Pétition fermée

Placement abusif d'enfant - Déni de justice - Islamophobie

Cette pétition avait 489 signataires


Cette histoire a commencé il y a de cela un mois, le 13 avril 2017. Celle d'un combat pour rendre une petite fille à sa famille...

Moi, professeure des écoles stagiaire dans la région lyonnaise, partais rejoindre mon compagnon dans le sud de la France, accompagnée de ma fille pour passer nos congés en famille. Rien de plus banal jusqu'à ce que jeudi 13 avril 2017, à 16h30, des officiers de police de la brigade des mineurs vinrent frapper à la porte de mon compagnon pour me sommer de les suivre au commissariat en présence de ma fille. Je cherche à obtenir des explications dont on me répond qu'elles me seront communiquées au poste de police. Évidemment toute résistance les forceraient à utiliser la force, j'évite donc le scandale et les suis sans rien dire. Le claquement de la portière de la voiture de police sonnait le glas d'un cauchemar, d'une bataille pour la liberté.

Arrivées au poste de police, l'officier de police me fait très rapidement part qu'une ordonnance de placement provisoire a été ordonnée par une Juge des enfants (JDE). Je comprends alors que ma fille ne retournerait plus chez elle, qu'elle me serait arrachée dans des conditions inhumaines pour ne plus la revoir pour très longtemps.
Malgré la bouleversante nouvelle, je dois témoigner et chercher à comprendre comment du jour au lendemain ont puisse retirer une si petite fille à sa famille. L'officier m'auditionnant, accepte de me donner copie de l'ordonnance que je parcours rapidement, y trouvant des motifs fallacieux, mais surtout deux expressions choquantes « la mère s'est présentée intégralement voilée » et « l'inspection académique a émis des doutes sur une possible radicalisation de cette maman ». Tout devenait clair à présent : je nageais en pleine affaire d'islamophobie, un prétexte parfait avait été tout trouvé pour faire gagner toujours plus d'argent à l' Aide Sociale à l'enfance ( ASE).

Malgré l'absence de preuves à mon encontre il était urgent de mettre cette enfant en sécurité loin de la terroriste en puissance que je représentais. Complètement anéantie, je n'ai d'autre choix que de me soumettre à cette décision absurde pour me tourner vers le seul espoir qu'il me restait : un avocat. Celui-ci constate d'ailleurs très vite que ce placement ne s'appuie sur aucun fondement valable . Nous sommes donc confiants pour la suite, après tout des erreurs peuvent être commisent et on peut comprendre que la juge n'ai pas voulu prendre de risque face au climat de peur du terrorisme qui règne dans le pays. Il ne fait alors aucun doute pour moi qu'une fois que lumière serait faite tout rentrerait dans l'ordre. D'autant plus, que nous sommes face à une procédure irrégulière. En effet l'article 1184 du Code de Procédure Civile (CPC) stipule que lors d'un placement provisoire en urgence sans audience préalable des parents une audience doit être proposée dans les 15 jours suivants la décision. J'étais alors rassurée, le 28 avril 2017, ma fille retrouverait sa famille et nous pourrions reprendre une vie normale.

Je prends mon mal en patience, soutien ma fille chaque jour au téléphone lui affirmant chaque jour que tout rentrerait dans l'ordre et que chaque jour je me battais pour elle. Mais la JDE ne l'entendait pas de cette oreille. Le 28 avril 2017, je dois faire face au refus de Mme la juge de me rendre mon enfant. C'est un déni de justice et elle avait décidé de bafouer mes droits, les droits de ma fille en refusant d'appliquer le CPC. C'est ce jour là, que le véritable cauchemar commença. La rumeur était vraie : une fois que l'ASE vous a mis la main dessus, ils vous musellent, vous enchaînent jusqu'à vous anéantir totalement. Mais c'était sans compter sur l'amour incommensurable d'une mère et la pugnacité d'une citoyenne engagée et révoltée par tant de droits fondamentaux bafoués ici dans son pays, le pays de l'humanisme et des droits de l'homme, notre chère France.

J'ai donc tenté de déposer plainte puisque juge et foyer refusaient de faire appliquer mon droit. Étrangement les officiers de police ont refusé de prendre ma plainte, violant ainsi encore mes droits, me menaçant même, à deux, de me faire sortir du commissariat par la force si j'insistais plus.
Je me retrouvais alors seule avec mes prières, mon chagrin et ma colère, me raccrochant à mon dernier espoir : patienter jusqu'à l'audience du 11 mai 2017, ma seule chance de me défendre et en toute logique retrouver ma fille.

Mais comme je le disais, la juge de l'entendais pas de cette oreille. Dans la salle d'audience, bien que je démontra avec l'aide de mon conseil que rien ne justifiait la poursuite de ce placement. Nous découvrons des faux témoignages émanant de l'inspection académique, des éducateurs et assistante sociales capables de mentir avec tant d'aplomb et même des inventions de faits absolument inexistants de la part de la juge elle-même. Cette fois j'avais franchi les portes de l'enfer, face au diable et ses démons.

Dans cette salle d'audience, ma fille s'accrochant à mon cou, tenta de me révéler des choses qu'elle vivait au foyer mais elle fut interrompue sèchement par la juge, par cette sentence à glacer le sang « X c'est moi qui parle et quand je parle toi tu te tais ». A 6 ans, ma fille comprend déjà qu'au sein de l'ASE la loi du silence règne sans pour autant l'empêcher de la défier du regard.
Nous étions plongés dans les enfers de l'ASE, comme encerclés par cette audience coalisée contre nous, se défendant, apportant des preuves, pointant les incohérences des uns et des autres jusqu'à ce que le jugement tombe telle l'épee de Damoclès au dessus de nos tête « Madame ne pouvant apporter aucune garantie, je place X jusqu'au 30 janvier 2018 afin de mener une enquête plus approfondie sur les uns et les autres ». Mon cœur de mère avait été transpercé par ces paroles tranchantes.

Le moment d'une nouvelle séparation, d'un nouveau déchirement entre une mère et ses parents était venu et cette fois pour longtemps. Ma fille réalisant l'horreur qui l'attendais lance dans un dernier cri de détresse, à demi-mot « Au foyer, pleurer c'est interdit. Quand B pleure parce qu'il veut sa maman, la dame lui dit « ça suffit avec moi ça marche pas tu arrêtes de pleurer et tu dors » ». Mon cœur failli sortir de sa poitrine et je réalisais ce jour là dans quel enfer je laissais ma fille.

 

J'en appelle aujourd'hui à la mobilisation de chacun, j'en appelle à la mobilisation de chaque citoyen français à partager cette histoire en masse. En tant que citoyenne française, je pense que mes concitoyens ont le droit de connaître quelles sont les dérives de l'ASE dont on parle si peu et pis encore les dérives de la justice de notre pays, rongée par la peur, la haine et l'islamophobie.

Oui je suis musulmane pratiquante ET professeur des écoles et je porte en moi les valeurs de la République et en suis garante au sein de ma classe en tant que fonctionnaire de l'état français. J'ai toujours respecté et défendues ces valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité avec ferveur. Mais aujourd'hui, je ne reconnais plus mon pays, ma République issue des humanistes des Lumières qui bafoue la plupart de mes droits fondamentaux. Cela pose également des questions sur l'éthique de l'Education Nationale qui joue le rôle déclencheur dans cette histoire.
Non je ne suis pas une terroriste et oui je suis victime d'islamophobie et de déni de justice et ma fille victime d'un placement abusif.

Aidez nous à rendre une vie normale à cette petite fille !

 



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