réputée plateforme PARCOURSUP, qui a instauré le principe de discrimination à l’entrée des universités, lieu de l’enseignement public, mixte et universel. En clair, le gouvernement a laissé le libre arbitre aux universités pour établir les modalités de sélection, ainsi il est évident que certains jeunes ont été sélectionné sur des critères propres à leur origine sociale.
 
            La réforme du lycée entreprise l’année dernière et entrant progressivement en application nous éclaire quant au sincère objectif du gouvernement, à savoir celui de faire des économies. Blanquer le disait lui-même, le bac « coutera moins cher » avec la réforme du bac. L’objectif du ministre de l’éducation ne serait plus d’améliorer l’éducation mais de faire des économies ! Les jeunes disent stop ! l’éducation n’est pas la variable d’ajustement de la suppression de l’impôt sur la fortune ou de l’instauration de la flat-tax. La volonté de supprimer 2650 postes de professeurs, alors même que 100% des lycéens ont déjà été sujets à l’absence de leur professeur pendant une longue période doit inciter à créer davantage de postes de professeurs que d’en supprimer.
 
 Au demeurant la réforme du bac n’a pas suscité l’opposition des lycéens. Cela fait même depuis plusieurs années que les syndicats lycéens demandaient la mise en place d’un lycée plus modulaire. Toutefois, le gouvernement ne faisant pas preuve de dialogue social et n’étant pas à l’écoute de la jeunesse. Aucune des propositions faites par les organisations de jeunesses n’ont été écouté. Des propositions ont été faites pour que cette réforme du lycée soit plus juste socialement, il s’agissait notamment : D’une meilleure orientation, afin que les choix d’enseignement des lycéens ne les contraignent pas à un avenir qu’ils n’auraient pas choisi. Mais aussi, de la mise en place de cours d’art oratoire, afin de préparer l’épreuve finale du grand oral. Sans préparation à cette épreuve, la réussite du bachelier à cette épreuve ne dépend pas de ses acquis en milieu scolaire mais de ses acquis dans son milieu social. Cela serait donc gage d’inégalités renforcées face à l’obtention du baccalauréat.
 
 
 
Le gouvernement souhaiterait déployer la police dans les lycées. Ce projet est inacceptable puisqu’il entrainerait inévitablement des dérives. D’autant plus que les policiers n’ont aucune envie de faire régner l’ordre dans les lycées. Cela ne correspond pas à la mission pour laquelle ils se sont engagés. C’est aux assistants d’éducations ainsi qu’aux conseillers principaux d’éducations de faire le travail d’éducation à la violence dans les lycées. Dans un tel contexte, Jean-Michel Blanquer témoigne de son incompétence. Puisqu’il est dans l’incapacité de comprendre que les violences dans les lycées sont liées aux problèmes sociaux et à la ghettoïsation de certains milieux scolaires. Il est nécessaire de proposer un grand plan national de l’éducation, de la culture et de l’engagement dans les zones sensibles, afin de remettre les jeunes décrocheurs sur les rails de l’éducation. Toutefois, cette proposition n’est pas étonnante de la part d’un ancien sarkozyste, qui réforme de façon violente.
 
En partant, de ce constat, il est nécessaire de demander le retrait des réformes Blanquer. La FIDL appelle à une mobilisation générale de la jeunesse (étudiant et lycéen) ce  jeudi 6 décembre !  La FIDL appelle à soutenir les gilets jaunes et appelle à participer aux mouvements des gilets jaunes !  

 


Marouane MAJRAR, vice-président de la FIDL, le syndicat lycéen



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