Protégeons les enfants maltraités ! #MassacreDesInnocents

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                                Les Oubliés de la République

                                 #MassacreDesInnocents

Monsieur le Président,

En France, chaque semaine, 2 enfants meurent sous les coups et les tortures, 73.000 cas de violences sur mineurs sont identifiés par les forces de police chaque année, soit 200 par jour; 300.000 enfants sont pris en charge par l’ASE (Aide sociale à l’enfance) et 160 000 sont retirés à leur famille.

Ces maltraitances sont le plus souvent connues des services sociaux, des voisins, des juges, qui tous maintiennent ces enfants chez leurs bourreaux.

En France, 7.000 viols de mineurs sont officiellement recensés chaque année, soit presque 20 par jour. C’est 44% des viols commis dans notre pays. La moitié des victimes de viols et d’agressions sexuelles ont moins de 12 ans. Seulement 2% des cas donnent lieu à une condamnation. La loi dite « Schiappa » sur les violences sexuelles votée le 31 juillet dernier n’y changera rien.

En France, 70 % des enfants placés n’ont aucun diplôme, alors même que l’État dépense pour eux 44 000 euros par an et par enfant, c’est-à-dire le prix d’un collège d’élite.

En France,40 % des SDF de moins de 25 ans sont d’anciens enfants placés qui sont « renvoyés » de toutes les structures d’accueil le jour de leurs 18 ans « parce que c’est la loi ».

Face aux lacunes de notre dispositif de protection de l’enfance, face à l’indifférence des pouvoirs publics vis-à-vis de ces drames, nous demandons une autre politique, lucide, fondée sur la satisfaction des besoins de l’enfant et le respect de ses droits. Nous proposons à cette fin 19 mesures concrètes.

*Face à la maltraitance familiale il faut:

1) Mettre en place un guide national d’évaluation des dangers et y former tous les intervenants pour un diagnostic objectif et rapide.

2) Créer dans tous les départements des équipes spécialisées pour mener ces évaluations.

3) Diligenter des enquêtes internes en cas de drame alors que la famille était suivie.

*Face à la lourdeur et à la violence de la procédure pénale il faut:

4) Rendre obligatoire l’enregistrement vidéo de l’audition de l’enfant-victime et son visionnage lors de la procédure pénale, sous peine de nullité.

5) Créer dans chaque département des unités spécialisées pour recueillir la parole de l’enfant.

6) Nommer un avocat auprès de l’enfant pour toutes les procédures le concernant.

7) Mettre immédiatement à l’abri l’enfant lorsqu’une maltraitance est suspectée.

8) Réformer la définition du viol sur mineur dans la loi du 31 juillet 2018 pour un interdit plus systématique.

 *Face aux parcours chaotiques des enfants protégés, il faut:

9) Stabiliser leur statut juridique et les laisser vivre auprès des adultes bienveillants qui les élèvent.

10) Interdire tout changement de lieu d’accueil, sauf si les besoins fondamentaux de l’enfant ne sont pas satisfaits.

11) Développer l’accueil familial et favoriser les parcours scolaires des enfants placés.

12) Permettre le droit à une deuxième famille, en adaptant le statut juridique de l’enfant et en favorisant l’adoption simple.

 *Face à l’insuffisance du suivi sanitaire des enfants confiés à l’ASE, il faut:

13) Organiser dans chaque département un réseau de soins spécialisés, pris en charge par la Sécurité sociale.

14) Initier un programme de recherche en santé publique pour évaluer ces situations.

 *Face à l’indignité de l’accueil des mineurs non accompagnés, il faut:

15) Transférer à l’État l’évaluation de la minorité de ces jeunes avec une mise à l’abri immédiate.

16) Confier leur accueil aux départements, avec un accompagnement spécifique, seule garantie d’une intégration réussie.

 *Face à l’abandon des jeunes confiés, à leur majorité, il faut:

17) Rendre obligatoire la prise en charge des jeunes confiés à l’ASE jusqu’à 21 ans.

18) Assurer la poursuite d’études, l’accès à une formation professionnelle, l’accès à un logement.

19) Organiser et financer des réseaux de solidarité, notamment les réseaux des anciens enfants confiés.

 Nous vous demandons, Monsieur le Président, de mobiliser toutes les institutions de l’État, pour lutter contre la maltraitance des enfants. Il faut que leur protection soit une grande cause nationale. Nous demandons aux départements que la protection de l’enfance ne soit pas la variable d’ajustement de leurs difficultés budgétaires. Nous demandons à nos concitoyens de se manifester auprès de leurs élus pour que ces enfants en danger ne restent pas les oubliés de la République.

Michèle Créoff, vice-présidente du Conseil national de protection de l’enfance, Françoise Laborde, journaliste, auteures du Massacre des innocents (KDP Amazon)

 Premiers signataires 

Nagui (animateur-producteur)

Florence Foresti  (humoriste)

Elisabeth Badinter (philosophe)

Sylviane Agacinski (philosophe)

Melissa Theuriau  (productrice)

Anny Duperey (auteure, comédienne)

Adil Rami (champion du monde de football)

Bruno Solo (comédien)

Anne Claire Coudray  (journaliste)

Tina Kieffer (Toutes à l’école)

Flavie Flament (auteure)

Chantal Ladesou (comédienne)

Chantal Thomass (créatrice)

Bernard Lecoq (comédien) 

Tonie Marshall (réalisatrice)

Caroline Roux (journaliste)

Nathalie Garçon (créatrice)

Valerie Expert (journaliste)

Sarah Doraghi  (humoriste chroniqueuse )

 Lyes Louffok auteur (Dans l’enfer des foyer)

Celine Raphaël auteur (La démesure)

Elina Dumont, auteur (Longtemps, j'ai habité dehors)

Ghada Hatem  ( gynécologue – fondatrice Maison des Femmes )

Jean-Marie Muller (Fédération des associations d’anciens enfants placés et pupilles)

Marie-Pierre Colombel (Enfance et Partage)

Isabelle Aubry (Association internationale des victimes d’incestes)

Emmanuelle Piet (Collectif féministe contre le viol )

Gilles Lazimi  (médecin- Fondation pour l’Enfance)

Gerard Lopez (psychiatre - fondateur de de l’institut de victimologie)

Mercedes Erra (publicitaire)

Laurence Bachman (productrice)

Michel Cymes (médecin journaliste)

François Vacherat (Action Enfance)

Thomas Rohmer (OPEN - éducation numérique)

Laurence Rossignol (sénatrice, ancienne Ministre)

Iréneu Barreto (ancien juge Cour Européenne des Droits de l'Homme)

 

 

 



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