DÉBAPTISONS LE CENTRE BROCA, LA RUE ET L’AMPHI DE L’UNIVERSITÉ DE BORDEAUX

DÉBAPTISONS LE CENTRE BROCA, LA RUE ET L’AMPHI DE L’UNIVERSITÉ DE BORDEAUX

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Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !

Mémoires et Partages a lancé cette pétition adressée à Président Université Bordeaux et à

Pour quelles raisons refuse-t-on encore aux citoyens en 2020 de pouvoir accéder aux deux faces de la biographie de Paul Broca ?

Paul BROCA  Bordelais, né à Sainte-Foy-la-Grande en 1824 et mort en 1880, est un neuroscientifique mondialement reconnu.

A Bordeaux, une rue (près de la place de la victoire) ainsi qu'un amphithéâtre à Bordeaux 2 portent son nom. Plus récemment, en septembre 2017, fut inauguré le centre Broca Nouvelle Aquitaine institut de neurobiologie, pôle international de recherches en neurosciences.  Côté pile du personnage.

Cependant le côté face lui reste ostensiblement « tabou », ignoré, inconnu de nos concitoyens, ne devant pas faire partie de l'éducation populaire.

En effet, Broca a défendu et justifié scientifiquement les thèses justifiant la domination raciale, coloniale et sexiste en annonçant que la craniologie est en mesure de fournir des données précieuses sur la valeur intellectuelle des races humaines.

Paul BROCA est l’emblème de la raciologie républicaine des débuts de la Troisième République. Un extrait de l'histoire des travaux d'anthropologie : « En moyenne, la masse de l’encéphale est plus considérable chez les races supérieures que chez les races inférieures. Toutes choses égales d’ailleurs, il y a un rapport remarquable entre le développement de l’intelligence et le volume du cerveau. Ainsi, l’obliquité et la saillie de la face, la couleur plus ou moins noire de la peau, l’état laineux de la chevelure et l’infériorité intellectuelle et sociale sont fréquemment associés, tandis qu’une peau plus ou moins blanche, une chevelure lisse, un visage orthognathe [droit] sont l’apanage le plus ordinaire des peuples les plus élevés dans la série humaine. Jamais un peuple à la peau noire, aux cheveux laineux et au visage prognathe, n’a pu s’élever spontanément jusqu’à la civilisation. »

Pour être plus exhaustif : « En moyenne, la masse de l’encéphale est plus considérable chez l’adulte que chez le vieillard, chez l’homme que chez la femme, chez les hommes éminents que chez les hommes médiocres, et chez les races supérieures que chez les races inférieures. (…) la petitesse relative du cerveau de la femme [dépendait] à la fois de son infériorité physique et de son infériorité intellectuelle (…) On s’est demandé si la petitesse du cerveau de la femme ne dépendait pas exclusivement de la petitesse du corps. Pourtant, il ne faut pas perdre de vue que la femme est en moyenne un peu moins intelligente que l’homme. Il est donc permis de supposer que la petitesse relative du cerveau de la femme dépend à la fois de son infériorité physique et de son infériorité intellectuelle. »

Les honneurs rendus auparavant l’ont été à une période d’ignorance et de mépris des questions sociales liées au racisme. Mais les plus récents, notamment l’inauguration en 2017 de l’institut Broca, sont ressentis comme une provocation et une offense aux valeurs les plus fondamentales d'une société moderne où les questions de racisme et de sexisme constituent aujourd'hui des pierres d'achoppement angulaires de nos réflexions humanistes.

La France serait-elle à ce point dépourvue de scientifiques n’ayant pas trempé dans l’immonde pensée raciste et sexiste entre le 18e et le 19e siècle pour qu’on soit obligé d’honorer Paul Broca au 21 siècle ?

Comment une ville comme Bordeaux, largement déficitaire dans son investissement mémoriel pour une juste mémoire de l’esclavage et du racisme, peut-elle rester indifférente à un tel affichage qui pourrait venir nourrir le révisionnisme ambiant ?

La société civile, en particulier les plus jeunes, refuse d'accepter l'inertie de nos dirigeants sur ces sujets de racisme et de sexisme liés à l'histoire et à ses conséquences contemporaines. Moins patients que les activistes plus âgés, ils déboulonnent les statues, enlèvent les symboles de ce passé honteux portés simplement par leur exaspération légitime.

Paul BROCA ne peut plus être honoré de la sorte aux murs de notre ville et sur ses bâtiments, nous appelons toutes celles et ceux qui souhaitent voir cette situation évoluer positivement à participer au

RASSEMBLEMENT – SITING – MERCREDI 30 SEPTEMBRE

11H devant le Centre  BROCA, 146 rue Léo-Saignat, (Bordeaux, Tram A arrêt St Augustin, Bus 11, 24)

ORGANISATIONS SIGNATAIRES DE L’APPEL :  Mémoires & Partages, Bordeaux en Luttes….

L'ensemble des organisations signataires de cet appel vous invitent à signer la pétition.

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