Répression syndicale : hier Jérémy, aujourd’hui Lamine et Abdel, et demain à qui le tour ?

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La zone industrielle de Trappes héberge, à quelques centaines de mètres de distance, deux entrepôts qui, dans des secteurs d’activité différents, les pièces automobiles pour SUZUKI France et des articles plus ou moins lourds et volumineux pour NATURE ET DECOUVERTES, utilisent une main d’œuvre dont les dirigeants voudraient faire de dociles machines à travailler… pour un salaire de misère et, par voie de conséquence, une retraite encore plus précaire.

Les métiers des entrepôts sont des métiers durs et difficiles qui altèrent la santé des travailleurs à plus ou moins long terme : manutention, déplacement de charges lourdes ou difficilement accessibles, avec de fortes exigences de sécurité ; et pourtant, Ils n’entrent même pas dans les critères légaux de « pénibilité ». Pire, ils deviennent, sous la férule de managers qui ne connaissent que les gains constants de productivité et la restriction des moyens, carrément épuisants physiquement et moralement ; c’est la course aux objectifs, au nombre de lignes réalisées à la journée, l’extension des horaires au pied levé pour attendre la dernière livraison… Et malheur à celui qui rechigne et cherche à préserver ses conditions de travail ou à protéger ses collègues, surtout s’il est investi d’un mandat syndical !

C’est alors les mises à pied, les interdictions de parler aux collègues, l’éviction des intérimaires trop expressifs ou trop proches des permanents, l’isolement, voire le harcèlement, jusqu’à la menace de licenciement et au licenciement effectif que facilite désormais la Loi Travail. Pour mener cette détestable besogne, les employeurs n’hésitent pas à « compter sur les bons salariés », - y compris certains représentants du personnel sans scrupule -, pour « faire partir » ce qu’ils appellent « les mauvais salariés ».

Il y a eu le cas de Jérémy, licencié il y a quelques temps déjà, c’est le cas aujourd’hui de Lamine, convoqué jeudi 8 Mars par la direction de Nature et Découverte, et d’Abdel, convoqué le lundi 12 mars par la Direction de Suzuki, tous deux pour un entretien préalable à licenciement

En conséquence, nous vous demandons, Madame la Ministre, de vous rapprocher de vos services et d’intervenir pour mettre fin au cycle infernal de pression/ répression/licenciement et à l’hémorragie créée dans les rangs des travailleurs par l’application de la Loi Travail.
Nous portons également à l’attention de la Direction départementale du Travail des Yvelines cette situation dramatique et inacceptable du point de vue de la protection des salariés et lui demandons son soutien dans cette action. 

Que vous subissiez vous-mêmes une situation semblable ou que vous vouliez simplement soutenir Lamine, Abdel et ceux qui suivront, TOUS ENSEMBLE, chez Suzuki, chez Nature et Découverte comme dans bien d’autres entreprises.

Disons non à la répression, disons non au harcèlement, disons STOP aux licenciements !



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