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POUR LE MAINTIEN DU BUREAU DU JAZZ À RADIO FRANCE


N.B. Cette pétition, mise en ligne en juillet 2014, s'adressait logiquement à Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture alors en fonction, avant la nomination de Fleur Pellerin. Les mises à jour publiées depuis l'été figurent sous le texte de la pétition.

 

 

 

A l'attention de : 

RADIO FRANCE

M. Mathieu Gallet, Président Directeur Général 

M. Jean-Pierre Rousseau, Directeur de la Musique 

M. Frédéric Schlesinger, Directeur délégué aux antennes et aux programmes

Mme Marie-Pierre de Surville, Directrice de France Musique

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Mme Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture

M. Michel Orier, Directeur général de la création artistique

Mme Laurence Franceschini, Directrice générale des médias et des industries culturelles

M. Eric Denut, délégué à la musique à la Direction générale de la création artistique

M. André Cayot, conseiller pour les musiques actuelles 

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

Mme Audrey Azoulay, conseillère Culture et Communication au cabinet du Président

 

                  POUR LE MAINTIEN DU BUREAU DU JAZZ À RADIO FRANCE

 

A l'initiative de cette pétition, et premiers signataires de fait : 

Comité d'honneur : Martial Solal et Francis Marmande.

Membres de la coordination : Olivier Benoit, Patrice Caratini, Jean-Paul Celea, Laurent Cugny, Guillaume de Chassy, Riccardo Del Fra, Thomas de Pourquery, Benoit Delbecq, Marc Ducret, Eric Echampard, Andy Emler, Daniel Humair, Didier Levallet, Frédéric Maurin, Émile Parisien, Vincent Peirani, Dominique Pifarély, Jean-Charles Richard, Claude Tchamitchian, Henri Texier, Franck Tortiller.

 

Les pouvoirs publics ont-ils décidé de délaisser le jazz ? 

Les dernières décisions émanant de Radio France, qui va réduire ses programmes de jazz, et l'annonce du licenciement de Xavier Prévost, qui signifie aussi la fin du bureau du jazz et des concerts Jazz sur le Vif au studio 105, remettent cette question au cœur du débat.

Créé en 1961 par Lucien Malson, auquel ont succédé André Francis en 1975 et Xavier Prévost en 1997, le bureau du jazz était un pôle de rencontre stratégique pour les musiciens, les professionnels et le public. De la petite formation au big band, il accueillait chaque année une trentaine d'orchestres, reflétant la vitalité et la diversité de la scène française. Par son rôle déterminant en matière de création et de diffusion, il a favorisé l'émergence et la mise en lumière de nombreux projets, permis à plusieurs générations d'approfondir leur connaissance de cette musique, et activement participé à sa démocratisation par une politique de gratuité ou de tarifs accessibles à tous. 

Retransmis nationalement sur les antennes de Radio France, ces concerts étaient également  diffusés sur le réseau des radios partenaires (UER en Europe, NHK au Japon et NPR aux USA), assurant ainsi un vaste rayonnement de la scène hexagonale. Et nombre de musiciens peuvent attester que ces diffusions internationales ont généré des invitations de festivals ou des propositions d'enregistrement sur des labels étrangers. 

C'est donc non seulement le travail de Xavier Prévost, estimé de tous pour sa culture, sa connaissance intime du patrimoine des archives, son intégrité et son engagement, mais plus de 50 ans d'une politique du service public en faveur du jazz qui sont brutalement remis en cause. Et, pour les musiciens, autant d'opportunités de concerts qui disparaissent.

Disparaissent également sur France Musique son émission Le Bleu, la Nuit… et Le matin des musiciens-Jazz d'Arnaud Merlin, qui se voit confier une nouvelle émission le samedi de 17h à 18h. Soit 2h30 de programmes hebdomadaires en moins sur cette seule chaîne, dans l'attente des décisions concernant les émissions de jazz sur France Inter et FIP.  

Nous ne pouvons imaginer que la décision de mettre fin aux activités du bureau du jazz ait été prise sans en considérer les conséquences pour les musiciens et le milieu professionnel, le public des concerts et les auditeurs, tous bien plus exigeants qu'on ne veut bien le penser. Et encore moins avec l'aval du Ministère de la Culture, qui siège au conseil d'administration de Radio France, et a soutenu et accompagné depuis les années 80 les nombreuses avancées de notre secteur. 

Les signes inquiétants d'abandon progressif de ces précieux acquis se multiplient, alors que la France demeure l'un des pays du monde les plus réputés pour la vivacité de la scène du jazz, qui ne cesse de toucher de nouveaux publics.

Fragilisé comme d'autres secteurs de la création par des interrogations de fond sur l'évolution des politiques publiques et des budgets ou le devenir du régime de l'intermittence, le nôtre a déjà été fortement affecté par la récente fermeture du Centre d'Information du Jazz. 

Plus encore à l'annonce des décisions prises à Radio France, nos musiques et nos métiers se sentent aujourd'hui en danger, menacés de relégation dans l'absurde fourre-tout des musiques dites "actuelles". En ces temps de frilosité et d'appauvrissement de la pensée, le monde du jazz, qui fédère tant d'acteurs de conviction et de passion, ne se laissera pas dessaisir sans réagir des outils, des espaces d'intelligence et des talents qui contribuent le mieux à sa visibilité, à sa renommée et à son succès. 

Sur des questions aussi essentielles que la pérennité du bureau du jazz et la place du jazz sur une radio de service public, nous, musiciens, professionnels et auditeurs, ne saurons nous satisfaire de promesses ou de pseudo dispositifs cache-misère de "transversalité". 

Nous attendons des engagements, et demandons donc qu'une délégation des initiateurs de cette pétition soit reçue conjointement par Jean-Pierre Rousseau, directeur de la Musique à Radio France et par le Ministère de la Culture.

 

 

 

This petition was delivered to:
  • RADIO FRANCE - MINISTÈRE DE LA CULTURE - PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE


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