Instruction En Famille mise au point concernant les conclusions de la mission flash

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Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre de l’éducation Nationale,

Mesdames, messieurs les député-e-s

Mesdames les sénatrices, Messieurs les sénateurs,

Le Collectif Lumière sur l’IEF souhaite interpeller le gouvernement concernant les amalgames, le manque d’informations sérieuses et véritables concernant la mission flash sur la déscolarisation.

Nous avons eu droit à l’exposé de préjugés, de peurs face à l’Instruction En Famille qui pour bon nombre de député-e-s n’est le recours que de parents incompétents et radicalistes.

Il est tout à fait évident que ces échanges ne reflètent en rien les réalités de l’Instruction En Famille et ne reposent sur aucune étude sérieuse que cela soit scientifique, sociologique, psychologique (voir dossier synthèse que nous vous avons fourni et que nous mettons à nouveau en annexe).

Nous ne comprenons pas pourquoi certaines associations ou collectif ont été entendues et que certains ont été mis de côté. Quels sont les critères d'audition ?

C’est pourquoi, nous demandons une véritable étude approfondie à partir de travaux de renommée mondiale comme ceux de John Holt, de Janusz Korczak, Montessori, Steiner, Charlotte Manson, Freinet,... et bien d'autres.

Il est essentiel de réunir tous les acteurs du monde de l’instruction avec l’écoute de scientifiques et spécialistes comme Monsieur André Stern, Madame Bernadette Nozarian, Monsieur Idriss Aberkane, et du milieu associatif comme notre Collectif, ou Monsieur LEPRI ancien inspecteur de l'éducation nationale ayant créé l’association « Education Authentique », l’association « SEVE » ou « OVEO » qui promeuvent la bienveillance dans l’intérêt supérieur des enfants.

Les noms ne manquent pas de personnes qui ont dédié leurs vies à l’instruction, car il faut bien le dire : la seule obligation légale pour chaque parent est de donner une instruction et non une scolarisation.

De plus, cette mission ne devait donc pas statuer sur l’Instruction En Famille mais bien sur les dérives des défauts d’instruction ce qui est totalement différent.

L’instruction est une obligation, la scolarisation une possibilité. Apprendre revêt différentes formes qui ne sont pas toutes académiques et ne suivent pas forcément un programme. Il n’est pas nécessaire d’appartenir à un établissement ou d’être enfermé dans une classe pour acquérir des compétences.

Le défi de demain est de reconnaître et d’informer sur les modes d’instruction pour que chaque famille choisisse ce qui convient à son enfant selon ses rythmes et besoins. Rappelons tout de même que, selon la constitution, ce sont les parents les garants de l’intérêt supérieur de l’enfant. Notre Etat, démocratique, ne devrait-il pas, pour rester en accord avec les textes fondamentaux, les aider dans cet exercice et non s'y substituer ? 

Nous rappelons également que l’enseignement est une liberté qui préserve les choix philosophiques et religieux qui sont les fondements des droits de l’homme garantissant la liberté de pensée et de choix dans les pays démocratiques.

Il est temps d’arrêter l’ingérence et de rendre responsable chaque parent dans ses choix éducatifs qui sont innombrables. C’est pourquoi, il est anti constitutionnel d’imposer une obligation d’instruction ; c’est un devoir, et non une obligation, qui doit être accompagné et non limité selon les seules valeurs de l'école qui sont loin de faire leurs preuves, que ce soit au niveau de l'acquisition des compétences scolaires elles-mêmes, ou à celui de l’épanouissement de la personne. Ainsi, il est plus facile de faire l’étalage des dérives de l’Instruction En Famille, qui ne représente que 0,3% de la population scolarisée, alors que celles de l’école sont passées sous silence bien qu’elles représentent un plus grand danger pour notre société.

Propos de Jean Pierre Lepri, ancien inspecteur de l’éducation national et fondateur de l’association éducation authentique, lors de la projection du film être et devenir

https://www.facebook.com/BeingandBecomingFilm/videos/833311890136239/

“Mais si le texte est en contradiction avec le texte qui lui est supérieur… en matière juridique, on a des textes qui sont hiérarchisés. Il y a des textes généraux qui s’imposent à tout, et ensuite les textes doivent être conformes à ce texte au dessus. S’il y a un texte qui n’est pas conforme au texte au dessus, il faut juste, simplement, le faire enlever. Il y a un tribunal administratif pour ça. 

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, l’article 26.3 dit :

“Les parents ont le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leur enfant.”

C’est un texte qui s’impose à tout. Quel que soit le texte qui va maintenant aller à l’encontre de ça, c’est un texte qui n’est pas constitutionnel, qui n’est pas légal. Bien sûr qu’ils les signent - tant qu’il n’y a personne qui dit que ce n’est pas légal, on va continuer de s’agiter.

Il y a un autre texte, la Convention Européenne, Charte des Droits Fondamentaux, Article 14.3 : “Le droit des parents d’assurer l’éducation et l’enseignement de leurs enfants, conformément à leurs convictions religieuses, philosophiques et pédagogiques.”

La France a ratifié ces textes. Donc ils s’imposent.

Et dernière remarque: Du Conseil Constitutionnel Français, la Décision 77.87.DC en 1977, dans son article premier, elle confirme la liberté d’enseignement, et donc tout texte qui contreviendrait à une de ces caractéristiques, tout simplement, n’existe pas, n’a pas à exister. »

Il est également temps de s’interroger sur la légalité de ces textes imposant une vision de partis politiques ne reposant ni sur les droits supérieurs ratifiés par la France ni sur une réalité scientifique et de terrain.

C’est pourquoi, cette pétition sera portée à la connaissance du conseil constitutionnel français et des instances supérieures européennes défendant la charte des droits fondamentaux.

Pour en revenir aux sujets du radicalisme, à notre connaissance aucun terroriste n’était issu de l’instruction en famille. La radicalisation est bien le résultat de l’exclusion du système. L’instruction en Famille n’est pas le rejet du fonctionnement républicain mais bien le résultat d’une démarche citoyenne responsable.

Il est temps d'ouvrir les yeux sur la vérité : certains parents choisissent l'IEF pour protéger leurs enfants des violences éducatives ordinaires de l’école elle-même ou de son manque d'adaptabilité face aux besoins cognitifs de l’enfant. Il est évident que l’Instruction En Famille est dans certains cas imposée du fait de l’incapacité de l’école à prendre en charge TOUS les enfants.

Donc l’Instruction En Famille vient non seulement répondre à un besoin réel dans le système éducatif français mais apporte aussi une grande richesse à notre société car l’épanouissement est la meilleure arme contre le terrorisme.

« […] Quelqu’un d’épanoui n’est jamais un fardeau pour la société ; donc si jamais on se pose la question d’utilité sociale, on se pose la question du bien commun, de la richesse commune ; quelqu’un d’épanoui est toujours un stabilisateur social, est toujours un trésor pour l’humanité. » Interview d’Idriss Aberkane tiré de Liberté, Egalité, Fraternité, le Film

Aujourd'hui, l'Etat est interpelé de toutes parts dans sa mission d'Education (Programme international pour le suivi des acquis des élèves PISA, avancées des sciences cognitives, avancée dans le domaine des troubles dys), et veut imposer une école pour tous à travers l'injonction d’une procédure unique pour tous, avec les valeurs scolaires. Il serait plus simple d’offrir à chacun les moyens de réalisation qui lui conviennent. Là est la clé de l’inclusion véritable.

En conclusion, OUI à une reconnaissance de l’Instruction En Famille pour accompagner parents et enfants dans l’exercice de leurs droits fondamentaux. NON à la réglementation basée sur la répression, la suspicion.

Soyez assurés de notre engagement à faire reconnaître notre démarche d’instruction dans l’intérêt supérieur de nos enfants.

Avec toute la déférence due à vos fonctions, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre de l’éducation Nationale, Mesdames, Messieurs les député-e-s, Mesdames les sénatrices, Messieurs les sénateurs,

Mesdames PRATS, WALTER ET LAPALU Membres fondateurs

Collectif Lumière Sur l'IEF

Association OCIEL



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