Abandonnez la retraite à points - Pétition des Fourmis Travailleuses

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Le mouvement "Les Fourmis Travailleuses" est une mobilisation citoyenne éphémère destinée à demander le retrait, pur et simple, de la réforme de la retraite à points.

Il n'y a aucun syndicat, aucun parti politique derrière cette initiative dont le seul objectif est de donner la parole à la partie immergée de la mobilisation : celles et ceux qui ne PEUVENT pas se mettre en grève (perte de salaire impossible, peur du licenciement, obligation d'assurer un service, des prestations, des rendez-vous, ...).

Ainsi, si vous partagez le constat suivant :

(1) RETRAITE A POINTS = BAISSE DE REVENUS POUR TOUS
La retraite à points calculée sur toute une carrière va baisser fortement le revenu des retraités par rapport à une retraite en trimestres calculée sur les 25 meilleures années pour le privé et les 6 derniers mois pour le public (en Suède, retraite à points = 14 % de retraités en dessous du seuil de pauvreté ; en France, retraite en trimestres = 7,5 % de retraités en dessous du seuil de pauvreté et c'est tout de même trop !). Pour limiter cette réduction, le gouvernement fait des promesses mirifiques aux plus impactés et, en même temps, prévoit de plafonner les dépenses de retraites à 14 % du PIB.

"Les Fourmis Travailleuses" n'ont pas fait l'ENA, mais … elles peuvent affirmer avec certitude qu’il est plus facile de plafonner les dépenses de retraite (surtout avec un système à points) que d’honorer les promesses d’augmentation forte des salaire pour les enseignants !

(2) STOP A L’ASSECHEMENT PLANIFIE DES CAISSES DE SOLIDARITE
La limitation de l'assiette de calcul des cotisations mensuelles des hauts salaires à 3 fois le plafond de la sécurité sociale (3400 euros x 3 = 10 200 euros) au lieu de 7 fois dans le système actuel (3400 euros x 7 = 23 800 euros ; l'assiette de calcul a diminué de 13 600 euros) a deux effets désastreux : ce déficit de cotisations va contribuer à "assécher" les caisses (plus de principe de solidarité hauts salaires/bas salaires) et, pire encore, les hauts salaires se tourneront davantage vers les assureurs/banquiers/fonds de pension pour se bâtir une retraite par capitalisation. D'ailleurs, BlackRock (énorme fonds de pension américain qui s'est rendu à l'Elysée pour rencontrer le Président Macron) "se réjouit de la possibilité de mettre en oeuvre un système de capitalisation en France" et de mettre la main sur une épargne "parmi les plus élevées d'Europe".

"Les Fourmis Travailleuses" n'ont pas fait l'ENA, mais … remarquent que les Américains n’hésitent jamais à afficher clairement leurs intentions !

(3) STOP AUX ARGUMENTS TROMPEURS
Les arguments distillés par l’équipe gouvernementale pour justifier la retraite à points décrédibilisent la parole publique et enfument le citoyen :
(3.a) La retraite à points est universelle parce qu’elle va supprimer les 42 régimes de retraite ? [Universel = qui s’étend, s’applique à la totalité des objets (personnes ou choses) que l’on considère]. L’accès à la retraite, qu’elle soit par points ou en trimestres est donc universel.
Les 42 régimes de retraite ? La vérité est que la grande majorité des cotisants relèvent de deux caisses : le régime général et la caisse complémentaire AGIRC-ARRCO.
Alors le chiffon rouge des Régimes Spéciaux ? Ce sont 10 régimes définis par le décret 2014-1617 qui comptabilisent au total 1,4 % de la population active (un peu moins de 500 000 cotisants).
Les Régimes des Caisses Autonomes (notaires, avocats, professions libérales, …) ? A moins de se transformer en Etat-voyou prêt à siphonner leurs réserves, pourquoi ne pas les laisser continuer à gérer leurs caisses qui non seulement ne coûtent rien à l’Etat, mais en plus reversent quelques dizaines de millions au titre de la solidarité entre branches professionnelles.

(3.b) La retraite à points est « moderne » car chaque euro cotisé donne lieu à des points, ce qui prend en compte les nouveaux modes de travail et le temps partiel des femmes ?
Actuellement, pour valider un trimestre, il faut avoir travaillé 150 heures dans un trimestre.
=> Améliorons le système actuel : Pourquoi ne pas assouplir la règle de validation du trimestre pour tenir compte de ces « jobs » précaires, sans pour autant les légitimer.

(3.c) La retraite à points est plus juste pour les femmes ?
- Réversion de la retraite du conjoint retraité décédé pour les femmes âgées d’au moins 62 ans. Dans le système actuel, la réversion peut se faire pour les veuves âgées de 60 ans, voire moins pour certaines branches.
- 5 % pour chaque enfant, ce qui est deux fois moins que dans le système en trimestres. Dans le système actuel, ce sont 8 trimestres par enfant pour une femme travaillant dans le privé, 4 trimestres (voire 2 trimestres) pour une femme fonctionnaire. Au moment de la retraite, un trimestre manquant = décote de 1,25 % ; la prise en compte d’un enfant (8 trimestres pour le privé) empêche une décote de 10 % de la retraite.
=> Améliorons le système actuel : demandons à ce que chaque femme, qu’elle travaille dans le privé ou le public, bénéficie de 8 trimestres par enfant.

(3.d) La retraite à points est juste pour les plus modestes car elle va garantir une retraite minimale de 85 % du smic ? Condition obligatoire, mais rarement énoncée : il faut que le futur retraité bénéficie d’une retraite à taux plein (tous les trimestres pour les personnes nées avant 1975 ; avoir 65 ans, peut-être plus dans quelques années, pour les personnes nées après 1975).
=> Améliorons le système actuel : demandons à ce que le minimum contributif, alloué aux personnes ayant cotisé pendant moins de 120 trimestres, devienne un minimum garanti à 85 % du SMIC.

En conclusion : Retraite à points = Toutes et tous perdants, sauf le secteur de la retraite par capitalisation.

 

Alors SIGNEZ la pétition des "Fourmis Travailleuses" et faites-la connaître autour de vous.

La mobilisation de chacune et chacun d'entre nous sur les réseaux sociaux est essentielle pour obtenir le retrait de cette réforme qui n'a rien de juste et d'équitable ni pour les femmes, ni pour les générations d’après 1975 (hommes & femmes), ni pour les seniors (seuls 20 % de la tranche d’âge 60 ans et plus est aujourd’hui au travail).

Nous n'avons pas fait l'ENA ... mais nous comptons sur vous pour créer un front du refus robuste et non violent.

Les Fourmis Travailleuses 78 – lesfourmistravailleuses@gmail.com