

Recours contre le Dossier Ref. 2077 sur l’Art, les Traditio


Recours contre le Dossier Ref. 2077 sur l’Art, les Traditio
The Issue
À l’attention de Mme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO,
Et des membres du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel,
Madame la Directrice générale,
Mesdames et Messieurs les membres du Comité,
Par la présente, nous, soussignés, nous adressons respectueusement à l’UNESCO pour introduire un recours formel contre le dossier référencé sous le numéro 2077, intitulé “Art, traditions et savoir-faire du caftan marocain”. Ce dossier, dont nous contestons vigoureusement le contenu, repose sur des informations erronées, des falsifications historiques et un manque total de rigueur scientifique. Nous demandons, par conséquent, une réévaluation complète de ce dossier dans les plus brefs délais, ainsi qu’une suspension immédiate de toute démarche d’inscription et ceux a cause:
1. Falsification des Origines Historiques du Caftan
Le dossier présenté à l’UNESCO affirme que le caftan marocain est une tradition féminine partagée historiquement avec les hommes marocains, y compris les souverains, et qu’il aurait été porté de manière régulière depuis des siècles. Cette affirmation est non seulement historiquement incorrecte, mais elle constitue également une réécriture erronée de l’histoire de ce vêtement.
Les archives historiques disponibles, dont des documents datant de plusieurs siècles avant la création du Maroc moderne, attestent de manière irréfutable que le caftan n’a jamais été porté par les hommes marocains, qu’ils soient de simples citoyens ou des dirigeants. En revanche, les archives du XIXe siècle montrent l’existence d’une autre tenue, la Takchita ou Franjia, qui était effectivement portée par les hommes, mais dont les caractéristiques diffèrent fondamentalement du caftan traditionnel que l’on associe aujourd’hui à la culture féminine.
2. Confusion et Attributions Erronées
L’UNESCO ne peut pas accepter que ce dossier, qui prétend attribuer des éléments de culture et d’histoire à un seul pays, ignore délibérément les réalités historiques et culturelles des pays voisins. Le caftan marocain, tel qu’il est décrit dans ce dossier, n’a rien à voir avec les caftans des Rostemides en Algérie, ni avec ceux portés par les hommes sous l’Empire ottoman. De plus, l’histoire du caftan féminin algérien, qui a évolué au fil des siècles, est incontestablement plus ancienne que les références apportées dans ce dossier.
Le dossier fait également l’impasse sur la distinction claire entre les différentes variantes de caftans, comme le Caftan el Kadi (inscrit à l’UNESCO en 2024) et le Caftan de la Chedda de Tlemcen, inscrit en 2012. Ces éléments de patrimoine algérien sont ici délibérément ignorés, ce qui constitue une appropriation abusive d’un patrimoine qui n’appartient pas exclusivement au Maroc.
3. Vol et Trafic de Patrimoine Culturel
Nous souhaitons attirer l’attention de l’UNESCO sur un phénomène inquiétant de vol et de trafic de patrimoine culturel, auquel l’institution internationale doit impérativement réagir. En effet, plusieurs caftans actuellement exposés dans des musées marocains, mais aussi dans des musées à l’étranger, appartiennent à des familles algériennes, comme le prouvent de multiples archives et témoignages.
Ce trafic est facilité par la manipulation de documents historiques et l’exploitation de biens culturels algériens sous des prétextes erronés. Nous demandons à l’UNESCO de prendre des mesures pour empêcher de telles pratiques et de mettre en place un système de traçabilité des objets culturels inscrits, afin de prévenir toute forme de pillage ou de falsification du patrimoine.
4. Plagiat et Manipulation des Ouvrages Historiques
Il est également préoccupant de constater que plusieurs ouvrages référencés dans ce dossier soient écrits par la même auteure Mme.Rachida Alaoui (Costumes et parrures du Maroc 2003, Florilège de la broderie Marociane 2012) et édités par ACR éditions et SKIRA éditions, comportent des passages plagiés à partir de livres détaillant le patrimoine algérien. En outre, des œuvres iconiques, telles que les peintures de Frederick Arthur Bridgman, ont été utilisées de manière trompeuse pour soutenir une thèse erronée, attribuant à tort les scènes d’Alger à des lieux marocains. Les preuves de ces falsifications sont irréfutables et nécessitent une action immédiate.
5. Demande de Recours et Examen Impartial
Nous vous appelons, Madame la Directrice générale, à engager un processus de réévaluation rigoureux de ce dossier et Nous demandons la suspension immédiate de toute démarche d’inscription. Nous sommes convaincus qu’un examen impartial de cette demande révèlera les nombreuses erreurs historiques et les manipulations qui ont conduit à la soumission de ce dossier.
Nous demandons également à l’UNESCO d’établir un cadre strict pour l’évaluation des propositions relatives à l’inscription de biens culturels, afin de garantir que des dossiers falsifiés ou manipulés ne bénéficient pas de la reconnaissance internationale qui leur permettrait de dénaturer l’histoire et la culture des peuples concernés.
6.Exemple de Manipulation Inquiétante produite récemment a ‘UNESCO
Nous souhaitons attirer l’attention de l’UNESCO sur une manipulation particulièrement inquiétante qui a été laissé passer lors du traitement du dossier du henné inscrit a l’UNESCO EN 2024 par plusieurs pays incluant le Maroc. En effet, une photographie a été diffusée dans ce contexte, montrant une femme marocaine portant un caftan Algérien brodé au Medjboud, avec des motifs floraux et animaliers caractéristiques du Caftan el Kadi algérien, sous l’intitulé erroné de “caftan Entaa El Fassi”. Ce nom, qui est une pure invention marocaine, est un exemple flagrant de falsification, car il n’a aucune base historique. Le Caftan el Kadi est un élément du patrimoine algérien, inscrit sur la liste de l’UNESCO en 2024, et non une invention moderne sans fondement historique.
Cette manipulation visuelle est d’autant plus préoccupante qu’elle intègre également d’autres éléments du payrimoine algérien, comme le Frach Annabi (salon bônois) et le Bojou Khit el Rouh, qui a été inscrits sous le nom erroné de “Khit el Rih”, dans le dossier du henné. Il est alarmant que l’UNESCO ait permis une telle erreur, qui contribue à la confusion entre des éléments de patrimoine culturel distincts et à la dénaturation de l’histoire des peuples.
6. Conclusion
Le rôle de l’UNESCO est d’assurer la préservation du patrimoine culturel mondial de manière équitable, impartiale et transparente. Il est impératif que l’organisation prenne en compte les faits historiques dans leur intégralité et évite toute forme d’appropriation injustifiée. Dans cette optique, nous vous prions instamment de réexaminer ce dossier et de prendre en compte les preuves irréfutables qui démontrent que le caftan marocain ne correspond en rien à la réalité historique telle qu’elle est décrite dans ce dossier mais bel et bien au Caftan Algerien.
Un dossier complet, accompagné de toutes les preuves nécessaires, sera envoyé à vos services pour soutenir cette requête et pour renforcer notre appel à une réévaluation de cette inscription.
Dans l’attente d’une réponse favorable et d’une action concrète, nous vous prions d’agréer, Madame la Directrice générale, l’expression de nos salutations distinguées.

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The Issue
À l’attention de Mme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO,
Et des membres du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel,
Madame la Directrice générale,
Mesdames et Messieurs les membres du Comité,
Par la présente, nous, soussignés, nous adressons respectueusement à l’UNESCO pour introduire un recours formel contre le dossier référencé sous le numéro 2077, intitulé “Art, traditions et savoir-faire du caftan marocain”. Ce dossier, dont nous contestons vigoureusement le contenu, repose sur des informations erronées, des falsifications historiques et un manque total de rigueur scientifique. Nous demandons, par conséquent, une réévaluation complète de ce dossier dans les plus brefs délais, ainsi qu’une suspension immédiate de toute démarche d’inscription et ceux a cause:
1. Falsification des Origines Historiques du Caftan
Le dossier présenté à l’UNESCO affirme que le caftan marocain est une tradition féminine partagée historiquement avec les hommes marocains, y compris les souverains, et qu’il aurait été porté de manière régulière depuis des siècles. Cette affirmation est non seulement historiquement incorrecte, mais elle constitue également une réécriture erronée de l’histoire de ce vêtement.
Les archives historiques disponibles, dont des documents datant de plusieurs siècles avant la création du Maroc moderne, attestent de manière irréfutable que le caftan n’a jamais été porté par les hommes marocains, qu’ils soient de simples citoyens ou des dirigeants. En revanche, les archives du XIXe siècle montrent l’existence d’une autre tenue, la Takchita ou Franjia, qui était effectivement portée par les hommes, mais dont les caractéristiques diffèrent fondamentalement du caftan traditionnel que l’on associe aujourd’hui à la culture féminine.
2. Confusion et Attributions Erronées
L’UNESCO ne peut pas accepter que ce dossier, qui prétend attribuer des éléments de culture et d’histoire à un seul pays, ignore délibérément les réalités historiques et culturelles des pays voisins. Le caftan marocain, tel qu’il est décrit dans ce dossier, n’a rien à voir avec les caftans des Rostemides en Algérie, ni avec ceux portés par les hommes sous l’Empire ottoman. De plus, l’histoire du caftan féminin algérien, qui a évolué au fil des siècles, est incontestablement plus ancienne que les références apportées dans ce dossier.
Le dossier fait également l’impasse sur la distinction claire entre les différentes variantes de caftans, comme le Caftan el Kadi (inscrit à l’UNESCO en 2024) et le Caftan de la Chedda de Tlemcen, inscrit en 2012. Ces éléments de patrimoine algérien sont ici délibérément ignorés, ce qui constitue une appropriation abusive d’un patrimoine qui n’appartient pas exclusivement au Maroc.
3. Vol et Trafic de Patrimoine Culturel
Nous souhaitons attirer l’attention de l’UNESCO sur un phénomène inquiétant de vol et de trafic de patrimoine culturel, auquel l’institution internationale doit impérativement réagir. En effet, plusieurs caftans actuellement exposés dans des musées marocains, mais aussi dans des musées à l’étranger, appartiennent à des familles algériennes, comme le prouvent de multiples archives et témoignages.
Ce trafic est facilité par la manipulation de documents historiques et l’exploitation de biens culturels algériens sous des prétextes erronés. Nous demandons à l’UNESCO de prendre des mesures pour empêcher de telles pratiques et de mettre en place un système de traçabilité des objets culturels inscrits, afin de prévenir toute forme de pillage ou de falsification du patrimoine.
4. Plagiat et Manipulation des Ouvrages Historiques
Il est également préoccupant de constater que plusieurs ouvrages référencés dans ce dossier soient écrits par la même auteure Mme.Rachida Alaoui (Costumes et parrures du Maroc 2003, Florilège de la broderie Marociane 2012) et édités par ACR éditions et SKIRA éditions, comportent des passages plagiés à partir de livres détaillant le patrimoine algérien. En outre, des œuvres iconiques, telles que les peintures de Frederick Arthur Bridgman, ont été utilisées de manière trompeuse pour soutenir une thèse erronée, attribuant à tort les scènes d’Alger à des lieux marocains. Les preuves de ces falsifications sont irréfutables et nécessitent une action immédiate.
5. Demande de Recours et Examen Impartial
Nous vous appelons, Madame la Directrice générale, à engager un processus de réévaluation rigoureux de ce dossier et Nous demandons la suspension immédiate de toute démarche d’inscription. Nous sommes convaincus qu’un examen impartial de cette demande révèlera les nombreuses erreurs historiques et les manipulations qui ont conduit à la soumission de ce dossier.
Nous demandons également à l’UNESCO d’établir un cadre strict pour l’évaluation des propositions relatives à l’inscription de biens culturels, afin de garantir que des dossiers falsifiés ou manipulés ne bénéficient pas de la reconnaissance internationale qui leur permettrait de dénaturer l’histoire et la culture des peuples concernés.
6.Exemple de Manipulation Inquiétante produite récemment a ‘UNESCO
Nous souhaitons attirer l’attention de l’UNESCO sur une manipulation particulièrement inquiétante qui a été laissé passer lors du traitement du dossier du henné inscrit a l’UNESCO EN 2024 par plusieurs pays incluant le Maroc. En effet, une photographie a été diffusée dans ce contexte, montrant une femme marocaine portant un caftan Algérien brodé au Medjboud, avec des motifs floraux et animaliers caractéristiques du Caftan el Kadi algérien, sous l’intitulé erroné de “caftan Entaa El Fassi”. Ce nom, qui est une pure invention marocaine, est un exemple flagrant de falsification, car il n’a aucune base historique. Le Caftan el Kadi est un élément du patrimoine algérien, inscrit sur la liste de l’UNESCO en 2024, et non une invention moderne sans fondement historique.
Cette manipulation visuelle est d’autant plus préoccupante qu’elle intègre également d’autres éléments du payrimoine algérien, comme le Frach Annabi (salon bônois) et le Bojou Khit el Rouh, qui a été inscrits sous le nom erroné de “Khit el Rih”, dans le dossier du henné. Il est alarmant que l’UNESCO ait permis une telle erreur, qui contribue à la confusion entre des éléments de patrimoine culturel distincts et à la dénaturation de l’histoire des peuples.
6. Conclusion
Le rôle de l’UNESCO est d’assurer la préservation du patrimoine culturel mondial de manière équitable, impartiale et transparente. Il est impératif que l’organisation prenne en compte les faits historiques dans leur intégralité et évite toute forme d’appropriation injustifiée. Dans cette optique, nous vous prions instamment de réexaminer ce dossier et de prendre en compte les preuves irréfutables qui démontrent que le caftan marocain ne correspond en rien à la réalité historique telle qu’elle est décrite dans ce dossier mais bel et bien au Caftan Algerien.
Un dossier complet, accompagné de toutes les preuves nécessaires, sera envoyé à vos services pour soutenir cette requête et pour renforcer notre appel à une réévaluation de cette inscription.
Dans l’attente d’une réponse favorable et d’une action concrète, nous vous prions d’agréer, Madame la Directrice générale, l’expression de nos salutations distinguées.

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Petition created on January 15, 2025