Pour un débat national sur le climat pendant le confinement !

Pour un débat national sur le climat pendant le confinement !

0 a signé. Prochain objectif : 2 500 !
Quand elle atteindra 2 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !

Atécopol, Ecopolien, Toulouse en Transition, Canéjan en transition a lancé cette pétition adressée à La Convention Citoyenne pour le Climat et à

Nous voulons débattre des réflexions de la Convention Citoyenne sur le Climat (CCC) !

Cette assemblée de 150 citoyens et citoyennes tirées au sort a pour mission d’imaginer comment lutter contre le dérèglement climatique dans un esprit de justice sociale.

Instaurée comme une réponse gouvernementale au soulèvement populaire des gilets jaunes, il s’agit d’une initiative gouvernementale largement insuffisante pour répondre aux sources multiples de cette colère, mais plutôt inspirée !

En dépit d'une origine très centralisée, cette Convention constitue un processus profondément démocratique (basé sur le tirage au sort et non pas sur une élection) issu d’un mouvement social de première importance. Cette Convention n'est donc destinée ni au seul gouvernement, ni aux seul.e.s député.e.s, ni aux seul.e.s journalistes. 

C’est pourquoi nous réclamons la diffusion intégrale et didactique des travaux en cours de la CCC. Ceux-ci étaient pratiquement achevés lorsqu'ils ont été interrompus par la crise sanitaire en cours. Nous demandons aux tiré.e.s au sort de faire preuve d’audace pour partager publiquement leurs réflexions avant la fin du confinement !

Le mandat de cette commission est, certes, uniquement climatique et social : « définir les mesures structurantes pour parvenir, dans un esprit de justice sociale, à réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % d'ici 2030 par rapport à 1990 » [1]. Il y a néanmoins fort à parier que les débats seront éclairants pour les défis à relever après la période troublée que nous traversons.

Car le Covid-19 n’est pas une crise sanitaire isolée. Il prend racine et s’inscrit dans une crise écologique globale, liée à l’empreinte environnementale de l’humanité devenue insoutenable. En ce moment même, la situation en Afrique de l’Est est jugée « extrêmement alarmante » du fait d’une seconde invasion dévastatrice de centaine de milliards de criquets qui ravagent les cultures. Et nous n'oublions pas que les 24 derniers mois ont été marqués par des événements climatiques extrêmes partout dans le monde, avec les méga-feux en Californie, Grèce, Sibérie, Amazonie, Australie ; les ouragans et typhons en Floride, à Hong-Kong, aux Philippines, au Japon, aux Bahamas, en Chine, au Bangladesh, au Mozambique, à Madagascar, au Malawi et au Zimbabwe ; les inondations massives au Japon, dans le Midwest des EUA, dans le Sud-Est de la Chine, en Inde, en Iran, etc. 

De manière générale, les atteintes à la biodiversité renforcent les risques d'émergence de maladies infectieuses. Comme le disent d’innombrables scientifiques : « tant que la biodiversité continuera de s’éteindre, ce genre d’épidémie se reproduira. Il faut se saisir de cette crise pour s’attaquer aux causes, et non pas traiter les conséquences » [2]. Le gouvernement s’occupe de ses conséquences ; nous revendiquons de réfléchir collectivement aux causes !

Ça tombe bien : la crise sanitaire que nous traversons est caractérisée par un ralentissement des activités économiques et industrielles globales. Plutôt que de subir cette situation, profitons du confinement pour prendre du recul par rapport à notre mode de fonctionnement depuis des décennies et décider de réorientations adaptées aux enjeux du XXIe siècle !

Nous ne sommes pas dupes : l’horizon proche qui nous attend est celui d’un effondrement partiel de l’économie dans le pays et ailleurs, de faillites en chaîne, de chômage et d’inégalités accrues. Les dirigeants s’emploient déjà à concevoir des "plans de relance" qui seront élaborés sans concertation démocratique et en privilégiant probablement les enjeux économico-industriels à tous les autres, au mépris des conséquences environnementales et sociales de long terme.

Débattre de ce qu’il serait nécessaire de mettre en œuvre pour nous adapter au nouveau régime climatique nous permettra d’envisager les chantiers d’avenir nécessaires. Les travaux de la CCC trouveront des terrains d'application immédiats et de grande ampleur pour engager, enfin, une transition écologique véritable ! 

Et, surtout, cela pourrait nous permettre de reprendre collectivement confiance en l’avenir !

Le gouvernement est entièrement mobilisé par l’urgence sanitaire en cours et c’est légitime. Puisqu’il a tardé à réagir, la priorité est bien – désormais – de débloquer dès que possible tous les moyens imaginables à destination du système sanitaire dans son ensemble, en vue de sauver des vies.

Nous, peuple confiné, décidons donc souverainement de reprendre la main sur ce processus démocratique ! Et demandons officiellement aux membres de la Convention Citoyenne sur le Climat ainsi qu’au personnel de Radio France d’organiser dès que possible la restitution publique de ces travaux à destination de tous et de toutes !

Consacrons au moins une semaine de débats aux 5 axes thématiques de la CCC ! A la radio, en intégralité, sur plusieurs jours, avec le minimum d’interférences et de manipulations, d’une façon suffisamment claire pour que tout ce que la France compte d'étudiantes et étudiants, de lycéens et lycéennes, en particulier, puissent suivre les débats ! Le fait que ces réflexions soient diffusées par la radio préservera l’anonymat des membres de la Convention et reposera nos yeux fatigués de fixer des écrans…

Transformons cette crise en un grand moment d’apprentissage collectif !

 

[1] https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/

[2] Morand (2016) La prochaine peste : Une histoire globale des maladies infectieuses

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