Remplacer les allocs Famille Nombreuse par une aide au premier enfant

Remplacer les allocs Famille Nombreuse par une aide au premier enfant

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Vincent CATHELINEAU a lancé cette pétition adressée à Vincent Cathelineau

12 milliards d'euros annuels sont distribués par les allocations famille nombreuse à partir du 2ème enfant. Les plafonds de ressources sont hyper élevés, il faut gagner plus que 68 000 € par foyer fiscal pour ne plus toucher le maximum, et même au-delà de 102 000 € certains touchent encore le quart du maximum.

Est-ce juste ? Nous sommes en droit de nous poser la question. Car 25% des personnes sous le seuil de pauvreté en France sont des femmes dites « parents isolés », soit 1 832 000 femmes et donc au moins autant d’enfants, c'est à dire qu'il s'agit de plus de 5% de la population français. Sachant que le fait d'avoir un enfant à charge ne donne droit qu'à très peu d'aides comparé au montant des allocations familles nombreuses, nous pensons que la logique de ces allocations ne garantissent pas l’égalité des chances à tous les enfants.

Ainsi ces 12 milliards seraient plus savamment employés s’ils étaient distribués aux 20 à 30% les moins aisés de la population, avec d'avantage de paliers de ressources, et surtout s’ils étaient distribués dès le premier enfant, et presque exclusivement au titre du premier enfant.

Car avoir plusieurs enfants est un choix, et la République n'a pas vraiment intérêt à favoriser ce choix-là notamment dans un contexte de recherche d'égalité entre homme et femme.
En revanche, être un enfant n'est pas un choix, et la République doit veiller à préserver ses enfants du manque, de la violence et de la peur du lendemain.

Ce n'est pas le cas aujourd'hui, tant nous savons que des millions d’enfants sont élevés par des femmes seules sous le seuil de pauvreté et alors même que l’Etat persiste dans une politique héritée de l’après-guerre.

De plus, face aux perspectives de décroissance choisie ou subie, les gilets jaunes montrent que la république ne peut plus se payer le luxe de soutenir un mode de vie comme celui de la famille nombreuse bourgeoise, surtout alors que cela constitue une dépense qui n'est en rien nécessaire à la stabilité sociétale et au bonheur des enfants qui sont issus de ces familles.

Ces 12 milliards sont donc largement gâchés si on considère qu'on pourrait les employer à supprimer au minimum 25% de la grande pauvreté dans les 15 prochaines années, tout en diminuant la délinquance et la fragilité des femmes seules.

Il s’agirait de décréter que dorénavant c'est le nouveau régime qui sera appliqué aux premiers enfants, tandis que l'ancien régime continuera à s'appliquer aux familles actuelles.

Au final, à budget équivalent pour la Caisse d’Allocations Familiales, une telle politique coutera moins cher à l’Etat. En effet, un argent investi dans l'économie réelle pour des personnes aux faibles ressources retournera bien davantage à l'Etat par le biais des taxes et des créations d’emplois indirectes. Car ce même argent investi dans les maisons de 250m2 de Saint-Germain en Laye, alors que ces gens riches l'auraient de toutes façons dépensé avec leurs propres ressources, crée moins d’emploi tout en étant bien plus facilement dirigé vers l’épargne financière.

Ainsi, avoir beaucoup d'enfants est un choix de vie sain. Mais dans le monde actuel, il revient aux parents de l'assumer.
La subvention doit protéger les enfants et non pas le mode de vie des parents.

Pour cette raison, il faut permettre aux femmes seules et aux parents pauvres d’avoir les marges de manœuvre nécessaires à s’insérer dans la vie active, notamment en disposant de ressources pour du baby sitting et/ou pour anticiper le financement de la scolarité, de la cantine et des études supérieures pour leurs enfants.

Quand on constate que,

d’un côté, des familles bourgeoises ayant eu la chance de quelques héritages, disposent d’une maison principale et d’une maison secondaires dont la valeur cumulée peut dépasser 2 millions d’euros,

et que de l’autre côté, des femmes seules sont contraintes au chômage et au surendettement faute de temps pour se former et d’énergie pour trouver du travail en plus d’assurer l’épanouissement de leurs enfants,

N’est-on pas en droit de se demander s’il est bien légitime que les premières puissent toucher plus de 800 euros par mois quand les secondes ne bénéficient que de 130 euros ?

La lutte contre les inégalités commence là. Qu'en pensez-vous ?

Dans le cadre du grand débat national sur la fiscalité qui se prépare, demandons à l’Etat de réformer les Allocations Familiales en profondeur pour qu’elles deviennent un filet de sécurité plus efficace et moins idéologique afin de lutter mieux contre la précarité.

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