SNCF, la colère gronde...

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Cheminots(es), Clients(es) et tous les désœuvrés du service public...

En 2002, c'est avec fierté que j'intègre la grande famille SNCF.
18 ans plus tard, je suis bien forcée de constater le déclin de notre service public, au profit de la rentabilité et au détriment de l'humain.
Mais je refuse à m'y résoudre.

Une nouvelle page de notre histoire est en train de s'ouvrir, cette mobilisation exceptionnelle tout métier confondu en est la preuve. 

Nos conditions de vie professionnelle se dégradent dans l'indifférence de ce qui en alimente sa perte.

Inéluctablement notre mal-être professionnel impacte notre vie privée et sociale.

La colère qui nous anime est légitime, il est temps de mettre un terme à la politique du chiffre, à nos conditions de travail déplorables, aux matériels vieillissants, et à l'arrivée des nouvelles rames dans l'unique but de nous évincer et de supprimer nos missions de sécurité.

De vivre avec la peur et l'incertitude sur notre avenir, aux restructurations qui nous ont été imposé sans même nous consulter, à l'arrivée de la concurrence, à la privatisation, aux arrêts-maladies  et aux accidents de travail qui ne cessent d'augmenter, aux dépressions et aux suicides de nos collègues qui représentent entre 50 à 60 décès par an.

Combien encore allons-nous en perdre avant que cette pression managériale ne cesse ? 

Depuis des années, nous assistons à la destruction de notre service public qui malheureusement pour nous, n'a pas vocation à générer de bénéfice.

Notre envie de reconstruire, d'avancer ensemble n'a jamais été aussi forte, de reprendre le contrôle de notre entreprise, de mettre un terme à des années de souffrance, de manque de considération de la part de nos dirigeants et de redonner confiance à nos usagers qui subissent tous les dommages collatéraux.

Cette mobilisation impressionnante en témoigne. 

Le but de cette pétition est d'exprimer, au mieux notre ressenti de manière claire, synthétique, qu'elle puisse être approuvée par le plus grand nombre de cheminots et qu'elle puisse être comprise par les personnes qui nous font vivre.

Qu'elle puisse également argumenter concrètement notre mécontentement auprès nos dirigeants, de mettre en lumière les situations conflictuelles et les difficultés que nous rencontrons au quotidien. 

À la création de la SNCF, nous étions 515 000 agents, en 2019 nous sommes plus que 131 000 embauchés au statut. Combien serons-nous demain en France pour transporter de plus en plus de gens et faire circuler de plus en plus de trains ?

La suppression de nombreux  postes, la fermeture des guichets, l'arrivée du matériel EAS, les avaries de matériel qui engendrent des retards à répétition, des tarifs prohibitifs pour un service déshumanisé, l'absence d'agent à bord des trains, les actes de violence que subissent les collègues en exerçant leurs fonctions, les demandes d'intervention des forces de l'ordre qui n'aboutissent jamais, l'utilisation des agents à la polyvalence à outrance au détriment de notre sécurité et de notre santé...


La séparation des activités n'a jamais été un moyen de réunification comme vous avez voulu nous le faire croire Mr le Président.

La division des services à générer à tort un sentiment d'impuissance.


Mais nous sommes toujours là...

Nous sommes la SNCF, un groupe d'hommes et de femmes qui malgré les intempéries restons uni.

Et nous avons jamais été aussi prêts à lutter ensemble.