Mr. Biya, President of Cameroon, resign now!

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English Cameroon for a united Cameroon started this petition to President of the Republic of Cameroon

Mr. Biya, President of Cameroon, resign now.

[---la version francaise suit/ French version follows----]

Petition to Mr.  Paul Biya in relation to the civil war in NW and SW regions of Cameroon

Since November 2016, Cameroonians in the North West and South West region have been living in insecurity. This started as two union strikes with undercurrent separatist activism and, through the radicalizing methods of Mr. Biya’s government, transitioned into a popular separatist project. Initially this separatist struggle was largely peaceful and characterized by economically damaging ghost towns, but the situation degenerated into an armed conflict because of the disproportionate response of the government to unauthorized demonstrations on September 22nd, 2017 and October 1st 2017. Live bullets and torture were used to counter protestants.

Contrary to reasonable advice from many well-meaning people not to engage in a military solution, the government offered the separatists the war of independence that they longed for. The net result is that today, the two regions and nearby regions live in greater insecurity than at the time when the military action was initiated. The methods of the security forces are radicalizing, ranging from burning down of houses, through terrorizing civilians with random arrests and gunshots, to extra judicial killings of civilians and armed separatists, including those who have been captured.

Absent from the management of the crisis are political measures. Mr. Biya is accused, with sufficient reason, for having played a central role in the systematic marginalization of anglophones and assimilation attempts. His role in the exacerbation of latent separatist tendencies in the two regions are additional to his disastrous governance of the country since 1982, where the rule of law has been demolished and corruption made the currency of business. Further, his advanced age leaves him with very limited energy to attend to the complexity of the separatist project and the humanitarian crisis arising from the radicalizing response of the state, in addition to his neglected presidential duties. These inadequacies did not prevent the president from extending his stay in power through a fraudulent election. The radicalizing mechanisms and the lack of credible political solution make plausible the future creation of an Ambazonian Republic in the North West and South West regions. The path to this can be surmised to be a sufficiently high death toll in the two regions from the ill-advised radicalizing war. This may provoke the consciences of world powers to recommend a referendum on separation, outside the constitutional framework. We believe that were such a referendum held today, it would pass with a high majority, thanks to the disastrous handling of the uprising and the unattractiveness of the anarchic republican model presented by Mr. Biya.

 

In view of the

1.      extreme danger in which Mr. Biya’s disastrous governance has placed the Republic of Cameroon,

2.      lack of credible political measures apart from the military actions that are conducive to separation,

3.      very low participation of anglophones in the fraudulent election that re-elected Mr. Biya,

4.      shocking display of apathy by the president toward the citizens living in misery in these regions,

5.      lack of concern for companies that have been destroyed by the protracted war,

6.      continuous display of departure from the rule of law by Mr. Biya, thereby fueling skepticism among residents of North West and South West regions about the potential of improved unity,

7.      high degree of tolerance for corruption, especially that practiced by friends of Mr. Biya,

8.      high degree of tolerance for xenophobia in the media and from government officials,

these petitioners demand the immediate resignation of Mr. Paul Biya as president of the Republic. This should be followed by fresh presidential election in which he shall not be a candidate and during the conduct of which the constitutionally designated interim president shall temporarily occupy the presidency.

Although this petition is presented from the perspective of the two regions, solidarity is expressed with all Cameroonians who recognize the urgent need for Mr. Biya to leave, if our country is to be saved from implosion.

 

English Cameroon for a united Cameroon

February 3, 2019

 

[----version francaise-------]

 

Monsieur le Président, démissionnez maintenant.

Pétition à M. Paul Biya concernant la guerre civile dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun
 
Depuis novembre 2016, les Camerounais du Nord-Ouest et du Sud-Ouest vivent dans l'insécurité. Cela a débuté par deux grèves syndicales avec un activisme séparatiste sous-jacent et, grâce aux méthodes radicales du gouvernement de M. Biya, sont devenues un projet séparatiste populaire. Initialement, cette lutte séparatiste était essentiellement pacifique et caractérisée par des villes fantômes économiquement dommageables, mais la situation a dégénéré en conflit armé en raison de la réaction disproportionnée du gouvernement aux manifestations non autorisées des 22 septembre 2017 et 1er octobre 2017. Des balles réelles et des actes de torture ont été utilisés pour contrer les protestants.
 
Contrairement à l'avis raisonnable de nombreuses personnes bien intentionnées de ne pas s'engager dans une solution militaire, le gouvernement a proposé aux séparatistes la guerre d'indépendance à laquelle ils aspiraient depuis longtemps. Le résultat net est qu'aujourd'hui, les deux régions et les régions voisines vivent dans une plus grande insécurité qu'au moment où l'action militaire a été lancée. Les méthodes des forces de sécurité se radicalisent, allant de l’incendie de maisons à la terreur de civils par des arrestations aléatoires et des coups de feu, en passant par des assassinats extrajudiciaires de civils et de séparatistes armés, y compris ceux qui ont été capturés.
 
Les mesures politiques sont absentes de la gestion de la crise. M. Biya est accusé, à juste titre, d'avoir joué un rôle central dans la marginalisation systématique des anglophones et les tentatives d'assimilation. Son rôle dans l'exacerbation des tendances séparatistes latentes dans les deux régions s'ajoute à sa gouvernance désastreuse du pays depuis 1982, où l'état de droit a été démoli et la corruption devenue la devise des affaires. De plus, son âge avancé le laisse avec une énergie très limitée pour s’occuper de la complexité du projet séparatiste et de la crise humanitaire résultant de la réponse radicaliste de l’État, en plus de ses tâches présidentielles négligées. Ces insuffisances n’ont pas empêché le président de prolonger son mandat au moyen d’élections frauduleuses. Les mécanismes de radicalisation et l’absence de solution politique crédible rendent plausible la création future d’une République ambazonienne dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. On peut supposer que le chemin qui mène à cette situation est un nombre de morts suffisamment élevé dans les deux régions à cause de la guerre de radicalisation peu judicieuse. Cela pourrait inciter les consciences mondiales à recommander un référendum sur la séparation, en dehors du cadre constitutionnel. Nous pensons que si un tel référendum était organisé aujourd'hui, il aurait été adopté à une forte majorité, grâce au traitement désastreux du soulèvement et au manque d'attrait du modèle républicain anarchique présenté par M. Biya.
 

En vue
1. du danger extrême dans lequel la gouvernance désastreuse de M. Biya a placé la République du Cameroun,
 
2. de l’absence de mesures politiques crédibles en dehors des actions militaires conduisant à la séparation,
 
3. de la très faible participation des anglophones aux élections frauduleuses qui ont réélu M. Biya,
 
4. de l’affichage choquant de l'apathie du président envers les citoyens vivant dans la misère dans ces régions,
 
5. du manque d'intérêt pour les entreprises détruites par la guerre prolongée,
 
6. du fait que M. Biya n'a cessé de déroger à l'état de droit, alimentant ainsi le scepticisme des habitants des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest quant au potentiel d'une unité améliorée,
 
7. du degré élevé de tolérance à l'égard de la corruption, en particulier de la part des amis de M. Biya,
 
8. du degré élevé de tolérance à l'égard de la xénophobie dans les médias et les représentants du gouvernement,
 
ces pétitionnaires demandent la démission immédiate de M. Paul Biya en tant que président de la République. Cela devrait être suivi d'une nouvelle élection présidentielle au cours de laquelle il ne sera pas candidat et au cours de laquelle le président par intérim constitutionnellement désigné occupera temporairement la présidence.
 
Bien que cette pétition soit présentée du point de vue des deux régions, nous exprimons notre solidarité à tous les Camerounais qui reconnaissent le besoin urgent pour M. Biya de partir, si nous voulons que notre pays soit sauvé de l'implosion.
 
Cameroun Anglophone pour un Cameroun uni
3 février 2019

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